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LES BERGERS D'ARCADIE - NICOLAS POUSSIN

POURQUOI LES GENS S'inTERESSENT A l'ART ? INTOUCHABLES 2011 OMAR SY FRANCOIS CLUSET

16000

Nb de toiles au Musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg

> PEINTURE

La peinture a été tuée par la photographie au XXème siècle. Elle demeure l'un des seuls témoignages du passé avec les écrits, sous différentes formes, ainsi qu'avec la sculpture, mais bien moins riche en transmission d'informations. Seul le monde Occidental s'est autant s'exprimé par la peinture. 

Rien d'équivalent n'existe en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique. Si l'Afrique a conservé longtemps des formes de civilisations rustiques, le Moyen-Orient s'est auto-censuré, avec l'Islam interdisant toute représentation, et, il est surprenant de constater qu'en Asie, aucun peuple n'a utilisé ce registre de manière aussi intense qu'en Europe même si la peinture asiatique en Chine ou au Japon comprend une grande variété de genres et de styles. 

Contrairement à la formation de l'artiste en Occident, la formation classique du peintre au Japon est inséparable de l'apprentissage de la calligraphie. C'est fondamentalement un « art du trait » où la notion de trait n'est pas la même qu'en Occident qui voit le trait comme un pur contour, une limite.

L'importance de la calligraphie explique également le fait qu'au Japon, dans la tradition, les peintres sont des lettrés, tandis que la peinture a été considérée en Occident, jusqu'à la Renaissance, comme un art de la matière, trompeur, par opposition à la philosophie, la géométrie et la musique, selon une tradition de pensée platonicienne ou néo-platonicienne. Les Quatre Trésors du lettré sont au cœur de la peinture japonaise qui utilise traditionnellement l'encre. Il y a donc souvent un lien entre l'art de la peinture et une forme de phisolophie et représentation du monde.
  
Ecrivains et peinture. Comme l'a souligné Yves Peyré dans son ouvrage de référence Peinture et poésie, «depuis toujours les écrivains ont regardé la peinture comme s'il y avait là pour leur propre aventure un enseignement à méditer, et ceci se bâtit sur des appels de réalité». 

L'artiste exhaussé au rang de personnage de roman: le Claude Lantier de Zola (L'Œuvre) n'est autre que son ami Cézanne, ce qui se solda par une brouille. Pour sa part, Balzac s'est inspiré de Nicolas Poussin pour son Chef-d'œuvre inconnu

La science de la peinture est tellement divine qu'elle transforme l'esprit du peintre en une espèce d'esprit de Dieu.

Préambule

Jusqu'à l'invention de la photographie (1829), la peinture était le seul moyen de transmettre des "images" et donc des témoignages historiques de scènes observables. Son développement tient compte de l'essor de la photographie pour se déplacer sur le terrain de l'art. D'où l'apparition de nouveaux mouvements artistiques,  comme l'impressionnisme, le postimpressionnisme, le fauvisme, l'expressionnisme, le cubisme et le dadaïsme, qui ont profondément changé la perception du monde hérités de la Renaissance.

Le Liban et le dialogue interreligieux


La Madone du peintre italien du 15ème siècle Gentile da Fabriano. 

Anectode de Ghassan Tuéni dans son libre "Enterrer la haine et la vengence" (influence de Charles Malek) :Cette peinture avait été choisie en 2008 pour l'inauguration du Musée d'Art islamique de Doha par la fille de l'émir cheikha Al-Mayassa bent Hamad Al-Thani. En bas, des versets du coran en écriture dorée : "Au nom du Dieu Clément et Miséricordieux..." 

Véronèse

Ecole d'Athènes de Raphael

L'École d'Athènes est une fresque du peintre italien Raphaël, exposée dans la Chambre de la Signature(les Stanze) des musées du Vatican. Cette fresque symbolique présente les figures majeures de la pensée antique.
En 1508, Raphaël (qui a signé dans le cou d'un des personnages, Euclide) est nommé officiellement peintre de la papauté, et réalise la fresque entre 1508 et 1512 pour les appartements de Jules II. Elle possède des dimensions impressionnantes.

Etrange ouverture d'esprit du Vatican à une période comprise entre l'inquisition médiévale et l'inquisition romaine. Une Congrégation a alors été créée par le Pâpe Paul III en 1542. Cette congrégation avait pour mission de lutter contre les hérésies, et plus particulièrement de faire obstacle aux progrès du protestantisme

Ecole d'Athènes de Raphael : les personnages

Détail des personnages : 1 : Zénon de Cition ou Zénon d'Élée – 2 : Épicure – 3 : Frédéric II de Mantoue – 4 : Boèce ou Anaximandre ou Empédocle de Milet – 5 : Averroès – 6 : Pythagore – 7 : Alcibiade ou Alexandre le Grand – 8 : Antisthène ou Xénophon – 9 : Hypatie ou Francesco Maria Ier della Rovere – 10 : Eschine ou Xénophon – 11 : Parménide – 12 : Socrate – 13 : Héraclite (sous les traits de Michel-Ange) – 14 : Platon tenant le Timée (sous les traits de Léonard de Vinci, selon la plupart des sources) – 15 : Aristote tenant l’Éthique (sous les traits de Michel-Ange , selon Daniel Arasse) – 16 : Diogène de Sinope – 17 : Plotin – 18 : Euclide ou Archimède entouré d'étudiants (sous les traits de Bramante) – 19 : Strabon ou Zoroastre – 20 : Ptolémée– R : Raphaël en Apelle – 21 : Le Sodoma Quentin Augustine (Le Protogène)

PEINTURE

Classicisme


Le classicisme est un mouvement culturel, esthétique et artistique qui se développe en France, et plus largement en Europe, à la frontière entre le xviie siècle et le xviiie siècle, de 1660 à 1715. Il se définit par un ensemble de valeurs et de critères qui dessinent un idéal s'incarnant dans l’« honnête homme » et qui développent une esthétique fondée sur une recherche de la perfection, son maître mot est la raison.

La centralisation monarchique, qui s'affirme dès 1630 sous l'autorité de Richelieu d'abord, puis de Mazarin, dépasse le cadre politique pour toucher le domaine culturel. Doctes et littérateurs regroupés dans diverses académies inventent alors une esthétique fondée sur des principes assez contraignants qui amèneront la critique moderne à assimiler, de façon souvent réductrice, classicisme et respect des règles qui doivent permettre la production d'œuvres de goût inspirées des modèles de l'art antique marqués par l'équilibre, la mesure et la vraisemblance.

Le classicisme concerne la littérature du xviie siècle, en particulier le théâtre, mais aussi d'autres arts comme la musique, la peinture ou l'architecture.


De façon générale, dans l'histoire de la peinture, le classicisme peut s'entendre au moins de deux façons principales :

en tant que catégorie métahistorique et entendue « au sens large », la peinture classique devient synonyme de peinture académique, qui repose avant tout sur le réalisme et la figuration, et représente les choses de manière prétendument objective, traditionnelle15, voire un peu mièvre, et ne cherche à aucun prix à provoquer de scandale. Ce sens est d'ailleurs généralement assez dépréciatif.

en tant que catégorie historique et entendue au sens restreint, la peinture classique est un courant artistique qui s'oppose au mouvement baroque, que ce soit au niveau de la facture, de la composition ou des sujets privilégiés16,17. Après les excès du maniérisme, un certain nombre de peintres du xviie et xviiie siècles décident d'une sorte de retour à l'ordre et souhaitent retrouver l'équilibre18 et la perfection atteinte notamment par les artistes de l'antiquité et retrouvée par les peintres de la fin de la Renaissance.

La peinture classique est fondée principalement sur l’œuvre de Raphaël, qui en demeurera la référence. Elle tend vers un idéal de perfection et de beauté, à travers des sujets nobles, de préférence inspirés de l'antiquité ou de la mythologie gréco-latine tels que les figures héroïques, les victoires ou la pureté des femmes.

Les peintres classiques cherchent à symboliser le triomphe de la raison sur le désordre des passions : la composition et le dessin doivent primer sur la couleur, le concept sur la séduction des sens. 

C’est pour cela que des règles précises et strictes doivent exprimer la représentation de la nature. La composition est donc presque toujours symétrique ou – au moins – équilibrée, et les personnages toujours ramenés à des proportions plus réduites et représentés en pied, le hors-cadre étant quasiment banni. 

D'autre part le décor, et tout particulièrement la nature, doivent refléter le sujet principal, lui faire écho en reprenant les mêmes thèmes.

La peinture classique porte à la méditation et étudie les maîtres nouveaux pour exprimer la morale et, par ailleurs, le drame. Les cortèges triomphaux occupent une large place, ainsi que les sujets qui exaltent les sentiments nobles.

Parmi les plus grands représentants de la peinture classique, on compte un grand nombre de peintres français, le mouvement ayant une influence considérable dans le pays grâce à la prédominance du classicisme en architecture sous le règne de Louis XIV. On citera notamment Philippe de Champaigne, Nicolas Poussin et Charles Le Brun.



Romantisme (1770-1870) : Goya, Géricault, Delacroix


Réalisme (~1850) : Courbet


Avec l'apparition de la photographie, rupture : de nouveaux courants naissent pour compenser la perte d'utilité de la peinture pour présenter le cliché d'une scène observable. Rupture aussi avec l'Académie Royale de peinture et de sculpture. 


Impressionisme (surtout 1871-1886) et post impressionisme (fin 1880-1910)

Le symbole : Impression soleil levant de Monet (1872)


Fauvisme (1905-1910) avec Matisse comme précurseur (utilisation de la couleur) et expressionisme (début 20ème siècle) avec Le Greco et Grünewald


Dadaïsme avec Hugo Ball et Cubisme avec Picasso et Braque


Suréalisme à partir de 1924 avec Henri Breton (forces psychiques), Magritte, Dali, Prévert, Max Pol Foucher.



Les Bergers d'Arcadie


Le misanthrope de Brueghel

Notes


Bibliographie

Sociétés secrètes, Alexandre Adler, Grasset 2007

La lutte avec l'ange - Eugène Delacroix

Estampe japonaise -19ème siècle

Utagawa Kuniyoshi. Estampe, 1843 - 1847. Le général Amakasu Kagemochi à l'une des batailles de Kawanakajima.

Orion Aveugle cherchant le soleil (Nicolas Poussin 1658)

Oeuvre de Poussin qui a beaucoup intéressé l'écrivain Claude Simon (prix Nobel de littérature en 1985*)

* Voici un extrait de son discours de remerciement lors de la cérémonie de remise des prix Nobel à Stockholm, le 9 décembre 1985 :


« Je suis maintenant un vieil homme, et, comme beaucoup d'habitants de notre vieille Europe, la première partie de ma vie a été assez mouvementée : j'ai été témoin d'une révolution, j'ai fait la guerre dans des conditions particulièrement meurtrières (j'appartenais à l'un de ces régiments que les états-majors sacrifient froidement à l'avance et dont, en huit jours, il n'est pratiquement rien resté), j'ai été fait prisonnier, j'ai connu la faim, le travail physique jusqu'à l'épuisement, je me suis évadé, j'ai été gravement malade, plusieurs fois au bord de la mort, violente ou naturelle, j'ai côtoyé les gens les plus divers, aussi bien des prêtres que des incendiaires d'églises, de paisibles bourgeois que des anarchistes, des philosophes que des illettrés, j'ai partagé mon pain avec des truands, enfin j'ai voyagé un peu partout dans le monde... et cependant, je n'ai jamais encore, à soixante-douze ans, découvert aucun sens à tout cela, si ce n'est comme l'a dit, je crois, Barthes après Shakespeare, que « si le monde signifie quelque chose, c'est qu'il ne signifie rien » — sauf qu'il est. »