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La santé, les besoins physiologiques font partie du bas de pyramide de Maslow (simple schéma à la forme d'une pyramide qui dresse la liste des besoins humains par ordre d'importance). Ils sont donc essentiels avant tout les autres besoins : se chauffer, se transporter, se loger etc.
Bonne nouvelle, la durée de vie moyenne a plus que triplé en France en deux siècles et demi, passant de 25 ans en 1740 à plus de 80 ans aujourd’hui. Pendant le 19ème siècle, la durée de vie moyenne tournait autour des 40 ans. C'est seulement depuis le début du 20ème siècle qu'elle augmente régulièrement sans interruption sauf lors des guerres mondiales.

Evidemment les progrès de la médecine et l'alimentation expliquent cette amélioration. Mais si les hommes et les femmes vivent plus longtemps, ils ne vivent pas toujours en bonne santé en raison justement d'une mauvaise alimentation (trop riche) ce qui pose des problèmes d'obésité. Le système capitaliste allié à la démocratie ne parviennent à faire en sorte que les humains s'autolimite dans la consommation de ce qu'ils peuvent ingérer. 

En dehors des soins, les grands enjeux de santé sont l'accompagnement du vieillissement et les épidémies dangereuses en raison de virus, ainsi que la résistance des bactéries aux antibiotiques.
Le revers de la médaille au bon développement de la démographie étant de pouvoir nourrir tout le mode dans de bonnes conditions écologiques. Le sort de l'humanité, comme toujours, va dépendre des possibilités offertes par la [science].

Les enjeux de la santé

En l’an 2000, 193 états membres de l’Organisation des Nations Unies et 23 organisations internationales se sont fixé huit objectifs : atteindre, d’ici à 2015, des « niveaux de progrès minimum » en matière de réduction de la pauvreté, de la faim, des inégalités, ainsi qu’en matière d’amélioration de l’accès à la santé, à l’eau potable et à l’éducation.

2015, nous y sommes presque. C’est donc l’heure du bilan. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu tous les journaux du matin ou du soir pour savoir que tous les objectifs n’ont pas été atteints, notamment dans le domaine de la santé, et notamment en Afrique de l’Ouest où le virus Ebola déploie ses ravages. Est-ce que ces retards ne sont dus qu’à l’insuffisance des financements ? Ou bien y a-t-il d’autres facteurs, moins faciles à identifier, qui auraient également joué un rôle, qui auraient fait entrave, par exemple des tensions entre les contraintes de la médecine, les intérêts marchands et les pouvoirs politiques ? On se doute bien que oui.

De plus, les inégalités en matière de santé s’inscrivant presque toujours dans le sillage des inégalités économiques et sociales, les problèmes ne peuvent pas être traités de façon séparée, ce qui rend plus complexe la question de savoir comment être efficace. Comment faire pour agir à bon escient ? Ne s’agit-il que d’une affaire d’économie ou de volonté politique ? Ou bien est-ce aussi une affaire de sciences, de connaissances, de rationalité ? Pour le dire de façon lapidaire, les savoirs peuvent-ils servir à lutter contre la pauvreté ? Si oui, lesquels ?

Les Lobbies dans l'industrie de la santé et de l'alimentation

G. Akerlof et R. Schiller, deux prix Nobel américains, conseillent arguments à l'appui des contre-pouvoirs informés, décidés et puissants face à un marché tenté par le "mensonge et la manipulation" dans l'alimentation, le médicament, le tabac et les drogues. Une collaboration entre les Anglo-Saxons, en avance sur le méthodologie, et les Européens continentaux sera la bienvenue. [....]

Notre prix Nobel Jean Tirole offre aussi un cadre de réflexion sur l'asymétrie, la responsabilisation des entreprises et les régulations. L'Europe de la santé pourrait s'en inspirer !

Les dépenses de santé et de retraites représentent entre 16% et 22% du PIB en Europe. En 2050, ce niveau pourrait atteindre les 30 %. Pour financer un tel niveau, il faudrait un taux de croissance annuel de l'ordre de 5% ce qui n'existe plus depuis les Trente Glorieuses.

Quelques idées & chiffres :

Dans les pays très pauvre, l'espérance de vie restant basse, investir dans l'éducation semble peu rentable. Il faut atteindre un minimum d'espérance de vie pour amorcer un processus de développement. 

La branche santé, médico-social emploie 2,2 millions de personnes en France, soit 8% de la population employée.

Trois lois fondamentales pour un système de santé : 

1. ses moyens financiers dépendront de la croissance économique

2. les dépenses seront partagées entre prix et volume des soins consommés par la population, et de ce partage dépendront à leur tout les revenus des travailleurs du secteur de la santé

3. le progrès technique réduit le coût des soins au niveau microéconomique mais l'augmente au niveau macroéconomique. D'où des conflits d'intérêts appelant un arbitrage politique.

Trois scénarios se dégagent :

1. Conflit de génération entre les jeunes et/ou actifs et les vieux et/ou malades. Cf La Chasse aux vieux

2. Conflit philosophique et refus d'Europe

3. Nouveau consumérisme

4. En France, le temps de la réforme

Béatrice Majnoni d'Intignano (extrait du Que Sais-Je? 2001-2016).

Le Codex Alimentarius

Le Codex Alimentarius, ou code alimentaire, est devenu la référence mondiale pour les consommateurs, les producteurs et les transformateurs de denrées alimentaires, les organismes nationaux de contrôle des aliments et le commerce international des produits alimentaires. Son impact sur tous ceux qui interviennent dans la production et la transformation des aliments, et sur la sensibilisation de ceux qui les utilisent – les consommateurs – est considérable. Son influence s'étend à tous les continents et sa contribution à la protection de la santé des consommateurs et à la garantie de pratiques commerciales loyales est incommensurable.
Le Codex Alimentarius constitue une occasion unique pour tous les pays de se joindre à la communauté internationale pour participer à la formulation et à l'harmonisation de normes alimentaires et en assurer l'application à l'échelle internationale. Il leur permet également de contribuer à l'élaboration de codes d'usages en matière d'hygiène et de recommandations visant le
respect de ces normes. 

L'importance d'un code alimentaire pour la protection de la santé des consommateurs a été soulignée en 1985 par la Résolution 39/248 de l'Assemblée générale des Nations Unies aux termes de laquelle des directives ont été adoptées pour l'élaboration et le renforcement des politiques concernant la protection du consommateur. Ces directives recommandent que «Lorsqu’ils formulent des politiques et des plans en matière d’alimentation, les gouvernements devraient tenir compte de la nécessité d'une sécurité alimentaire pour tous les consommateurs, et appuyer et, autant que possible, adopter les normes ... du Codex Alimentarius ou, en
leur absence, d’autres normes alimentaires internationales communément acceptées.»

L'origine du Riz

Conduire des recherches du point de vue génétique sur l’origine des plantes cultivées ne se justifie pas principalement du point de vue de la connaissance sur notre préhistoire. Pour la recherche finalisée sur le développement, il s’agit
de contribuer à définir des stratégies de conservation et d’utilisation de l’agrobiodiversité
qui est représentée par les variétés traditionnelles et les espèces sauvages proches parentes des espèces cultivées, en vue d’une production alimentaire accrue de manière durable. De plus, comme il est malheureusement hors de doute qu’une part croissante de la biodiversité générale ne pourra survivre sans intervention humaine active, la connaissance des processus génétiques de la domestication contribuera aussi à définir des stratégies d’action dans ce domaine.


Le riz appartient à la famille de végétaux qui contribue le plus à la nourriture de l’homme et des animaux domestiques, les graminées. Il y occupe une place bien particulière : i) avec le blé, c’est la céréale la plus importante pour la consommation
humaine, ii) du point de vue botanique et écologique, le riz appartient à un groupe très ancien (Oryzées), adapté aux milieux humides, iii) du point de vue de la génétique, le génome du riz est relativement très petit, mais présente de grandes similitudes avec celui des autres céréales dans l’arrangement de ses gènes : son génome a été entièrement séquencé deux fois et il est devenu un modèle pour la génomique des autres céréales.


Les racines asiatiques du riz cultivé commun, Oryza sativa, n’ont jamais été mises en doute. Mais, Alphonse de Candolle, botaniste suisse renommé, dans son « Origine des Plantes Cultivées » publiée en 1883 hésitait entre une origine chinoise et indienne de cette céréale des régions chaudes. Des traces archéologiques d’utilisation du riz et de sa domestication remontent à plusieurs millénaires tant en Chine et Corée qu’en Inde, Thaïlande et Pakistan. C’est cependant la Chine qui détient le record avec des traces de domestication remontant à 9000 ans. La cueillette des grains de riz sauvage subsiste actuellement en Inde et en Afrique, selon un même procédé « au panier » dont on a aussi retrouvé des traces en Chine sur des sites archéologiques âgés de plus de 7000 ans.

Extrait d'une étude de l'Institut de Recherche et de Développement.


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Quelle est la première initiative mondiale ?

Subir les épidémies comme la peste ou la grippe espagnole.

 

Les sujets de santé publiques concernent vraiment l’ensemble de la population quelle soit malade ou en bonne santé. Vaccins, épidémie, nutrition, psychologie. Qui croire entre les gouvernements, les ONG, les experts, l’industrie pharmaceutique, ses propres médecins, son bon sens et maintenant des millions d’avis disponibles sur Internet ?

 

Intéressant d’avoir l’avis de spécialistes de la santé. Ils travaillent à l’OMS ou pour l’OMS@ mais ils ne peuvent logiquement  pas parler. Tournons nous vers d’anciens de l’OMS même si leurs connaissances datent un peu.  Yves Charpak, fils du prix Nobel, a été DG OMS Europe pendant. Il raconte son expérience à travers des échanges épistolaires avec son conseiller scientifique. ATTENTION C’EST L’INVERSE. Charpak, épistémologiste souhaite aborder sans langue de bois les enjeux liés à la santé.

 

Que se racontent les deux experts en dehors de leurs problèmes de poids ?

 

Nuançons l’approche dans le domaine de la santé. Au niveau des experts, certains se sentent concernés par la médecine individuelle et d’autres par la santé pub laïque. Typiquement, les campagnes de vaccination font partie des priorités d’une stratégie de santé publique au détriment d’éventuels cas problématiques. L’intérêt collectif prime sur l’intérêt individuel.  Néanmoins, l’opinion publique devient plus individualiste et refuse plus facilement des campagnes car elle cède à la démagogie présentante dans les médias ou les réseaux sociaux (exemple de l’Ukraine). Conséquence, des épidémies que l’on croyait oubliées, repartent de plus belle.

 

Relations scientifiques et politiques

Les cientifiques se cachent derrière la science pour ne pas décider et critiquer. Ils méprisent les politiques.

 

Approche de spécialiste médical, scientifique différente de celle de gestionnaire de système (épidémiologiste)

 

Échange entre Cargèse et Varsovie

 

Enfin, pour le professionnel de l’évaluation en santé publique que j’étais, il était affirmé que les systèmes de santé s’occupaient de toute la santé. C’est-à-dire pas seulement des soins mais aussi de la prévention et de l’environnement de vie, ce que notre petit milieu de la santé publique répétait en boucle sans être écouté ni compris par les autres professionnels de santé, et pour cause : de notre côté, nous ne voulions pas admettre que les soins, les « activités médicales », faisaient partie du même système de santé que notre noble cause de la santé publique, centrée sur la prévention, l’éducation à la santé et la promotion de la santé.

 

Être premier dans un classement n’aide pas à réformer. (Cas de la France)

 

Système sociaux et de santé

 

Le dîner de Charpak

Mauvaise compréhension en raison d’une absence de pédagogie

Exemple du dîner de Charpak

 

Absence de transparence explication des difficultés à réformer.




Soins


G. Akerlof et R. Schiller, deux prix Nobel américains, conseillent arguments à l'appui des contre-pouvoirs informés, décidés et puissants face à un marché tenté par le "mensonge et la manipulation" dans l'alimentation, le médicament, le tabac et les drogues. Une collaboration entre les Anglo-Saxons, en avance sur le méthodologie, et les Européens continentaux sera la bienvenue. [....]

Notre prix Nobel Jean Tirole offre aussi un cadre de réflexion sur l'asymétrie, la responsabilisation des entreprises et les régulations. L'Europe de la santé pourrait s'en inspirer !

Les dépenses de santé et de retraites représentent entre 16% et 22% du PIB en Europe. En 2050, ce niveau pourrait atteindre les 30 %. Pour financer un tel niveau, il faudrait un taux de croissance annuel de l'ordre de 5% ce qui n'existe plus depuis les Trente Glorieuses.

Quelques idées & chiffres :

Dans les pays très pauvre, l'espérance de vie restant basse, investir dans l'éducation semble peu rentable. Il faut atteindre un minimum d'espérance de vie pour amorcer un processus de développement.

La branche santé, médico-social emploie 2,2 millions de personnes en France, soit 8% de la population employée.

Trois lois fondamentales pour un système de santé :

1. ses moyens financiers dépendront de la croissance économique

2. les dépenses seront partagées entre prix et volume des soins consommés par la population, et de ce partage dépendront à leur tout les revenus des travailleurs du secteur de la santé

3. le progrès technique réduit le coût des soins au niveau microéconomique mais l'augmente au niveau macroéconomique. D'où des conflits d'intérêts appelant un arbitrage politique.

Trois scénarios se dégagent :

1. Conflit de génération entre les jeunes et/ou actifs et les vieux et/ou malades. Cf La Chasse aux vieux

2. Conflit philosophique et refus d'Europe

3. Nouveau consumérisme

4. En France, le temps de la réforme


ALIMENTATION


Taille des exploitations agricoles
Accord international de 1995 fixe les règles d'application des brevets aux gènes, semences et espèces végétales et animales. Inspiré par la législation américaine, ce réglement élargit au domaine du vivant ce qui était jusque-là limité au domaine de l'économie industrielle. (exemple RiceTec, société Texane et Riz Basmati). Les grandes firrmes internationales tentent de s'approprier des ressources communes dans de nombreux pays.

Endettement au Danemark
Démantelement de la politique agricole européenne (PAC mise en place par le Traité de Rome de 1957) et donc de la souvenaineté alimentaire. Oignon et pays Dogon.
Disparition des exploitations de tailles moyennes : ne restent plus que les petites ou les très grandes. Exemples de taille d'exploitation : 12 000 ha en Russie contre 420 ha dans le bassin parisien pour du blé.
Nom des fonds d'investissement (lien Finance)
Risque de retrait de capitaux ?

Agriculture mondiale : un désastre annoncé, André Neuveu, Editions Autrement 2012

Hausse des températures et pollution


Démographie
Dans le film Elyseum, l'élite se réfugie dans une station spatiale pour éviter la rudesse de la vie sur Terre.

Faute de pouvoir être plus économes, devons nous être moins nombreux sur Terre ? Cette question heure les cultures, surtout les religions.

Mais d'abord, il faut comprende comment l'homme utilise les matières premières et comment, en fonction de leur répartition, le système d'approvisionnement s'est mis en place depuis plusieurs siècles. Système tellement stratégique qu'il peut-être à l'origine de guerre entre Etats pour le contrôler. [Les matières premières]


Notes


Bibliographie

La Bataille de l'Eau, Loïc D'Arcel
Béatrice Majnoni d'Intignano (extrait du Que Sais-Je? 2001-2016).
Notre santé dans l'arène politique mondiale, Marc Danzon et Yves Charpak, Belin 
Le Charme discret de l'intestin, Julia Enders, Acte Sud, Avril 2015 

Les Lobbies dans l'industrie de la santé et de l'alimentation

G. Akerlof et R. Schiller, deux prix Nobel américains, conseillent arguments à l'appui des contre-pouvoirs informés, décidés et puissants face à un marché tenté par le "mensonge et la manipulation" dans l'alimentation, le médicament, le tabac et les drogues. Une collaboration entre les Anglo-Saxons, en avance sur le méthodologie, et les Européens continentaux sera la bienvenue. [....]

Notre prix Nobel Jean Tirole offre aussi un cadre de réflexion sur l'asymétrie, la responsabilisation des entreprises et les régulations. L'Europe de la santé pourrait s'en inspirer !

Les dépenses de santé et de retraites représentent entre 16% et 22% du PIB en Europe. En 2050, ce niveau pourrait atteindre les 30 %. Pour financer un tel niveau, il faudrait un taux de croissance annuel de l'ordre de 5% ce qui n'existe plus depuis les Trente Glorieuses.

Quelques idées & chiffres :

Dans les pays très pauvre, l'espérance de vie restant basse, investir dans l'éducation semble peu rentable. Il faut atteindre un minimum d'espérance de vie pour amorcer un processus de développement. 

La branche santé, médico-social emploie 2,2 millions de personnes en France, soit 8% de la population employée.

Trois lois fondamentales pour un système de santé : 

1. ses moyens financiers dépendront de la croissance économique

2. les dépenses seront partagées entre prix et volume des soins consommés par la population, et de ce partage dépendront à leur tout les revenus des travailleurs du secteur de la santé

3. le progrès technique réduit le coût des soins au niveau microéconomique mais l'augmente au niveau macroéconomique. D'où des conflits d'intérêts appelant un arbitrage politique.

Trois scénarios se dégagent :

1. Conflit de génération entre les jeunes et/ou actifs et les vieux et/ou malades. Cf La Chasse aux vieux

2. Conflit philosophique et refus d'Europe

3. Nouveau consumérisme

4. En France, le temps de la réforme

Béatrice Majnoni d'Intignano (extrait du Que Sais-Je? 2001-2016).

Le Codex Alimentarius

Le Codex Alimentarius, ou code alimentaire, est devenu la référence mondiale pour les consommateurs, les producteurs et les transformateurs de denrées alimentaires, les organismes nationaux de contrôle des aliments et le commerce international des produits alimentaires. Son impact sur tous ceux qui interviennent dans la production et la transformation des aliments, et sur la sensibilisation de ceux qui les utilisent – les consommateurs – est considérable. Son influence s'étend à tous les continents et sa contribution à la protection de la santé des consommateurs et à la garantie de pratiques commerciales loyales est incommensurable.
Le Codex Alimentarius constitue une occasion unique pour tous les pays de se joindre à la communauté internationale pour participer à la formulation et à l'harmonisation de normes alimentaires et en assurer l'application à l'échelle internationale. Il leur permet également de contribuer à l'élaboration de codes d'usages en matière d'hygiène et de recommandations visant le
respect de ces normes. 

L'importance d'un code alimentaire pour la protection de la santé des consommateurs a été soulignée en 1985 par la Résolution 39/248 de l'Assemblée générale des Nations Unies aux termes de laquelle des directives ont été adoptées pour l'élaboration et le renforcement des politiques concernant la protection du consommateur. Ces directives recommandent que «Lorsqu’ils formulent des politiques et des plans en matière d’alimentation, les gouvernements devraient tenir compte de la nécessité d'une sécurité alimentaire pour tous les consommateurs, et appuyer et, autant que possible, adopter les normes ... du Codex Alimentarius ou, en
leur absence, d’autres normes alimentaires internationales communément acceptées.»

L'origine du Riz

Conduire des recherches du point de vue génétique sur l’origine des plantes cultivées ne se justifie pas principalement du point de vue de la connaissance sur notre préhistoire. Pour la recherche finalisée sur le développement, il s’agit
de contribuer à définir des stratégies de conservation et d’utilisation de l’agrobiodiversité
qui est représentée par les variétés traditionnelles et les espèces sauvages proches parentes des espèces cultivées, en vue d’une production alimentaire accrue de manière durable. De plus, comme il est malheureusement hors de doute qu’une part croissante de la biodiversité générale ne pourra survivre sans intervention humaine active, la connaissance des processus génétiques de la domestication contribuera aussi à définir des stratégies d’action dans ce domaine.


Le riz appartient à la famille de végétaux qui contribue le plus à la nourriture de l’homme et des animaux domestiques, les graminées. Il y occupe une place bien particulière : i) avec le blé, c’est la céréale la plus importante pour la consommation
humaine, ii) du point de vue botanique et écologique, le riz appartient à un groupe très ancien (Oryzées), adapté aux milieux humides, iii) du point de vue de la génétique, le génome du riz est relativement très petit, mais présente de grandes similitudes avec celui des autres céréales dans l’arrangement de ses gènes : son génome a été entièrement séquencé deux fois et il est devenu un modèle pour la génomique des autres céréales.


Les racines asiatiques du riz cultivé commun, Oryza sativa, n’ont jamais été mises en doute. Mais, Alphonse de Candolle, botaniste suisse renommé, dans son « Origine des Plantes Cultivées » publiée en 1883 hésitait entre une origine chinoise et indienne de cette céréale des régions chaudes. Des traces archéologiques d’utilisation du riz et de sa domestication remontent à plusieurs millénaires tant en Chine et Corée qu’en Inde, Thaïlande et Pakistan. C’est cependant la Chine qui détient le record avec des traces de domestication remontant à 9000 ans. La cueillette des grains de riz sauvage subsiste actuellement en Inde et en Afrique, selon un même procédé « au panier » dont on a aussi retrouvé des traces en Chine sur des sites archéologiques âgés de plus de 7000 ans.

Extrait d'une étude de l'Institut de Recherche et de Développement.


Les enjeux de la santé

En l’an 2000, 193 états membres de l’Organisation des Nations Unies et 23 organisations internationales se sont fixé huit objectifs : atteindre, d’ici à 2015, des « niveaux de progrès minimum » en matière de réduction de la pauvreté, de la faim, des inégalités, ainsi qu’en matière d’amélioration de l’accès à la santé, à l’eau potable et à l’éducation.

2015, nous y sommes presque. C’est donc l’heure du bilan. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu tous les journaux du matin ou du soir pour savoir que tous les objectifs n’ont pas été atteints, notamment dans le domaine de la santé, et notamment en Afrique de l’Ouest où le virus Ebola déploie ses ravages. Est-ce que ces retards ne sont dus qu’à l’insuffisance des financements ? Ou bien y a-t-il d’autres facteurs, moins faciles à identifier, qui auraient également joué un rôle, qui auraient fait entrave, par exemple des tensions entre les contraintes de la médecine, les intérêts marchands et les pouvoirs politiques ? On se doute bien que oui.

De plus, les inégalités en matière de santé s’inscrivant presque toujours dans le sillage des inégalités économiques et sociales, les problèmes ne peuvent pas être traités de façon séparée, ce qui rend plus complexe la question de savoir comment être efficace. Comment faire pour agir à bon escient ? Ne s’agit-il que d’une affaire d’économie ou de volonté politique ? Ou bien est-ce aussi une affaire de sciences, de connaissances, de rationalité ? Pour le dire de façon lapidaire, les savoirs peuvent-ils servir à lutter contre la pauvreté ? Si oui, lesquels ?

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