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Quelle est la justification de l'existence d'un Ministère de la Culture ? Les fondations, créations des plus riches. Le soft power. Education ou culture ?

Par le pouvoir de l'information, presque exclusivement, celui qui le détient, influence et fait évoluer une partie de la culture : la façon d'être et de penser sont concernées. Peu de cultures ont bénéficié d'une expansion majeure depuis plusieurs centaines d'années  : 
- celle des empires coloniaux (Angleterre et France) jusque dans les années 70
- celle de l'Amérique à travers une américanisation "soft" du monde par Hollywood et la Silicon Valley après la fin de la guerre froide à partir des années 1990
- celle de l'influence de diasporas beaucoup moins fortes (chinoise, arabe, etc et souvent limitée aux grandes villes mondiales) mais fluctuante depuis des siècles.

Les Etats-nations, par le truchement de la Diplomatie, des Normes, et les industries de l'information (Télécoms & Medias) permettent de diffuser de la culture. On parle de "Soft Power".

Selon les cas, l'influence peut-être plus ou moins forte. La philosophie, les loisirs, la façon de vivre et de manger peuvent être considérablement orientés en quelques années seulement. Marc Donald et quelques autres firmes américains ont contribué à diffuser de mauvaises habitudes alimentaires pendant des décennies. Les Arts puisqu'ils sont en grande partie hérités de l'histoire (stock), ils n'évoluent pas. Seul l'art comptemporain (flux) peut-être utilisé.



 Ce seront les peuples capables de préserver l’art de vivre et de le cultiver de manière plus intense , capables aussi de ne pas se vendre pour assurer leur subsistance , qui seront en mesure de jouir de l’abondance le jour où elle sera là . John Maynard Keynes

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La philanthropie 

Littéralement en grec, amoureux des hommes, la philantropie désigne une attitude de bienveillance et de bienfaisance. Pour Toqueville, elle constitue un moyen pour les riches d'imposer ou de rendre connu leurs points de vue. Elle se distingue clairement de la charité consacrée à soulager la misère, en s'attaquant plutôt aux problèmes qui causent la misère.


Les montants dédiés à la philanthrophie ne sont pas négligeables : en France, près de 6 milliards € par an dont une moitité de ménages (5,5 millions de foyers fiscaux désuisent un don avec une moyenne à 400€) et l'autre d'entreprises. Autre ordre dez grandeur, aux Etats-Unis, le montant des dons s'élève à 1% du PIB (double de la moyenne européenne) []


Une pratique louable mais la multiplicité des organisations et des initiatives réparties sur la planète rendent impossible toute coordination pour mettre en en place une stratégie globale. Il y a du gaspillage et des dedondances avec les initiatives des Etats.


Voir les exemples les plus connus dans l'histoire.


Renaissance en Italie

Laurent de Médicis


Belle époque aux Etats-Unis et premières grandes fortunes

Le cas d'Andrew Canergie, de Rockfeller, Kellog et Ford


Philanthropie en France

Baron Taylor


L'architecture

Beaucoup de bâtiments ou de galeries dans les musées aux Etats-Unis portent le nom d'un philanthrophe


Les religions



Les plus grands collectionneurs d'Art


L'étage supérieur de la pyramide de Maslow


Philanthropie et influence

Au Canada, la Fondation Lucie et André Chagnon impose ses modèles d'actions aux politiques sociales québécoises. 

Dans une vision constestaire, Guilhot affirme qu'elle fait partie de la stratégie des "Riches" pour perpétuer l'ordre économique. Les Entrepreneurs admettent que leurs engagements servent l'objet commercial de leurs entreprises. Alain-Dominique Perrin, Président de Cartien le reconnait.

Les conflits d'intérêts....


En clair c'est donc de l'argent privé destiné à aider les pauvres, la question étant de savoir si c'est avec ou sans contrepartie. La liberté de donner de l'argent à des causes est louable mais quand il s'agit de dotation unique par une grande fortune, la démarche mérite d'investiguer. On ne peut nier l'affaiblissement des Etats. Le cas de la FLAC au Québec est intéressant. Une fondation peut-elle imposer aux populations sa vision fondée sur des recherches scientifiques dont les conclusions peuvent être contestables (cas des neurosciences). De ce fait, il n'y a plus dedébat politique :"à soumettre directement les connaissances scientifiques aux stratégies politiques, on les réduit à une idéologie" selon un rapport canadien []


Fabrique du consentement par les Etats-Unis



Notes

[] Cerphi, Recherches et solidarités


Bibliographie

La philanthropie en Amérique, Argent privé, affaires d'Etat, Olivier ZunzFayard, 2012



Ce qui n'existe pas 

Fondations puissante consacrées à l'environnement

Sur quoi faudrait-il se concentrer ? 

Les pouvoirs utilisés par 

Sortir de la Société de consommation


Les Etats et le financement de la culture


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