POUVOIRS > INTRODUCTION

Il y a ce que l'on sait qu'on sait, ce qu'on sait que l'on ne sait pas et ce que l'on ne sait pas que l'on ne sait pas


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Le pouvoir a pendant longtemps été exercé par les représentants des religions ou ceux qui s'en revendiquaient. Les religions étant des croyances, elles formes une partie de la sphère culturelle, des [Cultures]. Elles ne devraient pas apparaître directement en tant que "pouvoirs" - c'est bien le problème avec l'Islam politique- même si, encore aujourd'hui, elles interagissent évidemment avec les pouvoirs traditionnels.

Si les richesses se déclinent simplement sous la forme d'une succession d'états des lieux, l'analyse des pouvoirs ne trouve pas de logique de présentation aisée. Les pouvoirs s'imbriquent les uns avec les autres au sein d'un pays, et encore faut-il prendre en compte la variante de dépendance à la mondialisation (pouvoirs extérieurs). 

Comme du langage découle la pensée et les [Cultures], du droit (par les lois ou les normes) découle les pouvoirs. Les pouvoirs ne sortent donc pas de nulle part.

Bien répartir les pouvoirs dans des catégories claires facilite la lisibilité de la présentation. Les pouvoirs traditionnels des Etats ont été étudiés en profondeur depuis des siècles par des [Intellectuels] comme Montesquieu et bien d'autres. Mais les réflexions sur les conséquences de la mondialisation et du développement numérique n'atteignent pas le même niveau, la révolution numérique n'étant pas encore terminée.

Premier rang de pouvoirs, les pouvoirs traditionnels dits régaliens,  :

- les trois pouvoirs exercés traditionnellement par les Etats (législatif, exécutif et judiciaire) 
- le pouvoir de normer qui en découle
- la force (armée), la capacité à faire respecter le pouvoir en lien avec le pouvoir judicaire
- et la diplomatie qui fonctionne avec
- mais aussi la monnaie dont les Etats peuvent abandonner la souveraineté (création de l'Euro)

Second rang, les pouvoirs très fortement impactés par le digital et la technologie. Sont concernées ici les plates-formes type Google ou Facebook, sans savoir correctement les définir.

- le pouvoir de la Finance induit du pouvoir de la monnaie
- le pouvoir de l'Information portant autant sur le contenu (médias) que le contenant (télécom) et donc la compréhension et la maîtrise des bytes
- le pouvoir de ce que les anglo-saxons appellent les Utilities. Eau, Déchets et Energie et donc la compréhension et la maîtrise des atomes
- le pouvoir des Transports induit du précédant
- le pouvoir sur la Santé et donc la compréhension et la maîtrise des gènes en lien avec l'alimentation et donc l'agriculture

En fait, l'existence et le maintien de tels pouvoirs requiert des niveaux d'investissements gigantesques pour exister et être rentable. Les Etats sont à l'initiative de la plupart de ces pouvoirs mais plusieurs formes d'organisation restent possibles : privé sous contrôle, réel, de l'Etat ou l'Etat ou des formes d'associations non capitalistiques (mutualisme). Ces pouvoirs peuvent se mélanger comme le montre la tentative de Facebook de lancer sa propre monnaie. Ce n'est pas pour rien non plusque la Tech, la Finance et la Pharmacie figurent en tête de liste des principaux lobbies et de loin.

Ces nouveaux pouvoirs doivent s'appuyer sur plusieurs autres pouvoirs : 

Transport maritime, avec la finance, et avec les ports d'accueil, donc les autorités locales.
Pouvoirs industriels liés à la technique et pouvoir d'organiser commerce international.

Troisième rang, des pouvoirs inclassables à la source du progrès et parasitaire : 

Celui de la science et de l'innovation transforme petit à petit l'ensemble des pouvoirs traditionnels. Ce pouvoir, comme la [Culture] fait appel à la créativité.

Celui de profiter, détourner, de parasiter tous les pouvoirs : le [Crime]

Les grandes crises résultent de disfonctionnement des grands pouvoirs :

11 septembre 2001 à Guerre en Irak de 2003 : Pétrole, Diplomatie, Monnaie (2003), Information

Automne 2007/2008 : Finance, Monnaie, Information

Covid 2019 en 2020 : Santé, Information

Le point commun entre ces trois grandes crises apparait clairement : un manque de qualité de l'[Information] transmise aux [Talents], Dirigeants d'[Etats-nations] et à la [Population.]. 

La proximité entre puissances économiques, financières, politiques américaines et saoudienne était connue, mais mal connue et personne n'est parvenu à empêcher un drâme alors que, les spécialistes du renseignements américains, ou certains, connaissaient les risques et avaient alerté.

Même difficultés en 2007-2008, il était encore plus compliqué pour des employés du secteur financier d'alerter sur les abérations du système. Nous étions encore dans la folie de 2003, la politique de la Banque Centrale américaine a été détournée au profit du projet de guerre en Irak. Des taux trop bas et trop longtemps, une économie de Guerre expliquent en amont les futures dérives du système de crédit aux Etats-Unis. Faire semblant de prêter aux pauvres, la patate chaude étant ensuite transmise discrêtement des banques à d'autres acteurs.

Rebelote en 2020 : ni l'OMS, ni la CDC, ni l'Institut Pasteur n'ont été utiles malgré les moyens à leurs dispositions. Les Etats n'ont pas été transparents, la Chine d'abord, maladroits, l'exemple du port du masque en France. Cette fois, peu importe les indicateurs retenus, Les économies mais aussi des Sociétés s'arrêtent presque complètement.


Le poids économique des pouvoirs (chiffres d'affaires France ou dépenses, en milliards d'euros)

Comparé au budget de l'Etat français 2020 de l'ordre de 600 Mds d'euros, le poids économique des pouvoirs évoqués ici ne font que le double de la taille de l'Etat. 

Finance (dont assurance) : 210 selon l'insee

Information (numérique, télécoms, SSII) : 100 selon Arcep pour le télécoms, syntec pour les SSII et l'édition de logiciel

Energie : 145 correspondant à la facture énergétique de la France selon le ministère du dévelopement durable

Transport : 200 à 400 selon le périmètre retenu selon le ministère du développement durable

Santé (dont alimentation) : 330 avec le chiffre d'affaires des industries agro, la production agricole et le chiffre d'affaires de la filière pharmaceutique selon Agreste pour l'agriculture, ania pour l'agro industrie et Leem pour l'industrie pharmaceutique.

Avec un total de 1 180 milliards d'euros, le rapport avec les dépenses de l'Etat montre que l'Etat pèse beaucoup par rapport aux industries stratégiques. Un Etat obèse qui régule mal et des industries qui ne se développent pas assez vite. Les données reflètent des notions de chiffre d'affaires réalisé en France. Certains groupes comme les laboratoires ou les énergéticiens génèrent uu chiffre d'affaires bien supérieur à l'étranger.  Sur 200 milliards de dollars de CA Monde, Total en réalise qu'entre 30 et 50 selon les années en France.

Pour les pouvoirs assumés entièrement par l'Etat :

Force : 40 pour la défense et 20 pour la sécurité dont la police nationale

Education : 53 mais 73 avec les engagements pour l'éducation nationale et 29 pour l'enseignement supérieur

Les chiffres évoqués permettent des comparaisons de taille économique mais n'ont pas le même sens : les chiffres d'affaires correspondent à des montants encaissés par des entreprises privées alors que les dépenses de l'Etat correspondent principalement à des salaires versés pour les fonctionnaires et des revenus pour certaines industries comme la dépense.

Que pèse la science et le crime ?


Le Leem est l’organisation professionnelle des entreprises du médicament opérant en France.
Le Leem compte aujourd’hui plus de 260 entreprises adhérentes, qui réalisent près de 98 % du chiffre d’affaires total du médicament sur le territoire. Le Leem représente les entreprises du secteur pharmaceutique exerçant une activité de recherche et développement, de fabrication, d'exploitation, de distribution, d’information et de prospection ou d’importation de spécialités pharmaceutiques de médicaments à usage humain.
Le secteur emploie 98 528 personnes dans plus de 150 métiers, et totalise un chiffre d’affaires de plus de 55,9 milliards d’euros (dont la moitié à l’exportation).

MOYEN-AGE : La Guerre entre pouvoirs spitiruels et temporels.

Depuis la séparation de l'Eglise et de l'Etat, en France par la loi de 1905, le pouvoir spirituel (les Religions) n'intervient plus dans les affaires politiques.

Pendant des millénaires, les croyances ont dominé le Monde à travers les religions. En Europe c'est le Christiannisme qui dominait.

Illustration : Orbe du royaume de Hongrie. Il symbolise la domination du pouvoir spirituel (la Croix) sur le pouvoir temporel (le Globe, donc la Terre, et oui ils savaient que la Terre était ronde)


L'orbe (globus cruciger en latin, « globe crucifère ») est un globe surmonté d'une croix, utilisé comme insigne royal pour le sacre de la plupart des monarchies d'Europe. C'était le cas en particulier dans le Saint-Empire (à partir de 800 après JC), où il était désigné sous le nom d'"orbe impérial". Sa forme circulaire rappelle celle du globe terrestre et symbolise ainsi la domination temporelle - et non seulement spirituelle - du Christ sur le monde. Dans l'iconographie occidentale, un christ portant l'orbe dans sa main reçoit le nom de Salvator Mundi (sauveur du monde). L'orbe est donc pour un roi le rappel qu'il est le représentant du Christ sur terre. 

Ce symbole illustre bien la polémique possible sur l'histoire du Moyen-Age en Europe et l'affrontementr en Science et Religions. La Terre était elle vraiement considérée comme plate ? L'historiens débatent de ces sujet encore plusieurs siècles après. 

LES LUMIERES : LE MYTHE DES TROIS POUVOIRS

Le principe fondamental des démocraties représentatives repose sur la séparation des pouvoirs législatif (le Parlement), exécutif (le Président) et judiciaire (Les juges)


La plupart des théoriciens de droit n'imputent plus à Montesquieu (illustration à droite) la théorie de la séparation des pouvoirs car Montesquieu n'aurait été que l'un des penseurs de la balance des pouvoirs. Sieyès et des juristes seraient les initiateurs de la véritable théorie de la séparation des pouvoirs.

Le judiciaire n'aurait jamais été conçu pour être l'égal des deux autres. Pour Montesquieu, la puissance de juger n'est en réalité qu'une sous-catégorie de l'exécutif, puisqu'il s'agit de la "puissance exécutrice [des choses] qui dépendent du droit civil".

Montesquieu n'a jamais conçu une indépendance des pouvoirs (séparation rigide, stricte ou rigoureuse  puisqu'il préconise une séparation souple du pouvoir : chaque pouvoir doit avoir la faculté de s’empêcher mutuellement, de se censurer ("le pouvoir arrête le pouvoir").

Cette forme d'organisation des pouvoirs convenait très bien dans un cadre national avec de nombreuses variantes selon les Etats. 

Les tribus et empires


Le concept européen de Nation s'impose progressivement dans le Monde à partir de l'expansionnisme  de la France et de l'Angleterre après l'éclatement de l'Empire européen Carolingien.

Illustration : nomades du Sahel

L'aparition des nations


Le concept européen de Nation s'impose progressivement dans le Monde à partir de l'expansionnisme  de la France et de l'Angleterre après l'éclatement de l'Empire européen Carolingien.

Deux catégories de pays existent :

- ceux, peu nombreux, issus de civilisations millénaires cohérentes :  Chine/Japon (ex Chinois), Iran/Perse,  Turquie/Ottoman, Inde 

- tous les autres pays ont émergé sous influence occidentale Anglo-Française

Amériques : création de nations indépendantes soutenues par des francs-maçons. Les Etats-Unis en première vague, suivis par tous les pays d'Amérique du Sud (Bolivar) 

Moyen-Orient,  Afrique et Océanie, Asie du Sud-Est : partage franco-anglais (Sykes-Picot pour le Moyen Orient)

Europe : création d'Etats plus récents que l'Angleterre et la France suite aux Guerres Napoléoniennes (sauf cas de la Russie)
Anciens Empires : Portugal, Espagne, Italie (Romains), Allemagne, Autriche-Hongrie
Autres pays : Pays-Bas, Belgique, Irlande

Les fédérations

La mondialisation existe depuis la nuit des temps puisque les premiers hommes circulaient, en quelque sorte librement, sur la planète. Progressivement les hommes se sont organisés en tribus puis en groupes formant des nations ou des empires.

- le cadre de la nation fédère les hommes et contribue à bien organiser les choses. La France illustre bien cet exemple.
mais aussi des inconvénients :
- les nations ont été formées sur des bases peu équitables (tailles, ressources, respects des "éthnies" et des langues) . L'Irak représente un bon exemple. Formé par les anglais et les français, il a été détruit par les américains.
- le modèle de nation présente le risque d'affrontements économiques mais surtout militaires


Les fédérations


Les fédérations

La Science et l'industrie ont été les moteurs des premiers travaux collectifs des hommes. L'ITU a été créée en 1865 pour coordonner les nations dans le domaine des télégraphes.

La première guerre mondiale a fait prendre conscience de la nécessité d'organiser les relations entre les nations. La SDN a été une première ébauche. 

Message de Kofi Annan, Secrétaire Général de l'ONU lors d'un colloque en 2007:  Je n’ignore pas avec quelle attention passionnée, le père Teilhard, qui avait choisi de finir ses jours à New York, a suivi la mise en place de l’Organisation des Nations Unies.  Je sais aussi l’influence qu’il a exercée sur les premiers fonctionnaires de l’Organisation, par l’intermédiaire notamment de son ami le Père de Breuvery, de la Compagnie de Jésus, qui servait dans nos rangs.  Je suis convaincu enfin que le père Teilhard de Chardin est un penseur pour le XXIe siècle.

Si la mondialisation existe depuis des millénaires, puisque les premiers hommes circulaient, en quelque sorte librement sur la planète, elle accélère considérablement depuis quelques décennies. Progressivement les hommes se sont organisés en tribus puis en groupes formant des nations ou des empires. L'être humain, à sa naissance, n'a pas la chance de choisir son pays et se retrouve "enfermé" selon le tirage au sort.

- le cadre de la nation fédère les hommes et contribue à bien organiser les choses. La France illustre bien cet exemple. Mais ce système présente aussi bien des inconvénients :
- les nations ont été formées sur des bases peu équitables (tailles, ressources, respects des "éthnies" et des langues) . L'Irak représente un bon exemple. Formé par les anglais et les français, il a été détruit par les américains.
- le modèle de nation présente le risque d'affrontements économiques mais surtout militaires

POUVOIRS : CE QUI CHANGE


Pour résumé ces nouveaux pouvoirs, on parle des NBIC qui résument en 4 lettres, les nanothéchnologies, les biotechs, les technologies de l'information et la science cognitive. Ces technologies peuvent apporter beaucoup de choses à l'humanité mais faute de contrôle pourront provoquer aussi des catastrophes. Les adeptes de la destruction créatrice de Schumpter y voit la panacée alors que les conservateurs y redoutent des risques (OGM, principe de précaution, etc). 


En plein essor, les NBIC bouleversent les pouvoirs traditionnels au plus profond : la monnnaie devient électronique, toutes sortes de données peuvent circuler librement sur toute la planète et être récupérées par chacun grâce à un téléphone mobile, encadré par des plateformes, devenu Smartphone et capable de tant de choses. C'est lui, ce petit téléphone associé à chaque individu, qui rend possible ce bouleversement. 

A ce phénomène de destruction créatrice, s'ajoute deux facteurs d'affaiblissement des Etats : la mondialisation, et le développement des Lobby et think tanks qui représentent la montée du pouvoir du secteur privé.

D'abord revenons les pouvoirs traditionnels des Etats. Ces mêmes pouvoir pouvant être exercés sous différents régimes comme les monarchies ou les Empires. Très injuste pour des raisons de répartition historique déjà évoquées, la notion d'Etat étant communément acceptée, jusqu'à présent, pour détenir le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire.

Pour les plus libéraux

Le rôle de l'Etat devrait se limiter à assurer la sécurité extérieure (Armée), sécurité intérieure (Justice et Police), émettre la monnaie.


Pour illustrer ces nouveaux pouvoirs, on parle des NBIC qui résument en 4 lettres, les nanothéchnologies, les biotechs, les technologies de l'information et les sciences cognitives. Ces technologies peuvent apporter beaucoup de choses à l'humanité mais faute de contrôle pourront provoquer aussi des catastrophes. Les adeptes du concept de destruction créatrice (il faut détruire pour changer et croitre) de Schumpter y voit la panacée alors que les conservateurs en redoutent des risques (OGM, principe de précaution, etc). 


En plein essor, les NBIC bouleversent profondément les pouvoirs traditionnels : la monnnaie devient électronique, toutes sortes de données circulent librement sur toute la planète et sont récupérées par chacun grâce à un téléphone mobile (devenu Smartphone), encadrées par des plateformes . C'est lui, ce petit téléphone associé à chaque individu, qui rend possible ce bouleversement. 

A ce phénomène de "destruction créatrice", s'ajoute deux facteurs d'affaiblissement des Etats : la mondialisation, et le développement des Lobby / Think tanks qui symbolisent la montée du pouvoir du secteur privé par la phénomène de concentration du capital (on y retrouve une approche marxiste).

D'abord revenons sur les pouvoirs traditionnels des Etats. Ces mêmes pouvoir pouvant être exercés sous différents régimes comme les monarchies ou les Empires. Très injuste pour des raisons de répartition historique déjà évoquées, la notion d'Etat étant communément acceptée, jusqu'à présent, pour détenir le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire.

Pour les plus libéraux, le rôle de l'Etat devrait se limiter à assurer la sécurité extérieure (Armée), sécurité intérieure (Justice et Police), émettre la monnaie. Et encore...

Ne pas oublier qu'il faut bien distinguer l'autorité du pouvoir : il peut y avoir du pouvoir sans autorité (autoritarisme du petit chef) et de l'autorité sans pouvoir (la sérénité du vieux sage). 

L'autorité n'a besoin ni d'imposer ni de justifier. Le mot vient du latin Augere qui signifie augmenter. Selon, L'autorité est donc une opération un peu mystérieuse qui augmente le pouvoir ou un argument.




 [Les trois pouvoirs des Etats]