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Paradoxalement c'est la richesse la moins valorisée et pourtant la plus valorisable en nombre et en utilité. Et oui, pour la finance, les hommes du peuple ne valent rien par rapport à l'immobilier, à l'environnement aux talents de l'élite...


Le système capitalisme et libéral ne s'intéresse pas à ces sujets. Les "sciences sociales", l'une des spécificités française, d'ailleurs très exportée aux Etats-Unis (Michel Foucault, Jacques Derida, Pierre Bourdieu, Serrès, Girard, Baudrillard) et le monde économique ne se parlent pas beaucoup.

Les deux nouveautés depuis les années 2000, proviennent de l'accélération du vieillissement démographique mais aussi de la fragmentation de la société, autrefois "classe moyenne" en plusieurs en groupes qui peuvent se recouper. Les bénéficiaires de la mondialisation, les citadins, les campagnards, les nouveaux arrivés, les sans religions, les musulmans, les homosexuels, les familles recomposées, les célibataires endurcis et sans enfants, les asociaux renfermés, les sportifs etc.

La part du patrimoine des 1% des plus riches sert souvent d'indicateur des inégalités. Le début du siècle a permis d'améliorer le sort des populations moyennes mais cette tendance s'est inversée dans les années 1980 surtout aux Etats-Unis, et en particulier à partir de 1995 pour la France et 2003 pour la Chine.

En termes de revenus, 1% les plus riches captaient 16% des revenus dans le monde en 1980 pour atteindre les 20% en 2015 [1].

Les hommes et les choses ne peuvent fonctionner qu'au sein d'organisations, c'est à dire des [Etats], des [institutions] et des [entreprises]. C'est le droit, le système juridique, partagé entre les hommes qui permet d'organiser les choses. Statuts d'une entreprise, constitution d'un Etat, etc. Il remonte à l'époque des babyloniens dont on connaît le code Hamurabi puis des romains [1]. Les hommes de lois (formation d'avocats) ont joué un rôle clé dans l'élaboration de ces entités au fil de l'histoire.


[1] Le droit romain est considéré comme l'un des premiers systèmes juridiques de l'histoire. Il n'est pas dégagé de la coutume : le droit civil des Romains étant à la fois non écrit (= coutumes) et écrit. Il n'est pas non plus dégagé de la religion : la jurisprudence étant, par définition, la connaissance des réalités divines et humaines.

Les ménages et la population

Pour comprendre le système économique, il faut d'abord d'appuyer sur une bonne connaissance de ceux qui le font fonctionner. En réalité nous parlons que d'individus. S'il est trop compliqué d'étudier chacun des individus, il est possible de le faire statistiquement sous la forme collective : au minimum par ménage (foyer fiscal) et pour la nation (statistiques publiques). 

Les Ménages
Un ménage (du latin mansio, « demeure ») est un ensemble de personnes partageant le même logement et participant à son économie. Il s'agit le plus souvent d'une famille ou d'une personne seule. Considéré comme une unité participant à l'économie nationale, chaque ménage est généralement assimilé de ce point de vue à un foyer fiscal.

Les ménages détiennent du patrimoine, des moyens de production à travers la détention d'entreprise, disposent d'une capacité de travail, et maîtrise leur rythme de reproduction. Ils ont donc théoriquement un grand pouvoir. 

La démographie, la sociologie et de nombreuses statistiques existent pour décrire  leur façon de vivre, leur niveau d'éducation,  leur richesse, leur niveau de vie et ce presque partout dans le monde. 

La démographie
La démographie (en grec δημογραφία, de l'ancien grec δήμος = demos signifiant « peuple » et de γραφή = graphein « écrire ») est l'étude quantitative et qualitative des caractéristiques des populations et de leurs dynamiques, à partir de thèmes telles que lanatalité, la fécondité, la mortalité, la nuptialité (ou conjugalité) et la migration.
Le démographe analyse les variations de ces phénomènes dans le temps et dans l'espace, en fonction des milieux socio-économiques et culturels.
Sur cette base la prospective démographique est en mesure d'établir différents scénarios d'évolution : de type tendanciels, alternatifs, de crise ou de ruptures, etc.

Au niveau national, l'INSEE et l'INED C publient plusieurs études annuelles.
Au niveau international, l'ONU dresse un panorama global à travers la PNUCED.

Les sciences sociales
Les sciences humaines et sociales sont un ensemble de disciplines qui se donnent pour objet d'étude divers aspects de la réalité humaine. On les met en opposition avec les sciences dites « exactes » (parfois dites « sciences dures ». Très complexes à définir, elles apportent des explications possibles sur le fonctionnement des sociétés humaines. On apprends par exemple en lisant le sociologue Emmanuel Todd que la structure familiale explique une partie de l'activité économique d'une nation. Il a trouvé des points communs entre l'Allemagne et le Japon ce qui rapelle les travers de ces pays (éthnocentrisme, théories éthniques douteuses etc). 

Les statistiques
Les nombreuses statistiques disponibles cachent l'essentiel.
Le profil des individus n'entre pas toujours bien en compte dans l'approche de présentation du système économique. On parle d'un seul indice d'inflation national. Or l'impact de l'inflation diffère selon le profil du consommateur :
- un jeune actif depuis par exemple 2000 qui va travailler en voiture aura vu son pouvLoir d'achat baissé : hausse de l'mmobilier et de l'essence alors que ce sont les postes les plus significatifs de son budget
- un retraité propriétaire qui voyage beaucoup, et achète de l'électronique aura lui été privilègié.

Mais comment caractériser de manière simple et compréhensible la population ?

Le niveau socio-culturel

D'abord, identifions les caractéristiques d'un individu. Celles qui le distinguent le plus des autres ? Au sens de la tradition (un homme est vraiment différent d'une femme même si l'égalitarisme prône presque le contraire), le bon sens donne :
- son sexe (insee)
- son âge (insee)
- ses convictions, sa réligions ou philosophie, son éventuelle origine  (,non rencensées en France)
- sa formation (quelques sites internet comme linked in, l'éducation nationale)
- sa culture (quelques études de chercheurs, enquêtes menées par des grands médias)
- ses goûts (entreprises avec bases de données, sociétés américaines comme google, amazon)
- ses aptitudes (inées ou acquises) : données d'évaluation confidentielles, quelques informations sur Internet
- son pouvoir sur les autres ou lui même
- sa santé (confidentiel, sécurité sociale)
- son patrimoine (ministère des finances, banques)

Il n'existe pas de vision globale de l'ensemble de ces critères déterminées avec la méthodologie et fiabilité des statistiques de l'insse.

En regardant les critères les plus discriminants, on dégage un portait par âge (niveau d'avancement et de préoccupations dans la vie), par nivreau (sociaux culturel & éducation) et enfin par patrimoine.

Age :

jeunes de moins de vingt ans (pas encore en âge de travailler)
actifs (au travail ou au chômage) sans enfants
actifs avec enfants
retraités

Patrimoine

Endettés
Classe moyenne qui est en train de se scinder en deux

Qui est riche ?
Classements magazines : 700 M€pour Forbeds et 60 M€ pour *Challenges
Ultra HNWI (High Net Worth Individuals) : 37 M€ selon Credit Suisse
BNP Paribas Banque Privée : 5 M€
"Upper Premier" d'HSBC : 3 M€d'actifs financiers
Les 1% des ménages les plus riches : 1,9 M€(INSEE)
Seuil ISF : 1,3 M€ (562 000 foyers en 2010)
HNWI : 763 k€(en actifs financiers)
10% des ménages les plus riches : 552 k€
Selon 64% des français : 400 k€ (sondage Enjeux IFOP janvier 2013)


ISF et HNWI (entrepreneurs, héritiers)
Les banques segmentent leur clientèle "aisée" en fonction de leur patrimoine financier disponible ( a priori hors immobilier).

Niveau sociaux culturel

Fonctionnaires
Entrepreneurs et professions libérales, artisans et commerçants
Cadres Supérieurs

Avec ses trois critères, on couvrent et définit aisément n'importe quel individu et ses problématiques.
Le développement des loisirs, des goûts, ont émietté cette visision très traditionnelle de la société : les minorités plus visibles (religieuses, sexuelles, mais aussi par affinités d'intérêts) ont considérablement émietté cette segmentation.
Deux homosexuelles de 40 ans d'âge et de patrimoines différents sont-ils plus proches que deux hétérosexuels riches et pauvres ?

Peut-on constater des inégalités ?

Selon l'insee, un ménage au sens statistique désigne l'ensemble des occupants d'un même logement (c'est l'étymologie même du mot ménage qui signfie "demeurer") sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté. Un ménage peut donc être composé d'une seule personne.
Comptabilité nationale
Fiscal
Recensement
Enquête

Le cas de la France
On dénombre plus de 25 millions de ménages en France. 

Les ménages possèdent directement des biens et des actifs mobiliers mais aussi les souvent indirectement les entreprises par des fonds de retraites et des SICAV.

Les structures familiales

Structures familiales en Europe

Les structures familiales déterminent souvent les profils sociaux-économiques des pays. D'après les tavaux du sociologue Emmanel Todd, elles expliquent même la fragmentation idéologique du monde au 20ème siècle. Ses recherches (plus de 40 ans de collectes de données) permettent de catégoriser les familles en trois formes d'organisations  selon deux grands principes (liberté/autorité et égalité/inégalité) :
Famille Nucléaire absolue = Père Mère Enfants (typique de l'Angleterre, Australie, Pays-Bas et des Philippines)
Famille Nucléaire égalitaire typique de la France du Nord, du bassin parisien.
Communautaires : Père Mère + Fils et leurs enfants (Chine, Russie et Moyen-Orient, Europe de l'Est, Italie du Centre). Averc deux nuances : endogames et exogames
Famille Souche, éthnocentrée : Père Mère + Fils ainé et ses enfants (Japon, Allemagne, quelques régions Européennes)
Le sociologue se réfère aux thèses de Frédéric Le Play (1806-1882).

En clair, si la coutume fait que l'enfant devenu à son tour parent et continu de vivre avec ses parents (famille souche), cela donne une vision autoritaire des rapports familiaux. A l'inverse, le fait de s'établr à l'extérieur pour fonder un nouveau foyer va donner une vision plus libérale (notion d'indépenance) des rapports entre individus.

Ensuite c'est la notion d'égalité qui ressort : si l'aîné est favorisé (partage non équitable), nous avons une acceptation du principe d'inégalité.

La théorie de Todd est contreintuitive : d'après ses travaux, le modèle dominant d'un pays se diffuse à partir d'un centre (et c'est plutôt celui de la famille souche ou communautaire) pour aller en périphérie (famille nucléaire). Todd afirme que la carte des pays communistes se supperpose parfaitement avec celle de pays à modèle de familles communautaires dominants.

Todd formule des critiques sur l'approche de Lévi Strauss jugeant probablement ses travaux pas assez représentatifs en termes de statistiques. Lévi Strauss, le structuraliste et Todd adopte l'approche du diffusionisme.

Indice de confiance des ménages

C'est en avril 2008 que l'indice de confiance des ménages chute aussi bas que pendant la crise des années 1993 et 1994.
La confiance est au plus bas depuis 1986.

Rapport de l'INSEE sur la consommation des ménages

La jeunesse française mal partie

Dans les sociétés vieillissantes, la surdité aux problèmes sociaux des générations à venir peut devenir un vrai souci. Mais c'est là un symptôme plus que la cause profonde du mal, qui n'a rien de nouveau. Ce qui est inédit, en revanche, relève de la profondeur du déni d'un phénomène qui s'amplifie. Mon expérience, douze ans après la première édition du Destin des générations, me permet d'en établir le constat : depuis 1998, nous n'avons rien fait, alors que nous savions. Chaque fois, les périodes de rémission ont donné l'illusion du rétablissement, mais, en réalité, la situation s'est dégradée.

Article de Louis Chauvel de janvier 2011 paru dans Le Monde

Les recettes du bonheur

Qu'est ce qu'un pays heureux ? Qui domine les classements ?
Selon le rapport de l'ONU 2013 sur le bonheur mondial, les pays dont les habitants se déclarent les plus heureux présentent quelques caractéristiques communes : ils sont peu peuplés, riches, plutôt éloignés de l'équateur, et historiquement pacifistes : Danemark, Norvège, Suisse, Pays-Bas, Suède, Canada, Finlande, Autriche, Islande et Australie. Un autre classement réalisé avec une méthode plus sophistiqué (Indice du bien-être mondial 2014 de Gallup-Healthway) fait ressortir a peu près les mêmes pays mais en ajoutant des pays d'amérique centrale comme le Panama et le Costa-Rica ou Salvador.

L'exception française
Les pays "heureux" sont des pays riches. La France est le seul pays faisant exception selon Claudia Senik, professeur à l'université Paris-Sorbonne, auteur de l'Economie du Bonheur (Editions Seuil, la République des Idées).
Le monde est-t-il devenu trop petit ? Essai de Daniel Cohen.

Pouvoir d'achat  2018

Pouvoir d’achat : Philippe Herlin / Pouvoir d’achat le grand mensonge, éditions Eyrolles 2018
 
Importance de l’inflation : 10% de la dette française est émise avec des produits de taux indexés sur l’inflation (obligations dites OATi) et donc, plus celle-ci serait élevée, plus le montant à rembourser par l'Etat sera important.

La pondération du panier utilisée pour calculer l’indice d’inflation est tenue secrète.

Approche de l'auteur pour contourner l'effet "recette" de fabrication de l'indice

Il a recherche l'évolution des prix sur une longue durée à partir des catalogues de la Redoute et brochures d'enseignes de la grande distibution en se concentrant sur des produits les plus pérennes dans le temps 

Logement

Ne sont pas pris en compte dans l'IPC : 
-la quote-part réelle du logement (loyers et charges associés) de 27% étant ramenée à 6%, 
-le coût du crédit à la consommation 
- l’immobilier d’acquisition.
- les Impôts directs, cotisations sociales
-mais en contrepartie, les subventions/aides ne sont pas intégrées.

Effet qualité : Est pris en compte un "effet qualité" qui consiste à édulcorer la hausse/ ou accélérer la baisse de certains prix sachant qu’ils contiennent plus valeur pour le même prix (cas des ordinateurs : le prix reste le même ou baisse un peu car la capacité du processeur augmente, l’INSEE va prendre en compte une baisse supérieure). En revanche ce n’est pas le cas pour le logement : les gens acceptent plus petits et plus loin pour le même prix qu’avant.

Effet Cantillon : plus les acteurs sont proches de la source d’inflation, plus ils gagnent vite. Exemple des fabricants d’armes à l’époque du Roi Louis Philippe d’Espagne : avec l’Or d’amérique du sud, il achetait des équipements aux armuriers qui étaient les premiers bénéficiaires. Idem aujourd’hui avec les banques proches des banques centrales. Cela passe d’abord par les matières premières.

Conclusions
Perte de 4% de pouvoir d’achat entre 2009 et 2014 soit une perte moyenne d’un peu moins de 1% par an.

Progrès technique
« Ainsi le pouvoir d’achat vient au salaire non par la hausse du salaire, mais par la baisse des prix de certaines consommations – baisse due au progrès technique et à la croissance de la productivité du travail ». Jean Fourastié dans les Trente Glorieuses en 1979. Le progrès technique ne vient pas tout seul, il faut l'auguillon de la concurrence. Et la mise en place de celle-ci ne fonctionne pas toujours correctement (Crony Capitalism ou capitalisme de connivence).


Part d’arbitraire non négligeable : Wikipedia, gratuit remplace l’Encyclopédie Universalis.


Périodes
1965-1975 (++) : forte progression sur tous les produits sauf le logement
1975-1990 (=) : cassure et stagnation pour la plupart des produits
1990-2000 (+) : effet mondialisation et baisse des prix sur plusieurs produits
2000-2015 (--) : hausse des matières premières et du logement, fin de l'effet mondialisation
 
UFC Que choisir ? Fédération de consommateurs
60 millions de consommateurs / INC, Institut National de la Consommation
Pouvoir d’achat, prix et salaires (1977), Jean Fourastié
Jacques Friggit pour les statistiques du logement
Bon indicateur : coupe de cheveux car pas d’impact du progrès

Structure de la population française

Le point de départ : 67,2 millions d'habitants (y compris 2,2 millions dans les territoires d'outre-mer). En partant des classes d'âges, la population en âge de travailler (15 ans à 65 ans, même qq jours par mois) s'élève à 41,9 millions.

Celle-ci se décompose en deux catégories : la population active souhaitant travailler (employée ou au chômage) et la population inactive (étudiante, parents au foyer, malades etc). Ainsi, les statistiques considèrent maladroitement lmes chômeurs comme actifs alors qu'un père au foyer et membre d'une association comme inactif. 7 millions d'inactifs hors lycées et étudiants c'est beaucoup à une époque où les femmes souhaitent travailler.

Les 29,2 millions de personnes considérées comme actives mais au chômage sont parfois comptabilisées de manières différentes entre (pôle emploi versus Bureau International du Travail, c'est à dire l'ONU).

2,9 millions de chômeurs structurels, c'est beaucoup.

25,8 millions d'employés : cette catégorie regroupe les fonctionnaires. 

Les fonctionnaires : protégés de la mondialisation et du chômage, leur statut n'est jamais impacté par l'économie ci ce n'est la croissance de leurs salaires. Les fonctionnaires sont classifiés en trois catégories : fonction publique d'Etat, Territoriale et Hospitalière. La décentralisation de l'Etat a parfois provoquer des doublons de postes. Et si tout le monde s'accorde pour dire qu'il faut toujours plus de policiers, d'infirmières ou de professeurs, cela ne signifie pas que les 5,6 millions de fonctionnaires sont tous bien adpatés aux besoins.

Le privé : plus difficile à analyser. Il faut le classer en deux pour être juste : celui qui a bénéficé de la mondialisation (la plupart des grands solides) et celui qui en a souffert (industries, automobile, PME, artisans, commerçants). En clair l'adhésion de la Chine à l'OMC en 2003 a rendu non compététive tout une partie de la population française (environ 7 millions, c'est beaucoup). Sans contrepartie pour elle d'autant plus qu'elle ne vit pas dans les grandes villes mais dans petites mal déservies.

Le revenu median est de 1700 bruts, c'est à dire que la moité des individus touchent moins que ce montant. Avec de plus en plus de familles monoparentales, cette situation s'avère très inégalitaire.

En résumé, 7 + 3 + 7 = 17 millions de personnes fragiles et au moins 10 millions avec de bonnes raisons de protester contre la politique économique de la France de ces 15 dernières années.




[] Trois millions de jeunes (de 15 à 34 ans), NEET (Not in employment, education or training) totalement oisifs selon l'OCDE cités dans un articile du Figaro du 21 janvier 2019

Les familles romaines prenait un esclave comme trésorier, la personne responsable des finances du ménage et de la propriété. Pourquoi ? Parce qu'on peut infliger une punition beaucoup plus sévère à un esclave qu'à un homme libre ou affranchi.

2011 : un tiers de la population mondiale est online

Classes moyennes

Image (Norman Rockwell)

Selon Emmanuel Todd "L'erreur la plus grave que commettraient les prospectivistes serait de ne pas reconnaître que le véritable moteur des basculements révolutionnaires ou, plus calmement, de bouleversements de la structure sociale est toujours logé dans la classe moyenne, centre de gravité au sein duquel se définit et s'organise idéologiquement l'opposition au système ancien et la définition d'un système nouveau".

POPULATION : DE GRANDS DESEQUILIBRES

Sur la planète, les niveaux de santé, d'éducation, et culturel n'ont jamais été aussi bons mais jamais été autant disparates. Un phénomène d'amenuisement des classes moyennes étant en cours, les écarts se creusent : obésité aux Etats-Unis, baisse du niveau de lecture/écriture en France, meilleure santé pour une classe mondialisée et éduquée, clivage selon la capacité à être mobile ou non, niveau de maîtrise des outils numériques et des langues.

Le changement de mode de vie (divorces, regroupement par affinités) et l'allongement de la durée de vie dans beaucoup de pays pose des problèmes : quelle activité pour sa retraite, comment la financer, comment se loger...[immobilier].

La société de consommation

Tout raisonnement économique intègre la notion d'offre et de demande. Les ménages soutiennent une demande. La question est de savoir comment apparait-elle. Est-elle si spontannée ou bien la résultante d'une "action" (sous la forme de la publicité, du marketing et maintenant des médias sociaux) organiser pour suciter le désir. Selon le grand économiste américain J.K. Galbraith, une des faiblesses des analyses économiques des 50 dernières années est qu'elles ingnorent totalement l'impact de la publicité et du marketing.

Pour comprendre la Société de consommation nous avons d''un coté nous avons des économistes "aveugles", ou qui ne veulent pas voir, et de l'autre des analyses sociologiques souvent assez tournées contre le économie de marché.

Dès les années 60, la société de consommation est en train de se mettre en place d'abord aux Etats-Unis puis en Europe de l'Ouest. Dès 1970, Jean Beaudrillard, philosophe (1929-2007) théorise le phénomène dans son livre La Société de Consommation au moment ou apparaissent les premiers centres commerciaux commme le fameux Parly 2.

Prenons un peu de récul, et regardons l'analyse de ce même phénomène sous l'ange socio-économique, par l'analyse de Robert Rochefort présentée en 1995 dans le livre La Société des Consommateurs. Après la seconde guerre mondiale, s'est d'abord mis en place une forme de consommation d'accession sociale dans les années 60 (voiture et premiers équipements comme le téléphone, la télévision, et l'électroménager) puis rapidement la consommation va prendre une tendance qu'il qualifie d'"exubérante". Avec les années 90, le sociologue parle de l'émergence d'une consommation de rassurance puis anticipait pour les années 2000 une consommation faite d'interpénétration au moment les mobiles commensaient à peine à appraître.

Mouvements démographiques
Un des moteurs du changement, est évidemment la démographique. Avant de parler du "profil" des consommateur, il faut rappeler que les consommateurs sont totu simplement renouvellés de 10% en 10 ans et de 50% en 50 ans. Avec les naissances et les décès, un baby boomer vit dans les années 2010 dans un pays avec 50% de gens différents de ceux qu'il a connu dans son enfance.


Cohésion sociale
Le "vivre ensemble", c'est dans une certaine mesure partager les mêmes attentes, créér le lien social et participer à la même culture. Pour coexister faut-il être des consommateurs compatibles ? Avec les technologies de segmentation (marketing sur mesure), ne diverge t-on pas gravement ? Bien sûr c'est en lien avec la disparition d'une classe moyenne homogène dans la plupart des pays d'Occident. Le cas du Japon : le pays semble à contre courant de cette tendance (allusion ère Meiji et Chirac).

Travail
Selon JK Galbraith : "le travail, désigne à la fois l'obligation imposée aux uns et la source de prestige et de forte rémunération que désirent ardemment les autres, et dont ils jouissent. User du même mot pour les deux situations est déjà un signe évident d'excroquerie."

Société en losange

[Etats-nation]


Notes



Bibliographie

La société de consommation, Jean Beaudrillard, Editions Denoël, 1970
La société des consommateurs, Robert Rocherford, Editions Odile Jacob, 1995
La magie des paradoxes, Martin Garner, Pour la Science, Belin 1993
Film, Jacques Tati, Mon Oncle, (Alfred Sauvy, lien rugby, Hulot grand père de Nicolas Hulot
Après la démocratie, Emmanuel Todt, Gallimard, 2008
Pouvoir d'achat , le grand mensonge, Philippe Herlinn, Editions Eyrolles 2018

Rapport du BIPE

Etude socio-économique sur la France en 2035

Rapport du BIPE publié en 2006

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