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Internet qui semble être l'innovation majeure du 20ème siècle (avec les télécommunications et l'informatique) comme beaucoup d'autres découvertes a d'abord été conçu par les chercheurs militaires du DARPA créé en 1958 sous contrôle du Ministère de la Défense américain spécialisé au départ dans les missiles et la furtivité puis diversifié dans l'informatique ou la biologie.

Ignorant les impacts d'une découverte, n'est-il pas dangereux de laisser le monde privée avancer sur des recherches sensibles pour la sécurité ou la santé ? La génétique va être au centre des débats au 21ème siècle car cette fois l'homme va pouvoir se modifier après avoir été capable de modifier sa biosphère au 21ème (plutôt la détruire avec l'arme nucléaire ou l'altérer).

On dit qu'un peu de science éloigne de Dieu mais aussi que beaucoup de science en rapproche. Sans compréhension rationnelle et factuelle des choses qui nous entourent pas d'innovation possible. Pour savoir où chercher, un peu d'imagination ne fait pas de mal. La science fiction, comme celle de Jules Verne, a anticipé beaucoup de découverte. Qu'est ce qui serait inimaginable aujourd'hui même avec beaucoup d'imagination ? Les longs voyages dans l'Espace ont été imaginé et même illustré de manière hyperréaliste au cinéma.

En marge des nouveaux pouvoirs des plateformes, dont nous avons vu que la Science est le vecteur, se trouve en marge le Crime. Intrinsèque à l'être humain, il vient perturber la bonne organisation des pouvoirs. Et ce qui fonctionne sur le papier ne marche pas toujours dans la réalité. Le libéralisme ne fonctionne pas vraiment car les promoteurs de ce système trichent. Ils ne partent pas du même point de départ, des mêmes tailles de pays et les rouages du système censés être objectifs sont parfois corrompus. 
L'étude du [crime], des crimes, de la petite délinquance aux grandes mafias internationales mérite donc beaucoup d'attention.

Je garde à portée de main, depuis longtemps, un document personnel résumant les grandes étapes de l'évolution de la Vie, de la Terre et de l'Univers. Jacques Chirac - Premiers mots de ses Mémoires.

Préambule

Tout le système économique repose sur l’innovation et donc la Science. Sans avancées scientifiques, pas de nouveaux produits, et sans consommation, l’absence de croissance ralenti le système. Personne ne sait vraiment jusqu’à quel point et dans quelles conditions il pourrait s’effondrer. Adeptes de la décroissance contre libéraux « transhumanistes » anti principe de précaution, le débat mérite d’y prêter attention..
 
Plusieurs vagues d’innovations de différentes natures
L’histoire fait ressortir trois grandes vagues de « révolutions scientifiques » sans bien pouvoir en définir un début et ni une fin.
La révolution cognitive (de l’apparition de l’homme moderne jusqu’à la mise en place de l’écriture), probablement la plus subie , la révolution agricole permettant l’amélioration des rendements grâce à la patience des agriculteurs aboutissant  à une meilleure santé, la révolution industrielle avec la production de masse par la maitrise de l’énergie (pétrole, électricité), puis une dernière dont on ne sait pas très bien dire aussi quand elle démarre avec l’essor de l’ informatique et d’internet c’est à dire les télécoms, au moment du couplage des deux dans les années 90 ou bien un peu après avec les NBIC (Nano, Bio, Information et Sciences Cognitives). Si la première s’est déroulée sur plusieurs millénaires, la deuxième sur plusieurs siècles, la troisième sur un siècle, le 20ème, la dernière pourrait ne mettre que quelques décennies à se propager. Évidemment certains peuples demeurent à l’écart, comme certaines tribus dont personne ne sait quoi faire : les intégrer de force en les faisant disparaître ou bien les laisser un peu comme dans un zoo.

Moins d'innovations que prévu ? David Graeber
 
Plus de limites
 Les grandes inventions apportent toujours autant de solutions (amélioration de la santé) que de problèmes à traiter (armes de destruction massives, pollution). L’humanité doit faire avec au risque de s’autodétruire, mais elle ne se prive pas non plus du progrès pour améliorer sa vision du monde (compréhension de son environnement) et sa qualité de vie  à quelques exceptions près (sectes, islamisme). En Europe, le verrou a sauté en Europe au moment des guerres de religions. Le pouvoir religieux a empêché le développement de la science pendant plusieurs siècles. Umberto Eco a formidablement sur l’illustrer dans son roman Le nom de la Rose. Le cas de Giordano Bruno, profondément novateur, capable de lier philosophie, peinture et littérature, symbolise parfaitement l’opposition dogmatique que peut rencontrer la Science. Toutes les sociétés organisées par les croyances ont du franchir un cap ou disparaître comme les indiens d’Amériques. Emprunter la voie de la stagnation c’est mourrir. Les Européens n’ont pas fait qu’apporter des maladies en Amérique du Sud, ils ont aussi débarrassé les indiens des pires barbares auteurs de sacrifices humains.
 
Science aux mains des militaires ?
La principale révolution technique du 20ème siècle, Internet, était sous contrôle des militaires américains dans le cadre d'Arpanet. Louis Pouzin, un français, auteur du datagramme utilisé ensuite pour définir le protocole TCP/IP adopté en 1983 ....Création anticipée par les militaires ou opportunités ? Ce n’est qu’à partir des années 1990, il n’y existait qu’une vingtaine de sites internet fiable début 1992, que le réseau se développe grâce au web mise au point par des ingénieurs du CERN. En 2017, plus de vingt ans après, le commerce électronique représente 9% des ventes de détail sur la planète selon eMarketer et la capitalisation boursière des GAFA s’élevait à 2 000 Mds d’euros (début 2017).
 
Le progrès, notion plutôt récente, échappe aux philosophes grecs et aux penseurs romains. La révolution industrielle peu couverte par les philosophes. On y vient avec par exemple Musso et son ouvrage La Religion Industrielle.
 
Un monde de magie, un monde d’ondes incompris
Il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Nous savions que la Terre reçoit des particules de l’espace, que nos cellules sont formées d’atomes dont les électrons se baladent tout autour de nous, et de plus en plus nous diffusons des quantités astronomiques d’ondes à travers les réseaux mobiles et les communications par satellites. Il n’aura pas fallu un siècle pour rendre réel et même dépasser le communicateur de James Tiberius Kirk, capitaine de l’Entreprise de la série américaine Star Trek. James c’est James Cook « aller là ou nul homme n’est jamais allé ». Clin d’oeil religieux ou philosophique. JTK c’est aussi, à l’enver KTJ, Kgnight Templar of Jerusalem. Et James,  l’apôtre Jean, Tiberius,  l’empereur romain Tibère, et Kirk l’église en écossais. Progrès et histoire à la fois.
 
Impact sur l’économie : La création destructrice
L’économiste Joseph Schumpeter a théorise le mécanisme qui explique le phénomène concomitant de création de nouveaux métiers avec celui de destruction d’anciens métiers : exemple le développement des firmes télécoms et la disparition des loueurs de DVD. Toute la question est de savoir si ce processus, incontournable, doit être compenser par les États. Sans accompagnement, la création destructrice, ravage le tissus économique en détruisant des emplois. La parade étant la capacité de reconversion des salariés, elle trouve ses limites dans la faible flexibilité de certaines catégories d’employés comme les ouvriers. Faute de compassion pour ce segment de la population, leur souffrance continuera de les inciter à voter vers des partis extrémistes dont les diagnostics peuvent souvent être pertinents.  
 
Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup en rapproche.

Rapport Pricewaterhouse

Etude du cabinet PWC sur l'importance des marchés émergents en 2050

Rapport PWC sur les marchés émergents publié en 2006

Et si la croissance ne revenait pas ?

mercredi 24 février 2010

C'est le titre d'une étude de Jean Charmel dont Paul Jorion fait un résumé sur son blog :

Voici l'introduction :

"Et si la crise que nous traversons actuellement marquait la fin d'une époque, celle de la croissance économique ? Non parce que le capitalisme aurait perdu la raison en se dévoyant dans une financiarisation devenue incontrôlable, ni même parce que des ressources naturelles de plus en plus rares imposeraient une limite infranchissable à l'expansion de l'économie (ce que nous ne contestons pas), mais plus prosaïquement parce que nos vieilles nations, dites industrialisées, arriveraient au terme d'un long processus de transition économique."

Cette idée n'arrange personne mais elle vaut vraiment le coup de s'y pencher ce que refuse de faire la plupart des gens :

  • soit ils en sont parfaitement conscients et cherchent à profiter encore un peu
  • soit ils ne savent rien et prennent des risques considérables

Evolution de l'humanité : les poupées Russes

Point de vue très propectif de Laurent Alexandre : il faut sauver l'Univers de sa mort programmée. Comment ? En le rendant immortel. Si on projette cette idée alors l'auteur émet l'hypothèse que nous vivons peut-être nous même déjà dans un Univers créé par une autre civilisation demiurge. 

Ordinateur quantique

Juillet 2016 : Mediapart consacre une série de cinq articles sur le développement de l'ordinateur quantique par plusieurs grandes firmes internationales (dont Google et Microsoft).

Extrait

Sciences (Dalaïa Lama / interview 1996)

La science et la technologie nous ont assujettis à la matière. Elles nous ont trompés en nous offrant de faux espoirs et en prétendant résoudre tous nos problèmes. Pour moi, les facteurs du mal-être occidental sont nombreux et variés : religion, sciences, éducation, famille…

Le bouddhisme commence là où finit la science.

Théorie du big bang que dans les limites de leur compréhension. Au-delà, c’est impossible. Les scientifiques experts en cosmologie contemporaine ne parlent, à ma connaissance, que d’un seul big bang. Si les scientifiques parviennent à prouver ce qu’ils avancent, nous devrons corriger notre théorie, car la cosmologie bouddhiste admet plusieurs big bangs. Pour nous, il y a eu un big bang, un univers en a émergé et s’est développé, pour ensuite disparaître dans un trou noir – ou quelque chose d’analogue. Après un temps de vide, il s’est produit un autre big bang, et ainsi de suite.

Ce n’est pas logique. Ou alors, si vous adoptez l’idée qu’il y a l’univers, et qui a créé ce Créateur  ? Avec ou sans début, cela se complique de toute façon.

Le concept bouddhiste de non-origine paraît étrange, et il est difficile à démontrer. Nous préférons pourtant cette idée à celle de l’origine, laquelle entraîne bien trop de contradictions.

Si certains de ses enseignements semblent en contradiction avec notre expérience ordinaire, si nos perceptions sensorielles normales prouvent le contraire de ce qui est enseigné, nous avons le droit de remettre en question l’enseignement et de recourir à une autre interprétation.

Le Bouddha lui-même a-t-il vraiment dit  : vérifiez tout par vous-mêmes, n’acceptez rien aveuglément

Oui, il nous a donné cette liberté, même à propos du nirvana et, au-delà, à propos de l’état de bouddha.

En fait, les gens doués n’avaient qu’une seule possibilité  : étudier et pratiquer la philosophie bouddhiste.

«  forces mystérieuses  » s’en sont-elles aussi mêlées… Je ne sais pas pourquoi le Tibet a été aussi privilégié. Sans doute mon peuple

Je ne peux pas les voir directement, car je ne suis pas un migtongwa – un être doué d’une vision spéciale permettant de voir les esprits –, mais je sens qu’il y a des «  forces mystérieuses  ». Tout comme les êtres humains, certains esprits sont positifs, d’autres nuisibles et d’autres encore, neutres. Ce sont simplement d’autres êtres sensibles.

Dans le même monde que nous. Certains ont sans doute leur propre monde, différent du nôtre. Ils viennent parfois nous rendre visite, les uns pour aider les êtres humains, les autres pour leur créer des ennuis. (Il rit en silence.)

Padmasambhava et de Vajradhara,

Le système des toulkous pourrait peut-être expliquer le grand nombre de sages tibétains.

Non, mais du fait de cette erreur très répandue, le pape, entre autres, pense encore que le bouddhisme est une philosophie nihiliste. Pouvez-vous expliquer la vacuité en quelques mots

Science, Religion et Philosophie (Histoire de France / Marc Ferro)

Claude Bernard, au milieu du XIXe siècle, avait distingué trois degrés dans la connaissance de l’homme : la religion, la philosophie, la science ; autrement dit, croire, raisonner, expérimenter. pour Auguste Comte, un de ces états chassait l’autre, la science éliminant les deux précédents ; alors que pour Claude Bernard la science n’éliminait pas, elle complétait la connaissance.
Or, aux temps du positivisme et du triomphe de la science qui devient une religion, comme dit Renan, le monde devrait être désormais sans mystères, sinon que la religion apparaît un obstacle à son analyse.

Cerveau & Conscience (Paul jorion)

Avant la découverte de l’inconscient, une conscience décidant de tous nos actes à l’exception des actes réflexes. Il n’y a pas non plus, comme Freud l’avait imaginé, deux types d’actes : les uns déterminés par la conscience, les autres par l’inconscient ; il n’y a – du point de vue décisionnel – qu’un seul type d’actes déterminés par l’inconscient, la seule différence étant que certains apparaissent dans le « regard » de la conscience (avec une demi-seconde de retard sur l’acte posé), et certains autres non.

Innovations

Les Quatre Forces

Force nucléaire forte:

C'est celle qui cimente les nucléons dans les noyaux. C'est elle aussi qui associe les quarks 3 par 3 à l'intérieur des nucléons et donne naissance à l'énergie nucléaire. 1 gramme de carburant nucléaire = 1 tonne de dynamite. Elle agit sur une distance de 10-13 cm, elle est 100 fois plus forte que la force électromagnétique et n'agit que sur des particules massives comme le proton et le neutron d'un poids de 10-24 grammes. La masse d'un proton est égale à 1836 fois la masse de l'électron.

Force électromagnétique :

Cette force, bien supérieure à la force de gravité, n'agit que sur les particules chargées, soit positivement comme les protons, soit négativement comme les électrons. Elle forme les atomes en attachant les électrons aux noyaux, mais elle ne s'arrête pas là. Elle soude les atomes en les obligeant à partager leurs électrons pour former les molécules. Elle pousse encore les molécules à se combiner à leur tour en de longues chaînes, la plus haute expression de ces chaînes est l'ADN qui permet la vie.

Force gravitationnelle :

Découverte au XVII siècle par Isaac Newton, cette force attractive agit sur toutes masses. La plus faible des quatre forces de la nature, mais aussi celle qui a la plus grande portée, elle agit sur l'ensemble de l'univers, elle est la colle du cosmos. L'intensité ce cette force dépend de la masse de l'objet. Ce n'est qu'à l'échelle astronomique que la gravité se fait vraiment sentir, dans d'énormes masses comme celle de la Terre (6x1027 grammes), du Soleil (1033 grammes), d'une galaxie (1044 grammes), d'un amas de galaxies (1047 grammes) ou de l'univers tout entier.

Force nucléaire faible :

C'est elle qui permet aux neutrons de se transformer en protons et vice versa quand les conditions s'y prêtent: lors de la radioactivité bêta, un neutron se désintègre en donnant naissance à un proton; un électron et un antineutrino sont alors émis. Elle n'agit pas sur les particules immortelles comme l'électron, le photon et le neutrino. Bien que plus forte que la gravité, elle est 1000 fois plus faible que la force électromagnétique. Elle n'a d'influence que sur une distance de 10-16 cm. C'est en 1896, par hasard que le physicien français Henri Becquerel découvrit ce processus de désintégration, sur une plaque photographique.

Théorie de l'unification des forces


Jusqu’à présent, les physiciens ont découvert les quatre forces fondamentales dans la nature: nucléaire forte, électromagnétique, gravitationnelle et nucléaire faible. Pourquoi quatre et non trois ou même une seule? En physique on cherche toujours une théorie qui englobe le plus de phénomènes. C’est pourquoi les physiciens ont pensé que ces forces en apparence fondamentales résulteraient d’une seule et unique force plus fondamentale encore. De cette idée sont nés les efforts de ces dernières décennies pour unifier les quatre forces que nous connaissons. Si effectivement les forces peuvent s’unifier en une seule alors pourquoi en observons-nous quatre autour de nous? C’est qu’en fait cette force unique a été brisée au cours de l’évolution de notre univers. Les forces se sont dissociées quand l’énergie a diminué.

Unification de la force nucléaire faible et de la force électromagnétique

En remontant le fil du temps et des énergies, trois physiciens de génie, les Américains Sheldon Glashow et Steven Weinberg et le Pakistanais Abdus Salam – récompensés par le prix Nobel de physique en 1979 – ont réussi à unifier la force nucléaire faible avec la force électromagnétique en une seule et même interaction, baptisée « électrofaible ». Pour réaliser cette union pourtant improbable, les trois chercheurs ont dû imaginer l'existence de particules porteuses de cette interaction, qu'ils appelèrent bosons intermédiaires W+, W- et Z°.

Liaison de la force nucléaire forte au tandem électrofaible

L'étape suivante consiste en principe à relier la force nucléaire forte au tandem électrofaible. C'est ce que vise à réaliser la théorie de la grande unification. Pour le profane, c'est un peu le mariage de la carpe et du lapin. Mais pour les experts, une étape originale s'amorce, qui nous conduit vers des niveaux d'énergie colossaux. La force ainsi unifiée est baptisée électronucléaire. Un ingrédient supplémentaire doit probablement être ajouté: la notion de supersymétrie.

Unification finale

Reste LE plus gros morceau. Unir, si possible, la relativité générale d'Einstein, vision moderne de la gravitation qui s'applique à l'Univers, avec la mécanique quantique des particules, qui régit l'infiniment petit. Le fruit de ce vrai casse-tête portera le nom de « théorie du tout ».

Premier principe : désormais, les objets élémentaires seront représentés par des entités mathématiques linéaires, donc à une seule dimension – les cordes, que l'on pourrait assimiler à de petits élastiques. Plus besoin d'une multitude de particules. Toutes seraient constituées de cordes – voire d'autres objets étendus, comme des membranes – et la manière dont elles vibreraient en ferait un électron, un quark, un photon, etc. Comme leur longueur prédite serait de l'ordre de 10-35 mètres, nous ne sommes pas près de les approcher directement en laboratoire.

Second principe : ces cordes vibreraient dans un espace-temps à non pas quatre mais dix dimensions. Où sont passées ces dimensions cachées ? Si l'on n'a jamais perçu leur existence, c'est qu'elles doivent posséder une longueur caractéristique infime ; pouvant être de l'ordre de 10-35 mètres. Les dimensions de l'espace classiques sont infinies. Les dimensions supplémentaires, elles, doivent être imaginées enroulées et refermées sur elles-mêmes. Ce concept de cordes a donné naissance à plusieurs classes de théories en apparence différentes, qui restent en fait à élaborer plus concrètement et qui n'ont pas encore pu encore être vraiment confrontées aux résultats expérimentaux. La quête du Graal des physiciens a encore de beaux jours devant elle.

Astronomie

Les satellites/Téléscopes lancés dans les années 1990 permettent aux astonomes d'observer les émissions de rayons X et d'ondes gamma (longueurs d'ondes très courte) ce qui n'est pas possible depuis la Terre en raison du filtrage de ces ondes par l'atmosphère.

A l'origine de ces ondes, il y a l'éffondrement d'une étoile sur elle même. Selon sa masse elle deviendra :

- Naine blanche si elle est de la taille du Soleil

- Etoile à neutrons si elle est 8 fois plus massive que le Soleil

- Trou noir, si elle est au moins 30 fois supérieure à la masse du Soleil

Enfin, une étoile est généralement accompagnée d'une "soeur" dont le sort sera l'un des trois objets cités. Le mélange de ces situations donne naissance à des objets cosmiques étonnants...

Certaines étoiles peuvent se déplacer à 2 ou 3 millions de km/h en raison peut-être de l'éjection par des supernovas.

Une projection d'ondes gammas orientée vers la Terre pourrait être très destructeur : extinction d'espèces, génération de mutations génétiques, ou atteintes à la couche d'ozone.


Intelligence artificielle

Sur la création destructrice et la révolution digitale - Edouard Tétreau 

Extrait :


"Édouard, tu nous fatigues avec ton pessimisme. C’est formidable, les nouvelles technologies. Elles vont créer un nombre d’emplois nouveaux dont tu n’as pas idée. Il faut simplement être patient, faire confiance à l’avenir. Relis Schumpeter. Les innovations de rupture ont toujours créé plus d’opportunités que de risques dans les économies ouvertes et dynamiques".

Voilà, en synthèse, la réaction dominante de ceux de mes interlocuteurs dans ma sphère professionnelle qui sont en prise directe avec la révolution digitale. Qu’ils soient entrepreneurs, banquiers ou chercheurs, l’enthousiasme est au rendez-vous. La plupart sont beaucoup plus optimistes que moi sur les bienfaits qu’apportent aujourd’hui les nouvelles technologies et la financiarisation de nos économies. «  Il existera un jour une technique pour dépolluer les mers et les rivières  », m’affirme l’un. «  Donner un smartphone à ceux qui vivent avec moins de 2  dollars par jour, c’est leur donner le moyen de devenir d’un coup acteurs de l’économie mondiale  », s’enthousiasme l’autre. Tous de souligner les progrès exceptionnels que les nouvelles technologies ont permis de faire pour la santé dans le monde.

Ce désaccord s’est retrouvé tout entier dans un échange lors d’un déjeuner avec le dirigeant d’une des plus grandes entreprises mondiales –  seulement un dixième de la capitalisation boursière d’Apple à l’époque, mais tout de même 50   milliards de dollars, ce qui, à l’image de mon interlocuteur, n’est pas médiocre. Dirigeant authentiquement chrétien, figure de l’élite économique mondiale, son parcours et son discours en imposent. Nous nous rencontrons à ma demande, pour tenter d’élucider ce qui est pour moi un mystère, ou une contradiction majeure  : comment peut-on être chrétien et avoir une foi aussi absolue dans le marché, en particulier les marchés financiers, au point de refuser toute forme de régulation, de limites à leur dynamique  ? Peut-on accepter le «  renard libre dans le poulailler libre  », si l’on est chrétien

La réponse est sans ambiguïté  : «  Regardez les choses comme elles sont  : qui, dans le monde, prône la régulation des marchés, aujourd’hui  ? Qui veut mettre des limites au système capitaliste  ? Je ne vois que deux catégories  : d’abord, les communistes, qui veulent imposer leur propre dictature sur celle du marché, c’est-à-dire le lieu où se rencontrent librement l’offre et la demande. Cette dictature-là est-elle si enviable que cela  ?  »

Autonomie des machines

Attention au malentendu : on laisse entrendre que l'autonomie doit être évaluée selon des crotères philosophiques. Or l'autonomie technique est bien définie : c'est une chaîne de causalité qui va de la prise de décision à l'action. L'idée d'autonomie telle qu'elle apparaît en philosophie  à partir du 18ème siècle est très différente  : c'est la capacité a se donner sa propre loi, à maîtriser ses buts. Les machines ne font pas ça. Ceci pose aussi la question de la personnalité juridique d'un robot...

L'informatique et Dieu

Mark Alizart : " L'informatique porte en elle une double dimension. 

Elle est à la fois universelle, en tant qu'elle réatablit une forme d'égalité entre tous les êtres - animés et inanimés - parce que tous sont le fruit d'une computation, de calculs et de programmes. Il y a autant de computation dans une volute de fumée de cigarette que dans une pensée. C'est mystérieux. 

Mais l'informatique a aussi un caractère unitaire, comme l''unité du Monothéisme, une unité trouée, incomplète, un peu mystérieuse aussi. Celui qui, au 20ème siècle, a sans doute été le plus proche de penser cette fusion du passé et du futur, c'est Teilhard de Chardin. Novice à 18 ans, prêtre à 30, jésuite mais passionné par l'évolutionnisme, il a, au lieu de la perdre, fortifié sa foi dans une fusion qu'il résume par un concept : la noosphère. L'idée étant que si Dieu n'est pas à l'Alpha - au commencement du Monde- il est peu être à l'Omega , dans la convergence que l'esprit permet d'imposer à l'Univers.

La loi de la jungle n'existe pas ?

La recherche permet aujourd'hui de faire ressortir aussi bien les qualités de coopération des animaux que leur agressivité. L'exemple de l'expérience avec des Poules est amusant.

Dans les années 1990, l'agronome americain William Muir a placé des poules dans des cages, par groupes de neuf. D'un côté, il a retenu la poule la plus productive de chaque cage pour donner naissance aux générations suivantes : c'est la sélection individuelle.

De l'autre coté, il a gardé les cages globalement les plus productives : c'est la sélection de groupe.

La première méthode a donné quelques poules fortes, qui sont devenues de plus en plus agressives, se blessant mutuellement. A la sixième génération, la production d'oeufs a chuté. Trop de compétition.

La seconde manière a privilégié des cages hétérogènes, avec des poules parfois moins productives mais un collectif plus calme, et en six générations la production a augmenté de 160%. La grande leçon de la sociobiologie est que la nature fonctionne grâce à un équilibre des forces contradictoire : d'un coté les égoïstes s'en sortent mieux dans un groupe mais finissent pas détruire le collectif; de l'autre les groupes les plus coopératifs survivent le mieux.

Technos du futur pour 2030  (Sciences & Vie avril 2018)

Génie optique, le monde des LDE

Les écrans se rouleront comme un parchemin

Des lentilles de vue seront dotées d'une caméra

Smartphones et tablettes projetteront des hologrammes tactiles

Les lampes seront réactives

Génie algorithmique

Les magasins passeront au tout-automatique

Les voitures autonomes prendront réellement le relai

Les assistants personnels deviendont omniscients et les robots comprendront nos états émotionnels

Génie génétique

La bioluminescence donnera vie aux lumières de la ville

La photosynthèse servira à recharger les téléphones

Des biotatouages veilleront sur notre santé

Génie chimique

Les meubles se monteront tout seuls

Les écrans s'autorépareront (thiocarbamide)

Les peintures absorberont tous les bruits

Les fenêtres réagiront à la lumière ambiante

Génie quantique

Les cyberdonnées seront totalement protégées

L'ordinateur quantique deviendra réalité

Génie électro-mécanique

Les avions seront plus ou moins électriques (piles à combustibles + battteries)

Des exosquelettes permettront d'accompagner nos mouvements

Des puces microfluidiques diront si on est malade

Des minidrones voyant à travers les murs remplaceront les cameras de surveillance

Des microchirugiens circuleront dans notre corps pour le réparer




Les disparus : 

Chargeurs remplacés par l'induction

La monnaie physique 

La vaisselle plastique

Les voitures Diesel

Les appels photos compacts, les lampes de poche, les calculettes, les GSP (smartphone)

Les timbres et cartes postales

Les clés

Les box internet

Les CD, DVD et postes de radio

Les ordinateurs de bureau

Sciences et medecine

IMPLANTS CÉRÉBRAUX
L'entrepreneur américain se retrouve confronté à des problèmes de taille, en premier lieu desquels le danger représenté par l'introduction d'un corps étranger dans le cerveau. Une opération invasive de ce type s'avère très risquée. En second lieu, connecter la pensée et la mémoire à un système informatique relève encore de l'utopie.

Bryan Johnson, qui a lui aussi décidé d'investir massivement dans le développement d'implants cérébraux via son entreprise Kernel, a évoqué la question. «Ce qui n'a pas encore été fait, c'est la lecture et l'écriture du code neuronal», a-t-il ainsi affirmé au site américain The Verge, en 2016. Pourtant, comme Musk, cet entrepreneur américain y croit et s'est entouré pour cela de neuroscientifiques et de développeurs informatiques de haut niveau.

CLONAGE
1997 : Dolly, premier animal cloné (brebis)

100 000 FIV en France par an dans les années 2010.

Biopolitique : Michel Foucault 1974


Propriété de l'ADN ? Etude en Europe du Nord (10 à 24% des enfants n'étaient pas le fils ou la fille de leur père légal). " Mesuring Paternal Discrepancy and its Public Health Consequences, 2005.

SCIENCES : POUVOIR DE CREER ET DE CHERCHER

Innover c'est d'abord imaginer, et pour imaginer, un cerveau suffit. Imaginer des histoires, c'est l'affaire des romanciers, mais imaginer le futur, c'est plus compliqué. La littérature consacrée à cet excercice existe depuis plusieurs siècles, elle s'est étoffée au 18ème siècle avec des auteurs comme Voltaire puis a pris le nom de science-fiction sans qu'on sache bien en définir le concept. En 1979, les frères Bogdanov ont tenté d'en proposer une définition dans leur livre "l'Effet Science-fiction" pour lequel ils ont interrogé beaucoup de personnalités en vue de l'époque comme Jean Dutour, Max Gallo, Simone Veil, Jacques Chirac. Beaucoup d'entre eux sont d'ailleurs réfractaires à la démarche, comme si la science-fiction était un genre de littérature honteuse et de second rang.

Pour Serge Dassault, c'est le programme commun alors que pour Yves Saint-Laurent, "la science-fiction ne m'intéresse pas. De toute façon, je ne vois pas ce qu'elle a à voir avec l'avenir". Une sorte de malaise surgit quand il faut penser à l'avenir. D'autres comme Michel Tournier font la différence entre roman d'anticipation, plus larges, et de science-fiction limités à la science et à la technique.

Retenons une définition de Romain Gary : "La science-fiction est dans une grande mesure une tentative d'évasion dans l'illimité scientifique face aux limites cul-de-sac de la civilisation dans le domaine idéologique, écologique, politique, humanitaire, religieux."


Innover demande de la pugnacité. En Allemagne, dans les années 1440 à Mayence, un certain Johannes Gensfleisch, a même connu la prison pour avoir raté sa petite entreprise : fabriquer des souvenirs pour les vendre aux pélerins d'Aix-la-Chapelle. Malheureusement, pas un seul pelerin ne s'est pointé sur place, le pélerinage ayant été reporté pour raisons climatiques. Tenace, il a réussit à sortir de prison plus vite que prévu et à convaincre d'autres investisseurs sur un nouveau projet : l'imprimerie. C'était Gutenberg.

Innovation : pugnacité et imprévisibilité

L'Etat doit-il s'en méler ?


Science et scientisme p174


Recherche militaire
Arpanet / GAFAM / Pentagone et militaires

Espace
Principe de précaution

Intelligence artificielle

Depuis l'apparition de l'homme, le principal risque pour la vie sur Terre demeure une éruption volcanique majeure et surtout la tombée d'un astéroïde géant. Si l'apparition de la vie remonte à plusieurs centaines de millions d'années, elle fût stoppée nette il y a 95 millions d'années. Un astéroïde ayant percuté la Terre au niveau du Yucatan, l'hiver nucléaire qui en suivi a anéanti les principales espèces vivantes de la planète dont les Dinosaures. Seules de petites souris, des sortes de musaraignes cachées sous terre, survécurent et après une lente évolution, encore aujourd'hui mystérieuse, donnèrent des animaux comme les singes puis l'homo-sapiens il y a 200 000 ans.

Il est étonnant de penser que notre cerveau ressemble à un ordinateur. Des capacités sensorielles, une mémoire, des modules cognitifs, de la capacité d'analyse mais au moins quelque chose en plus celui de la création. Bien sûr un algorythme peu créer quelque chose mais qui a priori reste dans le cadre prévu par le créateur de l'algorythme (exemple fonction aléatoire).


La trempe du créateur
Capital Risque / Venture Capital mauvaise traduction p57
Elite et capital risque p 170 vallée
Histoire de Philippe Kahn

Tentation des nouvelles entités "supérieures" (transhumains ou robots) de prendre le pouvoir sur les humains biologiques. C'est ce qui est peut-être déjà arrivé à l'Homme de Neandetal.


Notes


Bibliographie

Seul sur Mars, Andy Weir, Editions Bragelonne, 2015
L'innovation destructrice, Luc Ferry, Editions Plon, 2014
A la recherche de l'univers visible, David Elbaz, Editions Odile Jacob, 2016
Astéroïde : la Terre en danger, Jean-Pierre Luminet,
Des savants et des Dieux, Bernard Debré, Editions Le cherche midi, 2013
Les enjeux du millénaire - Capital-risque et innovation, Jacques Vallée, Hachette 1998
L'Effet science-fiction, à la recherche d'une définition, Igor et Grichka Bogdanoff, Robert Lafont 1979
La Mort de la mort, Comment la technomédecine va bouleverser l'humanité, Dr Laurent Alexandre, JC Lattès, Avril 2011-2015

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