FRANCE > TRAVAIL

Qui produit les richesses ?

Sur 67 millions de français, on peut considérer que la création de richesse repose sur 13 millions de salariés soit 20% de la population. 

38,2 millions de personnes ne font pas partie de la population active (enfants, jeunes, retraités)

2,0 millions de personnes sont inscrites au chômage

5,4 millions de fonctionnaires (fonction publique d'état, territoriale et hospitalière dits FPE, FPT et FPH soient respectivement 2,3, 1,9 et 1,2 millions ) très utiles mais payés par de l'argent provenant de la collecte (TVA, Impôt sur le revenu etc). On peut rappeler que "techniquement" les fonctionnaires paient de l'impôt sur l'ensemble de leurs revenus. Sur leur revenus du travail c'est donc une redistribution à l'Etat.

Pour le reste de la population, considérons que la fragilité de la plupart des agriculteurs, artisans / commerçants, et ouvriers ne les rendent pas contributeurs.Il reste alors 13 millions de salariés dont a priori 3 millions travaillent pour des grands groupes (top  250). 

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MACRO > CHOMAGE FRANCE

L'image ci-dessus vaut des pages d'explications sur la lourdeur du code travail : de la perte de temps pour les employeurs  et au final un taux de chômage élevé.

En Suisse, le Code du travail tient dans un livre de quelques pages. Les suisses ne sont pas un peuple plus malheureux que les autres. Le taux de chômage de la Suisse est faible (proche de 4% depuis plus d'une décade).

Les seuls arguments que peuvent avancer les opposants à une réforme majeure du code du travail : les chiffres sont faux ou alors il y a des contreparties (les salaires sont plus élevés dans les pays où le code du travail est très simplifié par rapport au notre).

Rapport de la Fondation Jean Jaurès

MACRO > CHOMAGE FRANCE









Les chiffres ci-dessus proviennent d'Eurostat et montrent  le décrochage de la France depuis plus de 10 ans. Pendant la même période, d'autres pays parviennent à maintenir des taux  inférieurs à 8% dans la même conjoncture internationale que la notre.

Il n' y a pas de fatalité à ce que le taux de chômage reste si élevé en France. Les politiques Keynesiennes mises en place ne portent pas leurs fruits. Les emplois aidés stigmatisent les futurs chercheurs d'emplois plutôt que les tirer vers le haut.

Taux de chômage en France (en% de la population active)

Le taux de chômage n'est pas calculé d'une manière simple car sa définition et son mode de détermination requièrent quelques subtilités : qu'est ce qu'un chômeur, etc (cf Définitions ci-dessous).

En France, le chômage augmentait à partir de la crise des années 92/93 pour ne redescendre que grâce à la bulle Internet des années 98/01 jusqu'en 2002. La baisse des années 2005/2008 est artificielle et due à des changements de mode de calcul

Les ménages devraient être durement frappés par le chômage qui logiquement devrait dépasser les niveaux atteints en 1997, la situation 

La manière de l'Insee comme celle de Pôle emploi de mesurer le chômage sous-estiment sa réalité et celle du sous-emploi.

Deux chiffres sont utilisés pour mesurer le chômage en France : le taux de chômage donné par l'Insee chaque trimestre et le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi, publié chaque mois.

L'Insee mesure le chômage selon la définition donnée par le Bureau international du travail (BIT) : sont considérées comme chômeurs les personnes qui recherchent activement un emploi, qui ne travaillent pas du tout et qui sont disponibles pour le faire. Selon cette définition, la France métropolitaine comptait 3 millions de chômeurs au deuxième trimestre 2013, soit 10,5 % de la population active.

La deuxième mesure du chômage repose sur les chiffres de Pôle emploi publiés, eux, par la Dares, le service statistique du ministère du Travail [2]. En septembre 2013, 4,84 millions de personnes étaient inscrites à Pôle emploi en catégories A, B ou C, les trois catégories de chômeurs tenus de rechercher activement un emploi. Si l'on ajoute les catégories D et E (les personnes malades, en formation ou en contrat aidé), on arrive à 5,4 millions de personnes.

Sous-évaluation
Les médias et les pouvoirs publics ont cependant tendance à ne communiquer que sur la catégorie A de chômeurs, soit les demandeurs d'emploi qui n'ont pas travaillé une seule heure dans le mois précédent. C'est d'ailleurs la catégorie qui se rapproche le plus de la définition de l'Insee. En septembre 2013, 3,29 millions de personnes étaient concernées.

Dans les deux cas, ces chiffres sous-évaluent la réalité du chômage et du sous-emploi en France, ce que l'on appelle le "halo du chômage" . Pour mieux le prendre en compte, le BIT a défini une catégorie "emploi inadéquat", qui n'est pas mesuré officiellement en France. Cette catégorie - très large - inclut les emplois à bas salaires, les contrats précaires (CDD, intérim, stages et contrats aidés), le sous-emploi (personnes déclarant vouloir travailler davantage et celles en situation de déclassement) et le travail dangereux pour la santé.

Le collectif "Autres chiffres du chômage" , qui milite pour une définition plus large du chômage et du sous-emploi que celle donnée par l'Insee, a calculé qu'en 2010, cette situation d'emploi inadéquat concernait 10 millions de personnes en France, soit 35,5 % de la population active. En les additionnant aux chômeurs, on arrivait à 12,7 millions de personnes au chômage ou en situation d'emploi inadéquat en 2010, soit 45 % de la population active !

Il n'y a pas un indicateur qui a plus raison qu'un autre. Ils apportent chacun un éclairage différent au débat. Celui de l'Insee permet de faire des comparaisons internationales, celui de Pôle emploi donne le pouls du fonctionnement du service public de l'emploi, et le dernier témoigne de la dégradation de la qualité de l'emploi. Le tout est de savoir précisément à quoi ils correspondent, pour les utiliser à bon escient.
 

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