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LES BERGERS D'ARCADIE - NICOLAS POUSSIN (1638-1640)

POURQUOI LES GENS S'inTERESSENT A l'ART ? INTOUCHABLES 2011 OMAR SY FRANCOIS CLUSET

16000

Nb de toiles au Musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg

> PEINTURE

La peinture a-t-elle été tuée par la photographie au XXème siècle ? Elle demeure l'un des seuls témoignages du passé avec les écrits, sous différentes formes, ainsi qu'avec la sculpture, mais bien moins riche en transmission d'informations. 

Pendant des sciècles, seul le monde Occidental s'est autant s'exprimé par la peinture. Rien d'équivalent n'existait en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique. Le Moyen-Orient s'est auto-censuré, avec l'Islam interdisant toute représentation, et, il est surprenant de constater qu'en Asie, aucun peuple n'a utilisé ce registre de manière aussi intense qu'en Europe même si la peinture asiatique en Chine ou au Japon comprend une grande variété de genres et de styles et que la Chine s'est emparée de l'Art contenporain depuis les années 90. 

Contrairement à la formation de l'artiste en Occident, la formation classique du peintre au Japon est inséparable de l'apprentissage de la calligraphie. C'est fondamentalement un « art du trait » où la notion de trait n'est pas la même qu'en Occident qui voit le trait comme un pur contour, une limite.

L'importance de la calligraphie explique également le fait qu'au Japon, dans la tradition, les peintres sont des lettrés, tandis que la peinture a été considérée en Occident, jusqu'à la Renaissance, comme un art de la matière, trompeur, par opposition à la philosophie, la géométrie et la musique, selon une tradition de pensée platonicienne ou néo-platonicienne. Les Quatre Trésors du lettré sont au cœur de la peinture japonaise qui utilise traditionnellement l'encre. Il y a donc souvent un lien entre l'art de la peinture et une forme de phisolophie et représentation du monde.
  
Ecrivains et peinture. Comme l'a souligné Yves Peyré dans son ouvrage de référence Peinture et poésie, «depuis toujours les écrivains ont regardé la peinture comme s'il y avait là pour leur propre aventure un enseignement à méditer, et ceci se bâtit sur des appels de réalité». 

L'artiste exhaussé au rang de personnage de roman: le Claude Lantier de Zola (L'Œuvre) n'est autre que son ami Cézanne. Pour sa part, Balzac s'est inspiré de Nicolas Poussin pour son Chef-d'œuvre inconnu

Pierre Boulez cherche une partie de son inspiration musicale dans la peinture. Lors d'une longue période pendant laquelle les arts classiques étaient quasiement les seuls arts, la musique et la peinture se sont cotoyées de manière rapprochée et les artistes réciproquement inspirés. La [Musique] fait appel à un autre sens, l'ouie. 

La science de la peinture est tellement divine qu'elle transforme l'esprit du peintre en une espèce d'esprit de Dieu.

PEINTURE

UN ART TRIBUTAIRE DES TECHNIQUES DISPONIBLES - ET SURTOUT TIRE PAR LES RELIGIONS - LES CATEGORIES DE PEINTURES OU HIERARCHIE DU GENRE - LES COURANTS ARTISTIQUES - LA PHOTOGRAPHIE - L'ART CONTEMPORAIN - LA CHINE - LE STREET ART

Un art tributaire des techniques disponibles 

Les premières peintures, murales, remontent à la préhistoire, que ce soit en Europe, au Moyen-Orient ou en Asie. Entre cette période primitive et celle de l'essor de la peinture en Europe dans les années 1 200, il ne s'est pas passé grand chose excepté l'épisode égyptien avec les papyrus. Les principales traces de créativité se trouvent en Inde ou au Moyen-Orient où certains artistes ont réalisé des fresques. Les techniques se limitaient à utiliser en support la pierre ou le bois. Ce n'est qu'à partir du XVème siècle que des peintres flamands, nottament les frères Van Eyck, répandent la technique de la peinture à l'huile qui existait déjà depuis longtemps [1]. Au Tibet, les les thangkas réalisés sur un support de toile de coton provenant d'Inde apparaissent au IX ème siècle.


Et surtout tiré par les religions

En Asie, au Moyen-Orient et en Europe, ce sont les religions qui ont développé et façonné l'ensemble des premiers courants artistiques  : miniatures en Inde, calligraphie en Chine et au Japon, Thangas bouddhistes au Tibet, etc. Pour y parvenir, elles ont dû s'adapter car les trois religions du Livre prohibaient toute représentation figurative. L'exemple le plus connu et encore polémique au XXIème siècle étant l'interdiction de représentation du prophète Mahomet chez les Musulmans.

La peinture en Occident se construit ensuite souvent en rapport avec d'autres arts, surtout la [Littérature]. Pourquoi est-ce si unique ? Il n'existe rien d'équivalent au Moyen-Orient car l'Islam ne favorise pas les représentations, ni même en Asie (en Chine, en Inde ou au Japon) dont les [intellectuels] reste étanche à l'art de la [Peinture], probablement accaparée par la caligraphie propre à leur [Langue].

En Inde, l'art d'inspiration religieuse laisse peu de place à la créativité. On trouve les peintures puraniques du Kerala murales puis sur rouleau et sur tissus collées avec l'école Tanjore du Tamil Nadu. Quant aux peintures de la fin du XIXème siècle sous l'influence de la famille Tagore et de quelques écoles comme celle du Bengale [2], certaines furent parfois d'inspiration européenne [3] mais ensuite critiquées [4].

Seul le christianisme parmi les trois monthéismes a changé de position vis à vis de la représentation figurative suite à l'Edit de Milan de 313 - avec la liberté de culte, l'art chrétien sort alors de sa clandestinité - et du Concile de Nicée de 787 autorisant l'association d'images religieuses à des idoles au motif de l'instruction religieuse. L'Eglise a ensuite poursuivi activement une sorte de stratégie marketing à vocation éducative en étant commanditaire de nombreux artistes à partir du XVème siècle [5]. L'accès directe des oeuvres auprès d'un public, réparti sur tout le territoire et dans les campagnes a de quoi rendre dubititatif sur l'efficacité d'une telle démarche. Les Eglises devaient se partager entre elles quelques oeuvres pour les montrer à leurs paroissiens et beaucoup d'oeuvres étaient peintes à l'intérieur des murs des Eglises.


Les catégories de peintures ou la hiérarchie des genres

Les créations d'oeuvres n'étaient donc pas fruit de l'imagination d'artistes mais celui de commandes précises en fonction de codes. Héritée de l’Antiquité et codifiée en 1668 par André Félibien, secrétaire de l’Académie, la
hiérarchie des genres priorisait l’invention aux dépens de l’imitation pour les scènes religieuses, l'imitation étant déléguées aux portraitistes, peintres de paysages ou de natures mortes.

-Au sommet se trouvait la peinture d’histoire, appelée «le grand genre» : tableaux souvent de grande taille, à sujets mythologiques, religieux ou historiques .
-Le portrait, représentant des personnages importants du passé comme du présent.
-Les scènes de genre : représentations, généralement de petite taille, de scènes de la vie quotidienne attachées aux personnes ordinaires.
-Le paysage.
-La nature morte.

Au XIXe siècle, les peintres se sont progressivement libérés de cette hiérarchie et ont convergé dans des courants cohérents étudiés aujourd'hui en histoire de l'Art et maîtrisés finalement par peu de monde dans la [Population], le sujet étant plutôt prisé chez les [Talents].

C'est à partir de la peinture classique que plusieurs courants successifs se sont succédés sans qu'il existe de définition très précise sur ce qu'ils recouvrent.


Les courants influencés d'abord par la religion


Les courants ont bien existé, mais de leur vivant leurs participants n'avaient pas le recul nécessaire pour en faire l'analyse. Ce sont leurs succésseurs et des historiens qui s'y sont consacrés y compris dans l'appelation de ces mouvements.


- Le gothique (1200 - 1400) mouvement médiéval s'est développé dans la France de l'art roman et s'inspire de la période gothique en architecture et reste focalisé sur la thématique religieuse. La peinture gothique telle qu'on la connaît n'apparaît pas avant environ 1200, soit près de 50 ans après les origines de l'architecture et la sculpture gothique.

Le mot « gothique » pour l'art est d'abord utilisé comme synonyme de « barbare », se nouant donc à une connotation péjorative. Ses détracteurs voient ce type d'art médiéval comme non raffiné et trop éloigné de l'esthétique et des proportions de l'art classique. Le qualificatif « gothique » pour cet art est d'abord utilisé dans une lettre de l'artiste Raphaël au pape Léon X (1518), et est ensuite repris et popularisé par l'artiste et écrivain italien Giorgio Vasari, dès 1530, lorsqu'il qualifie l'art gothique de « désordre monstrueux et barbare ». L’art gothique est considéré, à tort, comme un art barbare. Ce sont les Goths qui, en 410, ont saccagé Rome. Il s’agit d’opposer l’art du Moyen Âge à l’art de l’Antiquité.

Les médias primaires à l'époque gothique incluent la sculpture, la peinture sur bois, les vitraux, les fresques et les manuscrits enluminésLa peinture gothique est un style de représentation picturale appartenant aux arts gothiques, apparu en Europe occidentale, environ 50 ans après les débuts de l'architecture et la sculpture gothiques. 

L’art gothique est avant tout un courant au service de la religion chrétienne. Les images créées à l’époque véhiculent en permanence un message eschatologique (l’espérance de vie est, à l’époque, d’une trentaine d’années dans le but d’éduquer les fidèles qui ne savent ni lire ni écrire. L’art gothique transmet un ensemble de règles civiques et morales ; cela sert à conserver l’équilibre social. Il doit être simple et accessible à tous.

Les couleurs vives de l’art gothique, souvent sur fond doré, contrastent avec l’absence de couleur du quotidien : au Moyen Âge, le peuple européen vit dans un monde brun, gris et marron. Seuls les vêtements des nobles et des religieux sont constitués de couleurs vives. L’inexistence de l’éclairage ne permet pas d’ajouter du volume aux peintures.

La peinture gothique se caractérise par ses couleurs vives sur fond doré. La représentation des personnages ne reflète pas la réalité. Impossible de reconnaître physiquement celui ou celle qui apparaît dans la peinture; ce que l’Église, à l’époque, considérait comme un signe d’orgueil et de vanité. En ce qui concerne les détails narratifs, ils se limitent aux symboles religieux. Par exemple : représentation du Christ avec la croix, de saint Marc avec un lion ailé, de saint Pierre avec des clés. Beaucoup de représentations illustrent "littéralement" la Bible ce qui explique parfois des images incompréhensibles dont e Vatican a progressivement fait disparaitre les traces par la suite.

Le réalisme dans les traits des personnages s’avère plutôt absent car l’identification d’un individu est signe d’orgueil et de vanité. Les divers symboles suffisent à identifier les sujets : le Christ porte la croix et son corps peut être marqué de stigmates, la tête des saints est entourée d’une auréole, saint Pierre a des clefs entre les mains, etc. Les personnages les plus importants, comme le Christ, la Vierge ou les saints, sont représentés dans de plus grandes dimensions que les sujets moins importants dans ce qu'on appelle la perspective signifiante. 

Peindre (la représentation d'une image sur une surface) pendant la période gothique se pratique sur quatre principaux supports : Les livres d'heures (livres de prières qui contiennent des miniatures et des enluminures), les retables (tableaux peints ou sculptés qui ornent le dessus des autels des églises), les retables à plusieurs panneaux (diptyques, triptyques ou polyptyques), les fresques (ornent de grandes structures, notamment les voûtes des églises).

Sous les influences conjuguées des styles italiens, français et flamands, la peinture gothique évolue pour devenir internationale.

Exemple : Giotto di Bondone, le cas de les grandes pestes noires qui décimèrent une grande partie de ses étudiants 

Simone Martini, élève de di Bondone selon Giorgio Vasari, est un peintre italien né à Sienne, il a grandement influencé le développement du style gothique international.


- La Renaissance (1400 – 1600), dure sur une longue période faite elle même de plusieurs courants 


Au 15e siècle, l'introduction d'imprimés à bon marché, surtout la gravure sur bois, rend possible, même pour les paysans, d'avoir des images de dévotion à la maison.

a.Première Renaissance 

Les anciennes techniques font place à l’invention de la perspective linéaire. Le volume est créé en utilisant des dégradés en clair-obscur et l’ombre portée va ajouter à la mise en place des éléments au sein du décor. L'évolution de la technique permettant une reproduction de l’espace fidèle du motif vient encore ajouter au réalisme de la nouvelle composition.
La renaissance va révolutionner la composition picturale et poser les bases de la représentation pour les cinq siècles à venir. La composition gothique devient du coup inutile et l’image s’exprima à travers un nouveau langage capable de traduire le nouveau mode de pensée dans lequel l’homme, en accord avec la philosophie humaniste, se trouve non seulement au centre de la composition grâce aux lignes de construction convergeant toutes vers un point de fuite unique mais aussi sujet central, exclusif et absolu du tableau.

Exemples :

Italie : Antonello de Messine, Giovanni Bellini, Sandro Botticelli, Léonard de Vinci, Fra Angelico, Domenico Ghirlandaio, Filippo, et Philippino Lippi 
Europe du Nord :
Jérôme Bosch, Dieric Bouts, Robert Campin, Petrus Christus, Gérard David, Albrecht Dürer, Jean Fouquet, Hans Holbein le jeune, Hans Memling, Hugo van der Goes, Rogier van der Weyden, Jan van Eyck

b.Renaissance classique

La période appelée classique correspond à la période d’activité de Raphaël (1500 - 1520) qui impose à son époque un style adopté par tous comme modèle du langage figuratif pictural. Bien entendu le style classique n’est pas une invention du seul Raphaël mais un aboutissement artistique, fruit des recherches commencées un siècle plus tôt par tous les artistes du Quattrocento [6]. Le peintre doit maîtriser les techniques qui lui permettent un certain réalisme ainsi que posséder une érudition particulière afin d’intégrer des motifs en accord avec le sujet : les épisodes religieux ou mythologiques, par exemple, sont représentés dans un décor d’époque et les personnages sont vêtus à la mode de la Rome antique. Si les motifs sont tous issus de la réalité, l'objet du tableau reste néanmoins au service du message, qu’il soit politique ou religieux. L'organisation de la scène utilise la symétrie et la composition en triangles imbriqués. 

Exemples : « trois génies » dont les conceptions s’opposent : Raphaël, Leonard de Vinci et Michel-Ange. Ils ont laissé une impression si forte sur leurs contemporains que les artistes de la génération suivante ont cherché  une nouvelle expression picturale pour s'affirmer. C'est dans ce contexte que le style classique s'effacera
pour laisser place au maniérisme.

Florence, Rome : Andrea del Sarto, Le Pérugin, Léonard de Vinci, Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange, Raphaël, Le Corrège
Venise : Giovanni Bellini, Lorenzo Lotto, Giorgione Le Titien, Le Tintoret, Véronèse

Michel Ange et la chapelle Sixtine, la forme du cerveau ou les postures sodomites de la peinture "Le jugement dernier"

c.Manièrisme 

Dès la moitié du XVème siècle : les proportions mathématiques sont délaissées au profit d'une déformation des corps en hauteur. Michel-Ange et ses rythmes déliés sont repris. La réponse que Botticelli avait apportée avec sa Naissance de Vénus au problème d'équilibre et d'harmonie est appliquée au sujet, quelquefois jusqu'à l'exagération. Queques règles de styles ressortent :
- Cela permet l'apparition d'une ligne "serpentine" (ligne de construction de forme sinueuse) qui devient vite l'identité de la "grande manière". 
- Les couleurs sont souvent froides et les corps s'exposent en contrapposto (torsion du corps selon deux axes opposés) dans une pâleur minérale. 
- Les gestes sont éloquents, figés dans des postures théâtrales. 
- L'éclairage peut perdre son aspect jusqu'alors uniforme pour des effets nocturnes ou orageux. 
- Une attention particulière est apportée au rendu des matières et aux objets décoratifs.


Exemples  :
Italie : Giuseppe Arcimboldo, Agnolo Bronzino, Le Corrège, Le Parmesan, Pontormo, Primatice, Le Tintoret, Véronèse
Europe du Nord : Lucas Cranach l'ancien, Mabuse, Hans Holbein le jeune
France : Jean Clouet et  Maîtres de l'école de Fontainebleau
Espagne : Le Greco


d.Le Caravagisme (1600-1650), les débuts du courant baroque

Le caravagisme n'est pas réellement un mouvement pictural mais plutôt une inspiration du style du peintre Michelangelo Merisi dit le Caravage que l'on retrouve chez divers artistes (baroque et classique).
Si les générations précédentes s'appliquaient à recopier la nature le plus vraisemblablement possible, le résultat était toujours empreint d'un imaginaire destiné à servir un modèle héroïque issu de la pensée néoplatonicienne. Le nouveau sentiment de réalité proposé par Caravage est lié à la représentation de ce que voit l'artiste : ce qui était suggéré devient identifiable dans l'image. Le Caravage utilise la lumière comme un signifiant. Elle dessine la réalité, la souligne et l'exalte, servant essentiellement à lier le dialogue des personnages, le dialogue des regards.

-L'éclairage, lorsqu'il ne provient pas d'une source difficilement identifiable à l'intérieur même de la composition, est latéral et participe avec violence au modelé des corps. Il crée la profondeur sans avoir recours aux artifices de la perspective linéaire. 

-Le fond sombre et l'absence d'arrière-plan rend la scène particulièrement intimiste tout en produisant une ambiance dans laquelle l'être humain est porteur d'une destinée ombrageuse aux accents souvent mystiques.

Apparu à la suite de l'œuvre du Caravage à la fin du XVIème siècle, le caravagisme est parfois assimilé à une forme de baroque romain face au classicisme des Carrache. Cette idée est cependant à nuancer en raison des nombreuses similitudes qui rapprochent ces deux écoles romaine et bolonaise. Ce courant ne doit pas être décrit comme un groupe ou comme une école, car il ne constituait pas un mouvement structuré, mais tout au plus une imitation, une influence de l’Italie. 

Exemples d'artistes :

Italie : Artemisia Gentileschi Orazio Gentileschi Bartolomeo Manfredi, José de Ribera Le Guerchin
France : Georges de La Tour, Valentin de Boulogne
Europe du Nord : Antoon van Dyck, Jacob Jordaens, Gerrit van Honthorst, Rubens
Espagne : Francisco de Zurbaran, Diego Velasquez, Bartolomeo Murillo, Jusepe de Ribera


- Le baroque (1600 – 1720)

Né en Italie à Rome, Mantoue, Venise et Florence à la charnière entre les XVIème et XVIIème siècles et se répand rapidement en Europe dans tous les domaines artistiques, sculpture, peinture, littérature, architecture et musique et se caractérise par l’exagération du mouvement, la surcharge décorative, les effets dramatiques, la tension, l’exubérance et la grandeur parfois pompeuse.

L’art baroque est caractérisé par des couleurs riches et profondes, les jeux d’ombres et de lumières intenses(utilisation du clair-obscur). L’art baroque est réputé pour évoquer l’émotion et la passion et non la rationalité et le calme qui se dégage de la peinture de la Renaissance.

Par opposition à la peinture de la Renaissance qui montre habituellement le moment précédant un événement important, les artistes baroques choisissent le point le plus dramatique, le moment où l'action se produit.

Les peintres baroques abordent généralement des thèmes artistiques tirés des légendes et contes bibliques ou mythologiques. Cependant, bien que la peinture religieuse, la peinture d'histoire, les allégories et les portraits soient considérés comme les sujets les plus nobles, le paysage et les scènes de genre sont également très répandus.

Exemples d'artistes 

Néerlandais : Rembrandt, Frans Hals, Jacob van Ruisdael, Johannes Vermeer, Jan Steen
Espagnols : Francisco Ribalta, José de Ribera, Francisco de Zurbarán, Diego Velázquez
Flamands : Pierre Paul Rubens, Antoine Van Dyck, Jacob Jordaens, Jan Brueghel l'Ancien, 
Français : Trophime Bigot, Jean de Beaugrand, Abraham Bosse, Hyacinthe Rigaud
Italiens : Michel Ange, précurseur du baroque), Gian Lorenzo Bernini, dit Le Bernin, surnommé « le second Michel Ange »), Caravage


Le classicisme, l'influence des Lumières et du rationel

- Le Classicisme (1600 – 1700)

Mouvement culturel, esthétique et artistique qui se développe en France, et plus largement en Europe. Il se définit par un ensemble de valeurs et de critères qui dessinent un idéal s'incarnant dans l’« honnête homme » et qui développent une esthétique fondée sur une recherche de la perfection, son maître mot est la raison.

La peinture classique est fondée principalement sur l’œuvre de Raphaël, qui en demeurera la référence. Elle tend vers un idéal de perfection et de beauté, à travers des sujets nobles, de préférence inspirés de l'antiquité ou de la mythologie gréco-latine tels que les figures héroïques, les victoires ou la pureté des femmes.


Les peintres classiques cherchent à symboliser le triomphe de la raison sur le désordre des passions : la composition et le dessin doivent primer sur la couleur, le concept sur la séduction des sens. 
C’est pour cela que des règles précises et strictes doivent exprimer la représentation de la nature. La composition est donc presque toujours symétrique ou – au moins – équilibrée, et les personnages toujours ramenés à des proportions plus réduites et représentés en pied, le hors-cadre étant quasiment banni. 
D'autre part le décor, et tout particulièrement la nature, doivent refléter le sujet principal, lui faire écho en reprenant les mêmes thèmes.


Exemples d'artistes :  un grand nombre de peintres français, le mouvement ayant une influence considérable dans le pays grâce à la prédominance du classicisme en architecture sous le règne de Louis XIV, Philippe de Champaigne, Nicolas Poussin et Charles Le Brun.


La centralisation monarchique, qui s'affirme dès 1630 sous l'autorité de Richelieu d'abord, puis de Mazarin, dépasse le cadre politique pour toucher le domaine culturel. Doctes et littérateurs regroupés dans diverses académies inventent alors une esthétique fondée sur des principes assez contraignants qui amèneront la critique moderne à assimiler, de façon souvent réductrice, classicisme et respect des règles qui doivent permettre la production d'œuvres de goût inspirées des modèles de l'art antique marqués par l'équilibre, la mesure et la vraisemblance.

Le classicisme concerne la littérature du XVIIème siècle, en particulier le théâtre, mais aussi d'autres arts comme la musique, la peinture ou l'architecture.

De façon générale, dans l'histoire de la peinture, le classicisme peut s'entendre au moins de deux façons principales :

en tant que catégorie métahistorique et entendue « au sens large », la peinture classique devient synonyme de peinture académique, qui repose avant tout sur le réalisme et la figuration, et représente les choses de manière prétendument objective, traditionnelle, voire un peu mièvre, et ne cherche à aucun prix à provoquer de scandale. Ce sens est d'ailleurs généralement assez dépréciatif.


en tant que catégorie historique et entendue au sens restreint, la peinture classique est un courant artistique qui s'oppose au mouvement baroque, que ce soit au niveau de la facture, de la composition ou des sujets privilégiés. Après les excès du maniérisme, un certain nombre de peintres décident d'une sorte de retour à l'ordre et souhaitent retrouver l'équilibre et la perfection atteinte notamment par les artistes de l'antiquité et retrouvée par les peintres de la fin de la Renaissance.

- Le néo classicisme (1750 – 1850)

L'apparition du néo-classicisme un demi siècle après la fin du classicisme est marqué par un recul de l'influence française en Europe à partir de la guerre de Sept Ans entre 1756 et 1763 (lors de laquelle les puissances Anglo-Prusses s'imposent face à la France, cette guerre peut-être considérée comme le premier conflit mondial car elle impliquait par un système d'alliance l'Amérique du Nord et l'Inde). La rigueur et la simplicité des formes qui le caractérise est une réaction de rejet d'un style français fait de grandiloquence et de frivolité qui marque l'art Rococo, que les Anglais et les Allemands jugent pernicieux et superficiel.

Ce courant s’inspire directement de codes de l’art antique, et plus particulièrement romain : A partir de la découverte des ruines de Pompéi et d’Herculanum dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle, une mode antique est apparue dans les productions artistiques postérieures. Toutes sortes d’ornements architecturaux, et picturaux furent réutilisés entre 1780 et 1820.

??? Un idéal plastique était recherché, et une certaine leçon morale était induite par le sujet historique des oeuvres. Le portrait était également un genre privilégié. ???

Parmi les peintres représentatifs de ce courant, Jacques Louis David se distingue en intégrant l'histoire de Rome dans toutes ses oeuvres. Il  fut le maître d’une esthétique, où la douceur des tons et des contrastes favorisait la primauté des lignes et du dessin. Son élève, Jean-Dominique Ingres, avant tout un dessinateur, résista à la vision romantique ???? et les deux courants ??? LEQUEL , tout en s’opposant philosophiquement et esthétiquement, cohabitèrent quelque peu.

Exemples d'artistes  : Jean Dominique Ingres, Jacques Louis David, Antonio Canova

- Le Rococo (1710-1770) (1720 – 1790)
Après le déclin du mouvement baroque dans la seconde moitié du XVIIIème siècle naît le rococo,
principalement en France. A titre de réaction face au baroque imposé par Louis XIV, le rococo danse, joue,
chante et s’exalte.
De délicats mélanges de roses, verts et jaunes furent mis en exergue dans des compositions
frivoles et d’une surprenante légèreté, rejetant la symétrie et estompant les lignes droites. La grande peinture
décorative disparaît au profit de la peinture de chevalet, où la couleur reprend ses droits. Le terme rococo lui même est dérivé du mot rocaille provenant des ornementations imitant les rochers et les pierres naturelles.

Exemples : François Boucher, Jean Antoine Watteau, Jean Honoré Fragonard et Jean- Baptiste Tiepolo. Le style rococo disparut totalement avec la Révolution française en 1789, laissant alors la place au style néoclassique.


Le contre pieds du rationel, l'apparition de nouveaux courants plus créatifs


- Le Romantisme (1800 – 1850)

Le romantisme s’oppose à l’idéal classique en cherchant l’évasion dans le rêve, l’exotique ou le fantastique.. Les sentiments sont exacerbés et les images en deviennent théâtralisées ou même imaginaires. Un dynamisme, presque irréel émane de la fougue des compositions. LE STYLE La matière picturale devient épaisse et la « pleine pâte » est utilisée : La couleur reprenant ainsi la primauté sur le dessin. Le romantisme représentait l’art moderne de l’époque.

Ce besoin d’exposer ses sentiments peut se comprendre en vue du contexte de l’époque :

– L’épopée Napoléonienne marque les artistes. L’empereur est vu comme le héros d’une ère nouvelle. C’est celui qui a vaincu l’obscurantisme de la monarchie. Mais après la défaite de Waterloo, la jeune génération d’artiste exprime son désarroi à travers des œuvres montrant un désastre. Le plus célèbre exemple est le Radeau de la Méduse.

– La Révolution Industrielle remplace le travail manuel par le travail industriel. Les transformations technologiques et sociales qu’elle engendre sont sources d’inquiétude.

Les caratéristiques : la peinture exprime les émotions du peintre et les fait ressentir aux spectateurs, représentation subjective de la réalité, événement de l’époque traité selon les opinions de l’artiste, paysages étranges et mélancoliques.

L’intérêt des romantiques portait sur des sujets actuels ou passés. Les compositions pouvaient être de très grands formats, voire monumentales et présentaient des contrastes souvent très forts. L’artiste laissait libre cours à « sa représentation » des choses : L’identité du créateur devient manifeste et les tableaux ne nécessitent plus de commande officielle et préalable. L’acte de peindre sert à la fois de support à l’exploration plastique mais aussi à matérialiser un questionnement sur l’homme et ses rapports à la Nature.


Exemples : Les deux figures marquantes, pour la peinture en France, sont Eugène Delacroix et Théodore Géricault. Ce dernier était passionné de cheval, et en a fait le thème majeur de son oeuvre. Malheureusement il fut également la cause de sa mort lors d’une chute à seulement 33 ans.


- Le Réalisme (1850 – 1900)

Le terme caractérise une tendance apparue en France au milieu du XIXème siècle ayant pour but de donner une représentation exacte, actuelle ou quotidienne de la Nature. Il manifeste une réaction contre l’académisme néoclassique et contre les excès romantiques à la fois. Pour la première fois, les peintres réalistes sont sortis, in situ, pour peindre « en plein air », et le réel y est souvent représenté d’une façon tranchée et crue. Les peintres ont fortement éclairci et refroidi leur palette et les peintures peuvent avoir un aspect quasi photographique.

Avec l'apparition de la photographie, rupture : de nouveaux courants naissent pour compenser la perte d'utilité de la peinture pour présenter le cliché d'une scène observable. Rupture aussi avec l'Académie Royale de peinture et de sculpture. 

Exemples : Corot, Daubigny, Rousseau, Gustave Courbet


- L’Impressionnisme (1850 – 1890)

Les impressionnistes vont modifier radicalement leur rapport au sujet par rapport aux réalistes : L’intention de l’artiste sera désormais de capter par l’intermédiaire du sujet, le premier instant d’une réalité sensorielle en perpétuelle modification. Pour peindre ce moment sensible, et donc cette nouvelle façon de « voir » la réalité, les peintres vont appliquer de nouveaux procédés picturaux, capables de rendre visuel l’instantanéité de la vision et l’aspect éphémère des phénomènes observés : Seule la couleur est traitée, les lignes étant totalement abandonnées. La spontanéité recherchée est traduite par la juxtaposition de « touches » colorées qui restituent les vibrations lumineuses. Des couleurs pures, directement sorties du tube, sont utilisées.
Dans certaines oeuvres de Monet ( Impression soleil levant, Cathédrale de Rouen… ), les touches se fondent entre-elles jusqu’à une quasi-abstraction. Le paysage sera le sujet impressionniste privilégié.


L’impressionnisme n’a jamais été organisé en mouvement ou école, et aucune publication ou autre manifeste n’a vu le jour. Les peintres avaient simplement un but commun, d’ordre plastique ; Celui d’exprimer un nouveau regard sur la réalité, et de le rendre visible et perceptible d’une manière personnelle et détachée de la représentation classique. 
En 1874, alors que l’impressionnisme a déjà une dizaine d ‘années, a lieu la première exposition collective et publique, dans l’atelier du photographe Nadar. Il n’y aurait désormais plus aucun jury ni récompense ! De 1874 à 1886, huit expositions sont organisées. Les figures principales ayant participé sont, outre Monet et Renoir, Pissarro, Sisley, Berthe Morisot et Degas. Lors de la dernière exposition en 1886, Monet et Renoir, refusèrent d’y participer, manifestant ainsi leur mécontentement à l’égard d’un nouveau venu, Seurat, qui désire poser des bases scientifiques au sein du groupe. Gauguin, qui figure dans cette dernière exposition, fût également la cause de quelques disputes…

Exemples : Monet, Renoir,Gauguin

- Le Post-impressionnisme (1885 – 1905), apparition au slon de Rose-Croix en 1892 selon Emile Bernard

Le XIXème siècle fut, pour la société occidentale, une période de très grande mutation. Le pouvoir est donné à la machine, et les préoccupations principales sont économiques et productivistes. Certains artistes vivent mal cette domination du matérialisme, et dans le dernier tiers du siècle, l’Art va devenir le refuge de ceux qui la refusaient. 

Un mouvement très éclectique va apparaître dans toute l’Europe, et toucher toutes les formes d’expression artistiques : Le Symbolisme. Le symbolisme est un mouvement littéraire et artistique apparu en France, en Belgique et en Russie en réaction au naturalisme et au mouvement parnassien ?????.

Le mot est proposé par Jean Moréas, qui utilise ici l'étymologie du mot « symbole » (« jeter ensemble ») pour désigner l'analogie que cette poésie souhaite établir entre l'Idée abstraite et l'image chargée de l'exprimer. Toutes les démarches se retrouveront dans un but commun : Celui d’abandonner la description et la simple représentation, au profit de l’introspection et de la suggestion. L’Art devient alors un nouveau langage, où l’artiste peut librement y exprimer son identité individuelle ou ses états d’âme. Il devient également le refuge des valeurs spirituelles et représente pour certains, une véritable passerelle entre le monde physique et la métaphysique.

Exemples d'artistes : 

Le terme postimpressionnisme est donc une appellation nécessairement floue et plurielle, qui englobe des dizaines de courants et de styles, terme que des critiques vont appliquer, avec le recul, d'abord à Paul Cézanne — considéré comme le premier représentant de cette nouvelle rupture — puis Vincent van Gogh, Paul Gauguin, Henri de Toulouse-Lautrec et Georges Seurat.

Symbolisme : Louis Janmot dés 1835, puis Gustave Moreau et Puvis de Chavannes sont des précurseurs du symbolisme français en peinture, qui mêle au mystique les thèmes de l'étrange et du rêve. Gustav Klimbt, Edvard Munch connu pour le Le Cri.

1862, Mallarmé écrit déjà, à l’âge de vingt ans, « toute chose sacrée qui veut demeurer sacrée s’enveloppe de mystère » C’est le poète Jean Moréas qui affirme les idées du mouvement dans les pages du Figaro avec son manifeste « Le Symbolisme », le 18 septembre 1886.

L’école de Pont-Aven

Groupe de peintres réunis dans la région de Pont-Aven, en 1888, autour de Paul Gauguin et d’Emile Bernard, afin d’y pratiquer « le synthétisme », une nouvelle technique picturale inspirée des estampes japonaises, et mise au point par Gauguin. Celle-ci consiste à libérer l’espace du tableau de la perspective, à simplifier les formes au maximum jusqu’à obtenir des surfaces, à délimiter celles-ci par des cernes noirs et à y insérer des couleurs en aplats choisies arbitrairement.

Les Nabis (prophètes en hébreu )

Mouvement artistique postimpressionniste d'avant-garde, né en marge de la peinture académique de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle dont le début se situe probablement autour de 1888.

Influencé par le synthétisme et les innovations de Gauguin, Sérusier peint à Pont-Aven « Le talisman » en 1888. Ce petit tableau sur une boite de cigares dépasse les limites de la représentation pour l’époque ( c’est une des toutes premières traces de l’abstraction ! ) 

Autour de lui, un groupe de jeunes peintres, aux individualités disparates mais tous à la recherche d’innovations picturales se constitue. Maurice Denis en sera le chef de file et le théoricien. Très imprégnés de valeurs mystiques, et trouvant les oeuvres impressionnistes trop superficielles, ils désirent retrouver les sources d’un Art pur, en affirmant un caractère initiatique et sacré dans leur esthétique. Les oeuvres sont fort diverses mais se réunissent dans des influences et codes esthétiques communs : Japonisme, cloisonnisme, couleurs pures, aplats, arabesques…

- Le Cubisme (1900 – 1940)

Mouvement  qui constitue une révolution dans la peinture et la sculpture, et influence également l'architecture, la littérature et la musique. Produites essentiellement dans la région parisienne, les œuvres cubistes représentent des objets analysés, décomposés et réassemblés en une composition abstraite, comme si l'artiste multipliait les différents points de vue. Elles partagent également une récurrence des formes géométriques et du thème de la modernité.

Développé à partir de 1907 seulement à l'initiative de deux peintres Pablo Picasso, Georges Braque, ce qui est rare, et dans une certaine mesure Auguste Herbin (« précubisme »), le cubisme connait son apogée lors de la période dite du cubisme analytique (1910-1912) . Suivi par le cubisme synthétique et l'orphisme (1912) puis interrompu pendant la Grande Guerre (1914 à 1918), le mouvement demeure actif jusqu'au milieu des années 1920, notamment grâce au soutien des marchands d'art Léonce Rosenberg et Daniel-Henry Kahnweiler. Il cède ensuite la place à de nouveaux courants d'avant-garde : le mouvement dada, l'abstraction géométrique, le surréalisme, De Stijl ou encore l'Art déco.

Le cubisme a connu un succès important à travers le monde, donnant parfois lieu à l'élaboration de variantes nationales telles que le cubisme tchécoslovaque. S'il est surtout connu comme mouvement pictural, la sculpture a joué un rôle important dans le développement du mouvement. 

Exemples d'artistes :  Juan Gris, Jean Metzinger, Albert Gleizes, Robert Delaunay, Sonia Delaunay-Terk, Henri Le Fauconnier, Eugène-Nestor de Kermadec et Fernand Léger


Né en 1908 après la création des Demoiselles d’Avignon par Pablo Picasso, le cubisme est caractérisé par l’abandon de la perspective classique, l’éclatement des formes en différentes facettes et l’indépendance des divers plans.


- Le Fauvisme (1900-1920)


Le fauvisme (ou les fauves) est un courant de peinture expressionniste qui est né en France vers 1903 pour s'achever dès 1910, mais qui n'en a pas moins marqué l'art du xxe siècle en libérant notamment la couleur.

Le mot « fauves » est employé pour la première fois par Louis Vauxcelles à l'occasion du Salon d'automne de 1905. Dans un article sur cet événement publié le 17 octobre dans Gil Blas, le journaliste décrit le salon salle par salle, notant à propos de la septième, qui fait scandale :

«  Salle archi-claire, des oseurs, des outranciers, de qui il faut déchiffrer les intentions, en laissant aux malins et aux sots le droit de rire, critique trop aisée. […] Au centre de la salle, un torse d'enfant et un petit buste en marbre d'Albert Marque, qui modèle avec une science délicate. La candeur de ces bustes surprend au milieu de l'orgie des tons purs : Donatello chez les fauves...  »

Chacun d’eux, d’une façon propre, peignit le vécu quotidien, pouvant même aller jusqu’à choquer les esprits « bien-pensants » de l’époque. La période établit également quelques nouveautés dans la représentation : la froideur des tons, la diversité et la véracité des angles de vue.

Edouard Manet (réaliste à ses débuts puis impressionniste), fit scandale avec le déjeunersur l’herbe. Il innova également sur le plan plastique : le fond uni du fifre et les rapports de tons clair sur clair et sombre sur sombre de l’Olympia, constituent des trouvailles esthétiques pour l’époque.

Le Fauvisme apparaît dans le prolongement des recherches divisionnistes, du synthétisme de Gauguin, et de l’expression de Van Gogh. Il ferme la marche du siècle et ouvre la porte du suivant sur le plan chronologique et esthétique à la fois : Exaltation des couleurs pures et contrastes violents, abandon total des règles de perspective et d’espace, touche grasse et épaisse.

Exemples d'artistes  : Matisse, Courbet, Jean François Millet,Honoré Daumier, Edouard Manet


- L’Expressionnisme (1918-1935)

C’est sous une grande variété de façons de faire et d’expérimentations que la tendance à « l’expression » voit le jour dans tous les domaines artistiques durant les dernières années du siècle. ???? Le modernisme du XIXème siècle a bousculé, comme jamais encore, les valeurs et les moeurs de son temps ; Un sentiment de déracinement s’est instauré et les créateurs qui refusent le monde moderne n’hésitent plus à puiser leur inspiration dans d’autres traditions que celles européennes : Les arts primitifs, africains et océaniens, ont une influence directe sur les productions d’artistes majeurs tels Gauguin, Picasso, Matisse…
Les images aux couleurs pures et arbitraires sont simplifiées et déformées. L’expression directe traduite par ces images brutalisées matérialise le sentiment profond de l’artiste, qui est le plus souvent celui d’un malaise dans son rapport au monde.

Exemples : Les artistes expressionnistes resteront souvent isolés. Le Cri, du peintre Edvard Munch, ou Les Grands chevaux bleus (en) de Franz Marc sont représentatifs du genre expressionniste en peinture. En musique, les symphonies de Dmitri Chostakovitch sont d'esprit expressionniste à partir de la fin des années 1920. Le Greco, Grünewald


- Le Surréalisme (1930 – 1945)
Mouvement comprenant l’ensemble des procédés de création et d’expression (peinture, dessin, musique, cinéma, littérature...) utilisant toutes les forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues. Il est caractérisé par sa transdisciplinarité (peinture, objet, collage, cinéma, costume...) et l'importante collaboration entre ses membres.

En 1924, André Breton le définit dans le premier Manifeste du surréalisme comme un « automatisme psychique pur, par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée.

Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie1 (xxe siècle). En réactualisant la dimension poétique de la peinture, le surréalisme se heurte à la question de la représentation du non-figurable et de l'indicible.

Suréalisme à partir de 1924 avec Henri Breton (forces psychiques), Magritte, Dali, Prévert, Max Pol Fouchet.

Exemples d'artistes : Miro, Dali, Chirico, Magritte, Picasso


Des courants culturels transverses


TOUT REPRENDRE EN SYNTHESE


Certains courants ont eu plus de liens que d'autres avec les grandes catégories des arts. Leur influence s'est étendue sur plusieurs pays ou même continents.

Dadaïsme avec Hugo Ball 


- Les Préraphaélites (1850 – 1900)

Le préraphaélisme est un mouvement artistique né au Royaume-Uni en 1848. Ce mouvement tient la peinture des maîtres italiens du xve siècle, prédécesseurs de Raphaël, comme le modèle à imiter.


- L'Orientalisme

L'Orientalisme, mouvement littéraire et artistique né en Europe occidentale au XVIII siècle, apparait grâce aux grands voyages des explorateurs. Par son ampleur et sa vogue, tout au long du XIXème siècle, il marque l'intérêt et la curiosité des artistes et des écrivains pour les pays du couchant (le Maghreb) ou du Levant (le Moyen-Orient). L'orientalisme naît aussi dans la fascination de l'Empire Ottoman et suit sa lente désagrégation après la guerre d'indépendance grecque des années 1820 et la progression des colonisations européennes. Cette tendance exotique s'associe avec tous les courants artistiques du XIXème siècle, académique, romantique, réaliste ou même impressionniste. Elle est présente en [Architecture], en [Musique], en [Peinture], en [Littérature], en poésie… L'orientalisme a créé de nombreux clichés et poncifs que l'on retrouve aujourd'hui encore en [Littérature] ou dans les [Spectacles] comme le Cinéma.


La photographie a ajouté une nouvelle dimension marginalisant la l'importance de la peinture

L'année 1839 fait figure de date charnière avec l'invention de Daguerre. Au départ, les outils étant très techniques, ils étaient manipulés par des peintres photographes qui s'en servait pour mieux peindre le réel. L'invention a donc été plutôt bien accueilli. 

L'histoire de la peinture et de la photographie sont liées : elle a été inventée par des peintres, pour des peintres, qui en conçurent l'idée dès le XVème siècle.

La photographie a été inventée pour apporter des solutions toujours plus satisfaisantes aux problèmes posés par la peinture comme représentation du monde réel sur une surface plane, notamment le problème de la perspective.
 
Niepce (1765-1833), Talbot (1800-1877) et Daguerre (1787-1851) n'ont fait que développer chimiquement et fixer l'image projetée par la camera oscura, dont Léonard de Vinci, reprenant un thème platonicien, explique le mécanisme et à laquelle Giovanni Battista della Porta suggère dès 1588 d'ajouter une lentille convexe pour donner plus de luminosité à l'image ainsi projetée.


Mais progressivement, la popularisation de la photographie a suscité de vives réactions au sein de la communauté des artistes peintres. Le plus en avant sur ce combat était Baudelaire. A l'époque, il devait y avoir quelques milliers de peintres pour une population deux fois inférieure à celle d'aujourd'hui alors que l'on recence quelques dizaines de milliers d'artistes peintre en France dans les années 2010 [Source Maison des Artistes]. La peinture n'a pas disparu et il est toujours aussi compliqué d'en vivre. 


C'est surtout chez les peintres de la vie quotidienne dans la Hollande de la seconde moitié du xviie s. (Vermeer de Delft, Hoogstraten) et chez les védutistes italiens des xviie et xviiie s. (Vanvitelli, Zuccarelli, Canaletto et Bellotto) que l'emploi de la camera oscura fut systématique. Cet emploi est mis en évidence par des particularités de style propres à la vision optique : compression de l'espace en profondeur, grossissement exagéré et flou des détails au premier plan dû à la réfraction de la lumière (Vermeer de Delft a su tirer de ce dernier trait un parti esthétique voulu).

Baudelaire : la photographie comme modèle néfaste pour un public qui s’habitue à confondre la représentation pure et simple de la réalité avec l’art. Cette hypothèse se trouve notamment développée dans la Revue des deux-mondes, qui mène un combat sans relâche contre les tendances réalistes en peinture et en littérature : le 15 juin 1857.


Les peintres et les critiques d'art ne se sont guère prononcés lors de la publication des découvertes de Louis Daguerre, hormis Paul Delaroche. Celui-ci écrivit à Arago une lettre enthousiaste, que ce dernier lut publiquement, pour déclarer que cette invention satisfaisait à tous les besoins de l'art. Mais il semble bien que les peintres aient été, comme les critiques, d'abord favorables à la photographie, en laquelle ils ont vu tout de suite la " servante idéale de la peinture " (Baudelaire). On connaît au moins, outre celui de Delaroche, 2 témoignages d'importance, d'ailleurs indépendants, ceux de Delacroix et de Ruskin, persuadés l'un comme l'autre que l'étude de la photographie permettrait aux peintres d'accéder à une supériorité inégalée (ce sont les propres mots de Delacroix !).



L'idée de « mort » de la peinture apparaît vraiment à fn des années 70. Tout au long des
années 80-90 la critique de l'art s'est interrogée sur cette idée.
L'infuence des avant-gardes motivent ces interrogations. Des mouvements, comme Fluxus dans les
années 60, ont par exemple voulu donner priorité à la vie, à l'action.. Des artistes agissent dans ce
mouvement de désacralisation de la peinture comme Polke, qui vide la peinture de toute
transcendance ou idéologie ou Richter qui la rabaisse au rang de technique.
Depuis 2000 on ne parle plus de « mort » de la peinture, mais de « renaissance ». Le
processus de désacralisation a été assumé. De nombreux textes ont été écrits sur la question et des
expositions ont été dédiées à ce sujet. Depuis les années 2000, la peinture est devenue un médium
comme les autres qui côtoie la sculpture, la photographie... et l'installation, une solution esthétique
généralisée qui mélange les médiums.
Mais aujourd'hui, la peinture se pratique sans soumission au passé, sans le poids de la tradition, avec
une plus grande liberté.
Le processus a été long puisqu'il a démarré avec l'invention de la photographie qui a permis à la
peinture de se débarrasser de sa fonction documentaire et mimétique. On peut considérer que les
impressionnistes ont constitué en la matière un déclencheur et qu'un siècle de questionnements à
suivi : Il aura fallu une partie du XIXème et presque tout le XXème pour s'en détacher.
1


1859 : critique de Baudelaire
Les relations peintres et photographes se détériorèrent lorsque ces derniers prétendirent au statut d'artiste et obtinrent de l'empereur d'exposer au palais de l'Industrie en 1859 dans des salles proches de celles qui étaient réservées au Salon annuel de peinture. C'est l'époque de la belle et célèbre diatribe de Baudelaire qui remet la photographie à sa place de " servante de la peinture ".
 
La pétition de 1862 est bien révélatrice de cet état d'esprit. Elle fut signée par Ingres, Flandrin, Fleury-Richard, Nanteuil, Troyon, Bida, Isabey et Puvis de Chavannes (mais Léon Cogniet et Delacroix refusèrent de signer) pour empêcher toute assimilation de la photographie à une œuvre d'art : la question avait été soulevée lors d'un procès entre les photographes Mayer et Pierson, pour une question de droit d'auteur (déjà !).
 
Vers la même époque, il est vrai, la photographie se commercialise par les soins d'hommes comme Disderi, et la création de nombreux clubs de photographie ne fait que renforcer l'isolement des photographes, par rapport aux peintres, malgré les prétentions " artistiques " des premiers. 

Le rôle des expositions universelles et des salons


A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, de gigantesques expositions qui attirent des millions de visiteurs réunissent "tous les pays d'Orient et d'Occident", elles portent le nom d'Expositions universelles. 

Chaque pays présente ses inventions techniques, mais aussi ses réalisations artistiques, culturelles et sociales. Consacrées à leurs débuts à l'industrie et aux techniques, les Expositions universelles s'ouvriront peu à peu aux Beaux-Arts.


De 1851 à 1867, ces expositions sont organisées alternativement par l'Angleterre et la France qui imposent ainsi leur hégémonie, une forme de [Diplomatie] au reste du monde. La première Exposition Universelle de 1851 se tient au Crystal Palace de Londres. Paris accueille la suivante en 1855 au Palais de l'Industrie et au Palais des Beaux-Arts. Cinquante-trois états y participent avec certaines de leurs colonies. Puis viennent les Expositions universelles de 1867, 1878 (construction du palais du Trocadéro, détruit en 1937), 1889 (érection de la Tour Eiffel), 1900 (création du Petit et du Grand Palais, des gares de Lyon et d'Orsay).

A l'Exposition universelle de 1855, l'édifice de la section des Beaux-Arts (peinture, gravure, lithographie, sculpture et médailles, architecture) accueille 2176 artistes dont 1072 Français. Leurs œuvres sont vues par un million de visiteurs. Les peintres Eugène Delacroix, Dominique Ingres et Ernest Meissonier figurent parmi les lauréats français. Courbet, devant le refus de ses œuvres (Un enterrement à Ornans, 1850 et L’Atelier 1855) expose 40 tableaux en marge de l’exposition officielle dans une baraque faite de bois et de brique dénommée le « Pavillon du Réalisme » (il réitérera cette expérience lors de l’Exposition Universelle de 1867). Et c'est aussi la création du fameux classement de 1855 des grands vins.


La peinture est-elle devenue un sujet élitiste de spécialiste ? les mécènes

Parmi les principaux courants, certains ont été liés à d'autres domaines de la culture : XXXX et ont marqué l'histoire de l'art de manière transverse (sculpture, photographie, littérature, musique, architecture)

Ce qui fait la valeur d'une oeuvre : la rareté, l'innovation et la confiance en l'authenticité. 

Le vatican, les Médicis, les Rois, quelques nobles sont les seuls à pouvoir financer les artistes. Si c'est bien celui qui paye qui fait l'[Histoire], le [Peuple] n'a donc jamais pu être représenté selon ses propres volontés.


La famille des Médicis a vécu à Florence entre le 14ème siècle et le XVIème siècle. C'était une famille puissante parce qu’elle était riche (elle était composée de riches [Commerçants] et [Banquiers] ) et parce qu’elle dirigeait la ville de Florence. De cette famille sont issus 3 papes, 2 reines françaises (Marie de Médicis, l’épouse d’Henri IV, et Catherine de Médicis, l’épouse d’Henri II) et 7 grands-ducs de Toscane.


Cosme de Médicis et ses successeurs gagnent leur entrée dans l'aristocratie européenne en s'appuyant sur les humanistes et les artistes et en les stipendiant. Ils savent reconnaître le génie de leurs contemporains, qu'il s'agisse de l'humaniste Marsile Ficin, des peintres Filippo Lippi et Sandro Botticelli ou encore de l'astronome Galilée, et les protègent le cas échéant des attaques de leurs adversaires.

C'est ainsi que pendant plus de trois siècles, si brutaux qu'ils soient, ils mettent leur richesse au service des arts et des sciences. Ainsi ces simples banquiers vont-ils réussir à s'inventer un lignage qui, après Laurent le Magnifique, justifiera leur accession au titre ducal et à la fondation d'une dynastie.


Au regard des armoiries, il faut considérer aussi une fonction politique des peintures. Les frises héraldiques montrent le pouvoir et les alliances à tel moment. C’est une manière pour les commanditaires de se faire voir, d’indiquer leur rôle de mécène.

Pourquoi la Renaissance a commencé à Florence, et pas ailleurs en Italie ?

Plusieurs facteurs propre à la vie culturelle peuvent avoir provoqué un tel mouvement créatif.

Le rôle des Médicis — famille de banquiers puis maison dirigeante — a contribué significativement à la stimulation des arts et à l’éclosion, l’essor de créateurs talentueux.

Il savaient reconnaitre le génie de leur contemporains qu’il s’agisse de l’humaniste Marcile Ficin, d’artistes visuels Filippo Lippi et Sandro Botticelli, ou encore de l’astronome Galilée, qui ont accédé au rang de personne illustre de l’Histoire.

Parmis cette lignée de Mécène, Laurent de Médicis — créateur littéraire à part entière et auteur de poésie — a été le catalyseur d’un grand nombre de projets de mécénat artistique, encourageant ses compatriotes à commander aux meilleurs créateurs de Florence, dont Léonard de Vinci, Michel-Ange.

" Il faut faire la distinction entre le 15e et le 16e siècle, explique Joana Barreto, maîtresse de conférence en histoire de l’art moderne à l’université Lyon 2. Entre ces deux siècles, le statut d’artiste, alors en pleine définition, va vraiment changer, se détachant de celui de l’artisan. Mais le statut du rôle des femmes qu’elles soient mécènes, qu’elles soient figurées ou artistes va, lui aussi, évoluer entre ces deux siècles. "


Selon elle, il faut également prendre en compte dans les analyses historiques sur la place des femmes, la difficulté d’accès aux sources d’archives et de documents (traités de convenance, contrats, inventaires après décès, lettres, prêches...) qui représentent principalement la voix d’hommes.[Autoportrait de Lavinia Fontana (1522-1614), 1577.]Autoportrait de Lavinia Fontana (1522-1614), 1577.


Femmes peintres dans les ateliers collectifs

Au 15e siècle, les femmes artistes peuvent seulement peindre dans les ateliers collectifs, pratique très ancrée à la Renaissance, quand leur père ou leur frère y travaillent. " On sait par exemple que Guido Mazzoni, sculpteur italien qui a réalisé le tombeau de Charles VIII, employait dans son atelier sa femme et sa fille, même si on ne sait pas exactement quelles ont été leurs interventions. "

Au 16e siècle, l’affirmation des figures est très importante et l’on voit l’émergence de Lavinia Fontana (1522-1614), Sofonisba Anguissola (1532-1625) et Artemisia Gentileschi (1593-1653), trois grandes artistes reconnues. Avant elle, Plautilla Nelli (1524-1588) fut la première femme connue à peindre La Cène, à Florence, où sa fresque de sept mètres sur deux vient d’être restaurée. Entrée au couvent de Santa Caterina da Siena à l’âge de 14 ans, cette sœur y a créé son propre atelier collectif, supervisant les autres religieuses. Ces femmes réalisaient et vendaient leurs œuvres pieuses (tableaux, dessins, gravures) de façon libre, une exception à la Renaissance.

Les femmes grandes absentes ?



La peinture dans l'art comptemporain

Au début du XXIème siècle la peinture est devenue un domaine de spécialiste, élitiste, limité à un contexte éducatif peu ambitieux et une forme de placement de trésorerie ou de décoration d'appartement pour les classes les plus aisées. Certains possèdent même des appartements juste pour y entreposer des toiles et se faire leurs propores galeries.


Les galeries : Qui paie, qui peint ?

Qui sont les intermédiaires ?

Vente de la collection David et Peggy Rockfeller d'un montant de 600 M€


Luc Ferry, les limites de l'Art Contemporain

Dans son essai, l'innovation destructrice, Luc Ferry s'emporte contre les bourgeois-bohémène et les bourgeois capitalistes responsables du manque de culture des jeunes d'aujourd'hui. Il dénonce aussi le foutage de gueule du milieu artistique qui finit par mettre en valeur des absurdités comme celle d'une Ferrari défoncée au marteau.


La Chine compte dans le monde de l'Art Contemporain

Elle entre dans le monde de l'art contemporain. L'exemple de Li Chevalier

Quand en 1949 la République Populaire de Chine est proclamée, l’art est alors intimement lié au pouvoir politique, les artistes n’ayant que le réalisme socialiste pour s’exprimer. La fin de la Révolution culturelle et la mort de Mao en 1976 ont permis le développement de nombreux groupes d’avant-garde.

Cela commença dès la fin des années 1970 avec le groupe les Étoiles dans lequel l’on retrouve de grands noms de l’art contemporain chinois (Huang Rui, Ai WeiWei, etc). 

En 1989, l’exposition China/Avant-garde constitue le sommet de cette période de liberté qui s’estompera quelques mois plus tard à la suite des événements de Tian’anmen. La même année on retrouve Huang Yong Ping, Gu Dexin et Yang Jiechang à l’exposition Magiciens de la terre au Centre Pompidou. Cet événement marque un tournant dans la vision de l’art non-occidental en France et c’est la première fois que des artistes chinois sont exposés en Occident. Ce sera le début d’une présence ininterrompue sur la scène artistique mondiale, renforcée notamment par l’exil de nombreux artistes chinois, ce qui crée une véritable diaspora chinoise. 

Dans les années 1990, l’art en Chine se cache et devient plus underground mais garde une grande force. Cette vitalité transparait notamment à Pékin dans le quartier East Village qui est investi par de nombreux artistes. Aujourd’hui l’art chinois s’est mondialisé, il est devenu une force dynamique et influente dans un monde de l’art globalisé. Pendant cinq ans la Chine a ravi aux États-Unis la place de numéro 1 sur le marché de l’art. De nombreux musées s’ouvrent en Chine et les ventes d’artistes chinois atteignent des sommets. 

Le Street Art

L'art urbain ou street art1 est, à la fois, un mouvement artistique et un mode d'expression artistique, qui s'affirme ou se revendique ainsi à partir de la fin du XXe siècle.

Il regroupe toutes les formes d’art réalisées dans l'espace public, et englobe diverses techniques telles que le graffiti sur mur, le pochoir, la mosaïque, le sticker, l'affichage et le collage, la réclame, des installations comme par exemple le tricot urbain.

C'est principalement un art éphémère vu par un large public.


SYNTHESE

Plusieurs tendances se dégagent dans l'histoire de la peinture :

- une première, celle poussée par les [Religions] puis surtout par le Christianisme, alors encore un [Pouvoir] non séparé des [Etats-Nations] à des fins éducatives.

- une seconde, cette fois technique qui est motivée par la volonté de coller à la réalité, la photo n'existant pas encore et d'utiliser toutes les possibilités des métriaux disponibles ainsi que des couleurs. Lassé par cette tendance d'autres courants plus originaux apparaissent.

- une troisième, qui va au délà de la technique, pour porter des messages, une approche plus intelectuelle en lien avec d'autres arts, qui parfois englobe la deuxième. La photo aura rendu le réalisme inutile pour certains. Une innovation de la [Science] qui aura bouleversé le monde intellecuel de l'époque, une histoire oubliée aujourd'hui, le Digital ayant tout emporté.

- une quatrième, qui pousse la créativité jusqu'au bout, de la créativité pour la créativité, soutenue par une financiarisation de l'art contemporain.


La portée éducative de l'étude de la peinture ne semble pas prise en compte, elle est délaissée et réservée à de petits cercles amateurs de visites dans des Musées ou de touristes incrédules.


En comparaison, la [Littérature], qui permet l'expression d'idées ou des [Sports] (importance pour la santé et taille économique du secteur), la peinture fait figure d'un nain au sein de la culture.


Peinture : c'est la couverture, l'enveloppe, la vitrine symbolique de la culture qui englobe et résume aussi d'autres arts. Courants alternatifs entre raison, ordre établi et créativité libre, sentiments jusqu'à épuisement puis recherche d'inspération dans d'autres cultures.


Fondation Calouste Gulbenkian ? à Lisbonne, dialogue Orient et Occident, , 6 000 pièces, quelles toiles ? Fondation Guggenheim ? Paul Getty ? Thomas Crown ? Da Vinci Code ? Peinture = Formidable clef de lecture 


Notes


[1] Theophilus Presbyter - Théophile le moine - (vers 1070 - 1125), est un moine allemand qui vécut probablement à la fin du xie ou au début du xiie siècle dans l'espace rhénan. Il fut l'auteur du traité De diversis artibus ou Schedula diversarum artium1, un recueil qui représente une sorte d'encyclopédie du savoir technique au Moyen Âge dans le domaine de l'art et de l'artisanat. L'ouvrage présente pour la première fois une sorte de vulgarisation des techniques de fabrication des couleurs, des notions sur la peinture, l'art du vitrail, de la mosaïque, du niellage, de l'orfèvrerie, celui des colles, etc.


À qui doit-on l’invention de la peinture à l’huile ? Pendant longtemps, elle a été attribuée aux frères Van Eyck. Il semble toutefois qu’avant eux, dès la fin du XIVe siècle, de nombreux artistes aient tenté de mélanger les pigments de couleurs à l’huile, mais de manière confidentielle.

 Une chose est sûre : s’ils ne sont pas les inventeurs de la peinture à l’huile, ils l’ont perfectionnée. Leur idée : ajouter de l’huile de lin et de noix ainsi que de l’essence de térébenthine aux couleurs, jusqu’à obtenir une peinture résistant à l’eau et offrant de multiples possibilités techniques. C’est pourquoi, dans l’histoire de l’art, Jan Van Eyck (1390-1441), le cadet des deux frères, est présenté comme le premier grand maître à peindre avec des couleurs à l’huile.


Le Concile de Trente (1545-1563), au cours duquel l’Église catholique romaine doit répondre à des questions de réforme interne soulevées tant par les protestants que par ses propres membres, encourage la création artistique comme support de dévotion mais également comme outil d'enseignement.


[2] La peinture moderne en Inde a commencé à Calcutta à la fin du XIXème siècle. Les anciennes traditions de la peinture avaient plus ou moins disparu au Bengale et les écoles d'art ont été créées par les Britanniques.

[3] Au début, les protagonistes de l'art indien comme Raja Ravi Varma s'inspiraient des traditions et des techniques occidentales, y compris de celles de la peinture à l'huile et de la peinture de chevalet.

(4] Mais les artistes de la « renaissance du Bengale », en particulier Abanindranath Tagore et Nandalal Bose, critiquent sévèrement le style « occidentalisant » de Ravi Varma, qu'ils jugent vulgaire et sentimental, dépourvu de valeur et de signification. Plus tard, en 1962, le Group 1890, avec Jagdish Swaminathan, rejoint la critique, mais critique également l’idéalisme pastoral de l'école du Bengale de Tagore et Bose.

Une réaction à l'influence occidentale a conduit à un renouveau du primitivisme, appelé « l'école du Bengale », qui a puisé dans le riche héritage culturel de l'Inde. Il a été remplacé par l'école de Santiniketan, dirigée par Rabindranath Tagore qui revient sur la vie rurale idyllique. Malgré son influence à travers le pays dans les premières années, l'importance de l'école a diminué dans les années 1940 jusqu’à disparaître de nos jours


[5]


[6] À cette période du XVème siècle, a lieu un véritable bouillonnement culturel en matière d'art, dans les Cités-Etats de Venise, Milan, Rome et Mantoue


Calouste Sarkis Gulbenkian (est un financier arménien multi-millionnaire, né à Scutari le 23 mars 1869 et mort à Lisbonne le 20 juillet 1955.

Il est connu pour avoir légué sa collection d'art à une fondation portugaise, la fondation Calouste-Gulbenkian située à Lisbonne. Il fut surnommé « Monsieur 5 % », rappelant la part de capital qu'il détenait dans la Turkish Petroleum Company [Energie] confirmé par l'accord de la ligne rouge.

Son histoire, à cheval sur les xixe et xxe siècles est celle d'un diplomate, financier, aventurier, finalement milliardaire hypocondriaque[réf. nécessaire] et mécène.

Très peu connu du grand public, son personnage évoque irrésistiblement celui d'autres célèbres « tycoons », des magnats tels qu'Howard Hughes, ou John Davison Rockefeller, à la différence près qu'il ne reste aujourd'hui dans la mémoire collective que peu de traces de celui qui traversa tant de péripéties historiques, intervint dans la formation du groupe Shella, contribua au partage des richesses pétrolières du Moyen-Orient entre les grandes puissances occidentales, amassa une des fortunes les plus colossales de son temps.

De 1948 à 1954, il entretint une correspondance avec le poète et ancien diplomate français Saint-John Perse (Alexis Leger), [Littérature] riche de renseignements sur l'une et l'autre personnalité ainsi que sur l'état du monde.


Bibliographie

Sociétés secrètes, Alexandre Adler, Grasset 2007

La lutte avec l'Ange, Jean-Paul Kauffman

GOTHIQUE : FRANCOIS D'ASSISE ET LE SERAPHIN (Maestro di San Francesco Bardi, 1240-1250)


RENAISSANCE : LA MADONE (GENTILE DA FABRIANO, 1420 à 1423)


La Madone du peintre italien du 15ème siècle Gentile da Fabriano. 

Anectode de Ghassan Tuéni dans son libre "Enterrer la haine et la vengence" (influence de Charles Malek) :Cette peinture avait été choisie en 2008 pour l'inauguration du Musée d'Art islamique de Doha par la fille de l'émir cheikha Al-Mayassa bent Hamad Al-Thani. En bas, des versets du coran en écriture dorée : "Au nom du Dieu Clément et Miséricordieux..." 

RENAISSANCE : Ecole d'Athènes (Raphael, 1508 à 1512)

L'École d'Athènes est une fresque du peintre italien Raphaël, exposée dans la Chambre de la Signature(les Stanze) des musées du Vatican. Cette fresque symbolique présente les figures majeures de la pensée antique.
En 1508, Raphaël (qui a signé dans le cou d'un des personnages, Euclide) est nommé officiellement peintre de la papauté, et réalise la fresque entre 1508 et 1512 pour les appartements de Jules II. Elle possède des dimensions impressionnantes.

Etrange ouverture d'esprit du Vatican à une période comprise entre l'inquisition médiévale et l'inquisition romaine. Une Congrégation a alors été créée par le Pâpe Paul III en 1542. Cette congrégation avait pour mission de lutter contre les hérésies, et plus particulièrement de faire obstacle aux progrès du protestantisme

Ecole d'Athènes de Raphael : les personnages

Détail des personnages : 1 : Zénon de Cition ou Zénon d'Élée – 2 : Épicure – 3 : Frédéric II de Mantoue – 4 : Boèce ou Anaximandre ou Empédocle de Milet – 5 : Averroès – 6 : Pythagore – 7 : Alcibiade ou Alexandre le Grand – 8 : Antisthène ou Xénophon – 9 : Hypatie ou Francesco Maria Ier della Rovere – 10 : Eschine ou Xénophon – 11 : Parménide – 12 : Socrate – 13 : Héraclite (sous les traits de Michel-Ange) – 14 : Platon tenant le Timée (sous les traits de Léonard de Vinci, selon la plupart des sources) – 15 : Aristote tenant l’Éthique (sous les traits de Michel-Ange , selon Daniel Arasse) – 16 : Diogène de Sinope – 17 : Plotin – 18 : Euclide ou Archimède entouré d'étudiants (sous les traits de Bramante) – 19 : Strabon ou Zoroastre – 20 : Ptolémée– R : Raphaël en Apelle – 21 : Le Sodoma Quentin Augustine (Le Protogène)

RENAISSANCE : Allégorie peinte au palais des doges à venise  (Véronèse, 1575 à 1577)

Le collège était un organe exécutif, composé du doge, de ses six conseillers, du chancelier et du président du Conseil des dix. Il constituait l’organe exécutif suprême. Dévasté par deux incendies en 1574 et en 1577. On appelle Véronèse pour la décoration.

Les peintures du plafond ont été exécutées entre 1575 et 1578. Elles célèbrent le bon gouvernement de Venise et ses attributs principaux : la foi chrétienne est le fondement de l’autorité, les vertus guident comportements et décisions du Collège suprême.

- La représentation de la foi chrétienne : au centre, le "triomphe de la foi". Et, dans un compartiment rectangulaire vers la galerie : Venise, la Justice et la Paix.

- la représentation des vertus :  Tout autour, dans les huit panneaux en forme de T et L, sont représentées les vertus du gouvernement. On peut identifier les huit figures des Vertus d’après leurs attributs : le chien pour la « Fidélité », l’agneau pour la « Mansuétude », l’hermine pour la « Pureté », le dé et la couronne pour la « Récompense », l’aigle pour la « Modération », la toile d’araignée pour la « Dialectique  » (ci-dessus ou l'Industrie voir la Religion Industrielle de Bernard Stiegler), la grue pour la « Vigilance » et la corne d’abondance pour la « Prospérité ». Ces somptueuses figures féminines vêtues de soie et de brocart resplendissent tout en créant des effets décoratifs précieux et limpides.

BAROQUE : SAINT-JEROME ECRIVANT (LE CARAVAGE, 1605 à 1606)

Caravage semble choisir, en traitant ce sujet, de s'opposer aux critiques des Protestants à l'égard de l'image du saint. Le thème de saint Jérôme constitue en effet, en cette époque de réforme catholique, un topos de l'iconographie chrétienne ; et Caravage traite le sujet au moins à trois reprises. Il existe en effet une autre version de ce saint Jérôme, conservé à l'abbaye de Montserrat de Barcelone : il s'agit de Saint Jérôme en méditation. Un an plus tard, en 1607, Caravage réalise un autre Saint Jérôme écrivant conservé à La Valette à Malte.

La détention par la galerie Borghèse du tableau incite à penser que le cardinal Scipione Borghese, déjà détenteur de La Madone des palefreniers pourrait en être le commanditaire. De fait, deux sources du xviie siècle (Manilli en 1650 puis Bellori en 1672) décrivent le tableau comme réalisé pour le cardinal. Il peut s'agir d'un don de la part du peintre au cardinal qui l'a aidé à résoudre un problème judiciaire

CLASSICISME : Orion Aveugle cherchant le soleil (Nicolas Poussin 1658)

Oeuvre de Poussin qui a beaucoup intéressé l'écrivain Claude Simon (prix Nobel de littérature en 1985*)

* Voici un extrait de son discours de remerciement lors de la cérémonie de remise des prix Nobel à Stockholm, le 9 décembre 1985 :

« Je suis maintenant un vieil homme, et, comme beaucoup d'habitants de notre vieille Europe, la première partie de ma vie a été assez mouvementée : j'ai été témoin d'une révolution, j'ai fait la guerre dans des conditions particulièrement meurtrières (j'appartenais à l'un de ces régiments que les états-majors sacrifient froidement à l'avance et dont, en huit jours, il n'est pratiquement rien resté), j'ai été fait prisonnier, j'ai connu la faim, le travail physique jusqu'à l'épuisement, je me suis évadé, j'ai été gravement malade, plusieurs fois au bord de la mort, violente ou naturelle, j'ai côtoyé les gens les plus divers, aussi bien des prêtres que des incendiaires d'églises, de paisibles bourgeois que des anarchistes, des philosophes que des illettrés, j'ai partagé mon pain avec des truands, enfin j'ai voyagé un peu partout dans le monde... et cependant, je n'ai jamais encore, à soixante-douze ans, découvert aucun sens à tout cela, si ce n'est comme l'a dit, je crois, Barthes après Shakespeare, que « si le monde signifie quelque chose, c'est qu'il ne signifie rien » — sauf qu'il est. »

BAROQUE : LE SYNDIC DE LA GUILDE DES DRAPIERS (REMBRANDT, 1662)

Cette toile représente six personnages en costume noir, portant chapeaux et fraises, qui vérifient les comptes de la corporation des drapiers. Elle illustre bien le talent de Rembrandt pour la disposition de ses personnages. Son exécution est sobre et efficace. Un article publié en 2004, par Margaret S. Livingstone, professeur de neurobiologie à l'Université de Harvard Medical School, suggère que Rembrandt, dont les yeux n'étaient pas alignés correctement, souffrait de cécité stéréo (en). Cette conclusion a été faite après l'étude de trente-six autoportraits du peintre. Parce qu'il ne pouvait pas former une vision binoculaire normale, son cerveau se reportait automatiquement sur un seul œil pour de nombreuses tâches visuelles. Cette incapacité pourrait l'avoir aidé à aplatir les images qu'il voyait pour les restituer ensuite sur la toile en deux dimensions.

Néo-classicisme : LE SERMENT DES HORACES (JACQUES LOUIS DAVID, 1785)

Le Serment des Horaces est un tableau du peintre français Jacques-Louis David, achevé en 1785. Le tableau est de grande taille : 330 centimètres de hauteur et 425 centimètres de largeur. Il est conservé au Musée du Louvre. Ce tableau est considéré comme un des chefs-d’œuvre du néoclassicisme tant dans son style que dans sa description austère du devoir. C'est une commande du Roi.

Il représente un grand sujet de l’histoire légendaire de la Rome Antique, où les frères Horaces défendent en combats singuliers la cité de Rome face aux Curiaces champions de la ville d'Albe. Liés par mariage à leurs sœurs respectives, le sacrifice des Horaces et des Curiaces exalte les vertus patriotiques. Le seul survivant du combat fut l'ainé des Horaces, qui à son retour fut maudit par sa sœur Camille pour la mort de son mari. Les frères Horaces jurent à leur père par ce serment de vaincre ou de mourir dans cette guerre qui les oppose aux Curiaces d'Albe, champions des Albains, cité rivale et voisine. Si le combat apparaît bien dans plusieurs sources littéraires (le livre I de l'Histoire romaine de Tite-Live, la vie de Tullus Hostilius par Aurelius Victor1), le serment lui est une invention de David. Il est possible que David qui était franc-maçon ait été inspiré par les procédures de serment utilisant les épées. Le serment traduit le courage et la fierté. David brise les règles habituelles de composition en décentrant les sujets principaux. Il ne tient pas non plus compte des principes de l’Académie en traitant ses couleurs et reliefs de manière relativement plate.


ROMANTISME  : La lutte avec l'ange (Eugène Delacroix 1861)

La lutte avec l'ange

REALISME : LE MAître PEINTRE (JAN VERHAS, 1877)

IMPRESSIONNISME : IMPRESSION SOLEIL LEVANT (CLAUDE MONET, 1872)

POST IMPRESSIONISME : QUAND TE MARIEs-TU ? (PAUL GAUGUIN, 1892)

Vendu pour 7 francs à la mort de l'artiste, il a été acheté, en 2015, par l'émir du Qatar pour 300 millions de dollars, ce qui en fait la deuxième œuvre d'art la plus chère du monde, à la famille Gauguin. Elle avait été confiée au Musée du Louvre en ville de Bâle, le Kunstmuseum Basel, dans le cadre d'un prêt à long terme par la fondation de la famille de l'industriel Rudolf Staechelin (1881-1946), qui avait constitué sa collection au moment de la Première Guerre mondiale.

FAUVISME : LA DANSE (Henri MAtisse, 1910)

Henri Matisse (1869-1954) considéré comme le précurseur du fauvisme, la conviction de son maître Gustave Moreau que la « couleur doit être pensé, rêvée, imaginée » l’aidera à privilégier la fonction créative de la couleur. Dès 1899, les couleurs annoncent sa période fauve, mais il est également marqué par la peinture de Cézanne qui inspire sa peinture jusqu’en 1903. En 1904 il devient à une touche divisionnisme proche de Signac et exalte ses couleurs (Luxe, calme et volupté). Avec son ami Derain, il expose des toiles au Salon d’automne de 1905 où les couleurs vertes et mauves sur les visages font scandale  ; l’appellation « cage aux fauves » est donnée à cette exposition. Il découvre l’année suivante les peintures de Gauguin et s’oriente vers une simplification des formes et la couleur en aplats. En 1908, le collectionneur Chtchoukine, lui commande deux panneaux de grand format : La Danse et La Musique.

CUBISME : THE CHECKERBOARD (JUAN GRIS,1915)

Bien qu'il regardât Picasso comme son maître, Gertrude Stein reconnaît que Juan Gris « était la seule personne que Picasso aurait volontairement éliminé de la carte ».

Salvador Dalí dit de lui : « Juan Gris est le plus grand des peintres cubistes, plus important que Picasso parce que plus vrai. Picasso était constamment tourmenté par le désir de comprendre la manière de Gris dont les tableaux étaient techniquement toujours aboutis, d'une homogénéité parfaite, alors qu'il ne parvenait jamais à remplir ses surfaces de façon satisfaisante, couvrant avec difficulté la toile d'une matière aigre. Il interrogeait sans cesse : “Qu'est-ce que tu mets là ? — De la térébenthine.” Il essayait le mélange, échouait, abandonnait aussitôt, passant à autre chose, divin impatient. »

SUREALISME : PERSISTANCE DE LA Mémoire (SALVADOR DALI ,1931)

La Persistance de la Mémoire, aussi populairement appelé Les Montres molles, est tout simplement un monde onirique et quelque peu étranger. L’œil du spectateur considère d’abord la toile dans son ensemble (qui ne mesure que 24x33cm !) et cette vaste scène déserte, avant de s’attarder plus franchement sur les détails au premier plan.

Dans cette scène surréaliste, Dalí imagine que des montres métalliques fondent et s’amolissent. Une façon de souligner la bataille perdue d’avance contre le temps ? Fasciné par la Théorie générale de la relativité d’Albert Einstein, publiée en 1920, il évoque à sa manière cette quête impossible contre la finitude.

Estampe japonaise -19ème siècle

Utagawa Kuniyoshi. Estampe, 1843 - 1847. Le général Amakasu Kagemochi à l'une des batailles de Kawanakajima.

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