EXPERIENCES 2006-1013 :
banque d'AFFAIRES DANS UNE FILIALE DU GROUPE CREDIT AGRICOLE

Directeur de Missions chez SODICA CORPORATE FINANCE
Filiale de CREDIT AGRICOLE SA / LCL
Expérience de l'exécution d'une quinzaine d'opérations

La filière sucre a la Réunion

Client  : Quartier Français (2009)
Mission : levée de fonds / structuration d’un business plan d’un groupe multi activités
Contexte :
Quartier Français était le premier groupe industriel de l’Ile de la Réunion avec des activités dans la canne à sucre, le Rhum, les énergies renouvelables et l’agroalimentaire.
Plusieurs familles de l’île étaient actionnaires du groupe mais une seule était associée au Management (Mme Odile Bourdillon par son mari Xavier Thieblin).
M. Thieblin recherchait des fonds d’investissement pour financer le développement du groupe et racheter les actionnaires minoritaires. Finalement, l’autre branche de la famille a préféré vendre à l’industriel Picard Tereos. Celui-ci était intéressé par les quotas de sucre de canne mais pas par les autres activités du groupe (notamment la branche spiritueux leader sur l’île et bien implantée aux Antilles françaises.  Celles-ci furent cédées à la Martiniquaise en 2011 puis partiellement (activité à l’île de la Réunion uniquement) en 2013 à des investisseurs afin de respecter les directives de l’Autorité de la concurrence.
 
La particularité du groupe était d’exploiter au maximum la filière canne à sucre :
Campagnes de récoltes (coupe)
Fabrication du sucre de canne
Utilisation des résidus: Rhum, Bagasse pour la production d’énergie à  partir d’une centrale de cogénération (Gol), 
Filière Agro-alimentaire (fabrication de Chocolat)


Portrait d’un industriel discret   : Xavier Thieblin

Histoire de Quartier Français

L’objectif du livre :  reconstituer l’histoire passionnante d’une usine sucrière devenue le premier groupe industriel de La Réunion, au cœur des enjeux de la filière canne et sucre au début du XXIe siècle.

L’Histoire

Le sait-on assez à La Réunion ? Au cours du XXe siècle, l’ancienne île Bourbon a forgé une industrie sucrière performante et originale. D’un bout à l’autre de la chaîne du sucre, celle-ci continue à structurer son économie, ses paysages et une grande partie de son identité sociale et culturelle.

Quartier Français. Une histoire réunionnaise raconte l’histoire étonnante du Groupe Quartier Français, longtemps le premier groupe industriel de la Réunion et le premier producteur européen de sucre de canne. De l’« usine centrale » K/véguen du XIXe siècle au Quartier Français – le premier endroit sur l’île occupé par les Français en 1646 – à la grande usine du Gol, capable de brasser un million de tonnes de cannes. Des combats des années 1930 à la modernisation des années 1950-1960, de l’événement fédérateur de qui rassemble l’île en 1955 – « L’usine du Quartier Français ne doit pas fermer ! » – au rebond de la filière sucre-rhum, on y découvre une authentique, quoique méconnue, saga réunionnaise. Au début du XXIe siècle, le Groupe Quartier Français s’enracine résolument dans l’île, tout en élargissant ses horizons vers la région de l’Océan Indien et de l’Afrique, ainsi que vers la métropole, l’Europe et les Antilles.

Quartier Français. Une histoire réunionnaise, ce parcours entamé par une usine sucrière, au cours duquel des entrepreneurs se sont relayés pendant 80 ans pour construire un grand groupe industriel local produisant et commercialisant 150 000 tonnes de sucre reste à méditer. Car la filière canne-sucre reste au cœur des défis qui attendent La Réunion au XXIe siècle.

Le livre, préface de Sudel Fuma, professeur à l’Université de La Réunion

Xavier Thieblin

Photo en 2004 : deuxième à partir de la gauche. A sa gauche, Paul Vergès.

Industriel, né le 1er novembre 1942 à Tunis (Tunisie). Fils d’Emmanuel Thiéblin et d’Anne née Lerolle. Marié à Odile née Bourdillon. 4 enfants dont un décédé (Emmanuel, Anne, Olivier, Chantal). Scolarité chez les Jésuites à l’école Saint- Louis de Gonzague à Paris jusqu’au baccalauréat. Il intègre alors l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (HEC), avec une préparation à l’Ecole Sainte-Geneviève à Versailles. Diplômé de HEC. Service militaire à Madagascar comme coopérant pour enseigner l’histoire et la géographie au collège Saint-Michel tenu par les Jésuites à Tananarive Il voulait devenir ingénieur, il s’est rabattu sur les hautes études commerciales en débutant en tant qu’attaché de direction au CIC, Crédit Industriel et Commercial (1966-1968), puis à la Banque Neuflize, Schlumberger et Mallet, à Paris (1968-1970). 

C’est au cours d’une rencontre lors d’un voyage touristique qu’il découvre la Réunion, une île en pleine première grande restructuration de l’industrie sucrière réunionnaise. Cette rencontre, il l’a faite avec l’industriel et novateur Maxime Rivière qui l’intègre au sein de la Société Sucrière de Beaufonds, filiale de la Société Sucrière de Quartier Français née en 1923. 

Il est d’abord secrétaire général en 1977, puis administrateur et directeur général (depuis 1980) de la Société sucrière de Beaufonds, directeur général et administrateur de la Société sucrière du Quartier français (1985). En 1991, il devient président du groupe Quartier Français — devenu Quartier Français en 1997 —, « un ensemble de familles réunionnaises liées entre elles depuis de nombreuses années, notamment les Bourdillon, de Palmas, Payet, Rivière et Theblin ». 

Premier producteur de sucre à la Réunion à travers sa filiale, Sucrière de la Réunion, organisé autour de trois pôles d’activités, celui du sucre, des spiritueux et celui du du développement dans les énergies renouvelables, le Groupe Quartier Français se compose de 17 marques, un millier de salariés à la Réunion, à Maurice, en France métropolitaine, à la Martinique, en Tanzanie et en Espagne et un chiffre d’affaires avoisinant les 340 millions d’euros en 2007. 

Il est également président-directeur général de la SORACO, Société de 682 raffinage et de conditionnement (1985), de Bourbon Plastiques (1986), de la Sucrière du Nord-Est (1991), de la Sucrière de la Réunion (1991), de la société L. Bénard — aujourd’hui Sucrerie distillerie du Gol (1992), du groupe Quartier français (1995), et il assume les présidences des sociétés BBS aux Antilles, Perrier Agro-Industries en France métropolitaine, ainsi que Société Sucrière de Quartier Français, Société Sucrière de Beaufonds, Sucrière de la Réunion —Eridania Beghin-Say actionnaire à 37%)— Rivière du Mât SA, SORACO, Compagnie Bourbon Plastiques, Provico-Proval, à la Réunion. Administrateur de Henrat, traitement et revêtement des métaux. Propriétaire de Bouguet Pau, le leader des apéritifs sans alcool en France (juin 2006), des Chais de France et de l’entreprise de conditionnement et de distribution Victor Fauconnier à Marconne présidée par son fils Olivier, dans le Pas-de-Calais (2007). 

Marques : Mascarin, Rivière du Mât, La Mauny, Trois Rivières, Palermo, Mister Cocktail. Reudis, Bourbon Plastiques, Oi Tech (liquidée en mai 2005). Filiales : Sucrière de la Réunion, Sane, Sucrerie de Bois-Rouge, Eurocanne, Tanganyika Plantation Cie, Loiret & Haëntjens, Ceineray, Distillerie Rivière du Mât, Distillerie Savanna, Rhums Réunion, BBS, Mascarin, Reudis, Bourbon Plastiques, Sorémir, Oi Tech en cessation de paiement (2005), LRVP, Royal Bourbon Industrie (depuis 1996), Soleo en partenariat avec la société Corex (2007). Présent en Tanazanie où il est associé avec une société mauricienne dans une usine sucrière, en Ethiopie avec l’ouverture d’une distillerie, Martinique à travers la BBS-Bourdillon-Bellonie et Successeurs et en Métropole avec Perrier Agro-Industrie, préparateur de fruits. Associé avec la compagnie Gray Mauritius pour produire le rhum New Grove à l’île Maurice

 Conseiller du commerce extérieur de la France depuis 1984. Co-fondateur, premier président de 1975 à 1981, administrateur de l’Association pour le développement industriel de la Réunion (ADIR). Administrateur et membre de l’Union patronale Colier, devenu MEDEF Réunion. Administrateur du Fonds d’Intervention et de Régulation du Sucre (FIRS), du Comité Interprofessionnel des Producteurs Saccharifères (CPIS) et membre du conseil de direction spécialisé pour la filière du sucre (2008), du Comité Européen des Fabricants de Sucre (CEFS). Président du Syndicat des producteurs de rhums traditionnels des DOM, de la Banque de la Réunion, de la SODERE, Société de Développement Economique de la Réunion (1988-2000). Membre et Président du CPI, Comité de Pilotage de l’Industrie (1989-1997), devenu Agence du Développement. Membre du Conseil Economique et Social de la Réunion (1980-1991). Membre de la CCIR, Chambre de Commerce et d’Industrie de la Réunion (1982-1995). Membre du conseil de direction spécialisé pour la filière du sucre de l’Office national interprofessionnel des grandes cultures (2006). Administrateur du réseau Business Angels à la Réunion (depuis avril 2008).


Autres

Mandataire « ad hoc » nommé par le tribunal de commerce pour trouver un plan de sauvetage destiné à sauver le Quotidien de la Réunion (1977) En compagnie d’une quinzaine de chefs d’entreprise, il a accompagné le Président Jacques Chirac au 3ème Sommet des chefs d’Etat de la Commission de l’Océan Indien (COI) à Madagascar (22 juillet 2005). Prises de parole : « On peut transformer des champs de canne en béton, on ne transformera plus du béton en champs de cannes. D’après les services de la Direction de l’agriculture et de la forêt, La Réunion a perdu environ 5 000 hectares dans les six dernières années. 5 000 hectares de cannes, c’est une demie usine », (Le Réunionnais, 24 mars 1995). « Ce qui m’a soutenu pendant mon parcours, c’est une vie familiale forte et équilibrée tout d’abord, mais aussi le lien permanent que j’ai pu entretenir entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle, en oeuvrant pour des valeurs auxquelles je crois, comme le développement de la Réunion. Cette part d’intérêt général nécessaire pour une vie pleine et entière, j’ai pu la satisfaire grâce à mon métier. » (Journal de la Réunion, 30 mai 2005).

Mission

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La Filiere lait

Client : Terra Lacta (2012-2013)

Missions :  diagnostic stratégique, adossement avec un industriel solide détenteur de fortes marques pour bien valoriser le lait et cession d'actifs non stratégiques
 
Contexte : Terra Lacta est la coopérative laitière de la région Poitou-Charentes (ancien nom GLAC) connue pour ses productions de beurre de Surgères, sa marque Lescure et ses fromages de chèvre et à pâte dure (Mottin charentais).
 
Malgré les aléas du marché du lait de vache, la coopérative donnait satisfaction à ses adhérents en termes de paie du lait et s’était même constitué un trésor de guerre dans années 2000.
L’apparente bonne santé de la coopérative cachait néanmoins un sous-investissement général (dans l’outil industriel et dans les hommes et process).  Ce problème structurel s’est révélé de plus en plus pénalisant dans un marché en consolidation face à un secteur de la grande distribution de mieux en mieux organisé.
En 2007, l‘acquisition très mal maîtrisée des établissements Toury en Auvergne a provoqué un retournement de situation : le trésor de guerre a fondu, le marché s’est tendu et la coopérative dépendait de plus en plus de ses banques pour assurer la paie du lait.
 
En 2012, la coopérative Terra Lacta a annoncé son rapprochement avec le groupe Bongrain ainsi qu’un plan de restructuration de ses sites industriels
  

 CESSIONS

 
Promotion Immobilière (2010) : cession du promoteur toulousain Cabrita au groupe LNC (Les Nouveaux Constructeurs)
Client : M. Cabrita
Contexte : M. Cabrita,66 ans, ancien joueur de rugby, promoteur de longue date sur Toulouse et sa région décide de ventre sa société.
Mission : organiser la mise en vente de la société et présenter quelques acheteurs du secteur non implantés à Toulouse à M. Cabrita.
 

Domaine viticole (2012) : cession de Château Malescasse (Cru Bougeois Supérieur Haut-Médoc) filiale d'Alcatel-Lucent à M. Philippe Austruy

Contexte : Alcatel Lucent détenait depuis des décennies de nombreux actifs immobiliers en France. L’ancien Pdg d’Alcatel, M. Pierre Suard avait décidé l’acquisition d’un domaine viticole dans le Haut-Médoc à Lamarque. Ce ne domaine n’étant plus utilisé et n’ayant pas de lien avec l’activité du groupe, la DG a mis en vente ce domaine d’une cinquantaine d’hectares en 2012.
Mission : proposer plusieurs profils d’acquéreurs aux cédants : groupe familiaux bordelais, groupes viticoles, hommes d’affaires français et étrangers (chinois notamment). Suite à un processus d’enchère, le domaine a été vendu à l’homme d’affaires Philippe Austruy. M. Austry a confié à Stéphane de Renoncourt comme consultant œnologue. 

Les châteaux bordelais intéressent les investisseurs chinois. C'est une source de rumeurs.

 STRUCTURATION DE FINANCEMENTS

Energie Renouvelable (2012) : montage du financement de 20M€ pour la construction d’une centrale cogénération biomasse et d’un four à carbonisation
Client : Carbonex
Investisseurs : BPI, Naxica
Crédit Bail :  Natixis Energeco
Dette : Caisses d'Epargne et Banques Populaires

Contexte : une entreprise familiale d’importation de charbon de bois pour barbecue dirigée par 3 frères fils de charbonnier recherche des financements pour un projet innovant dans les énergies renouvelables.
Alors que la majorité du charbon de bois utilisé en France pour les barbecues provient de l’étranger, les frères Soler-My se sont lancés dans l’élaboration d’un four novateur à fort rendement mis au point dans une de leurs petites filiales au Brésil.
Le concept de leur projet état de rapatrier en France ce demonstrator, de le « détropicaliser » pour l’installé au Sud de la Région Champagne et de le coupler à une chaudière pour produire de l’électricité.
Le bois des forêts de la région est utilisé pour le four et la production « française » de charbon de bois, les gaz sortants sont expulsés vers la chaudière, elle-même alimentée par d’autres combustibles (bois plus légers, sarments de vignes) ce qui permet de faire tourner une turbine pour produire de l’électricité. Une partie de la chaleur produite par la chaudière est utilisée pour sécher les zones de stockage du bois améliorant ainsi la productivité.

Mission : la société était jusqu’à présent suivie et supportée par Oseo et deux banques régionales. La mission était de renforcer les fonds propres de la société sans trop diluer l’actionnariat familial. Le montage a également fait appel à un crédit bailleur spécialisé et à de nouvelles lignes de crédit bancaire.

PHOTOS DU FOUR A CARBONISATION

Santé (2012) : émission d’un emprunt obligataire privé de 5 M€

Client : Fontalvie
Un groupe régional de cliniques spécialisées dans les maladies respiratoires chroniques cherchant à financer l’acquisition d’une clinique parisienne. Emission d’obligations sèches auprès d’investisseurs qualifiés (entrepreneurs, familly office).  
 

 LES OPERATIONS DE LBO

 Clients : F2A et UI

Secteur : Ventilation (2012) 
Mission : Montage d’un LBO tertiaire en 3 mois avec financement et management package
Investisseurs : Siparex et Carvest
Banques : LCL et Banques Populaires




Client : Management Extruflex (2013) 

Secteur : équipements industriels PVC

Mission : Montage d’un LBO tertiaire avec financement et management package
Investisseurs : A+ Finance et Sofipaca
Banques : LCL et Banques Populaire

Entreprise dirigée par Jacques Valat, actionnaire et dirigeant avec une vraie vision industrielle et mondiale pour une PME de la filière plasturgie et un grand pragmatisme dans son approche des choses.

Il déplore la politique économique française qui conduit à faire partir toutes les raffineries de France au profit d'autres pays dont le moyen-orient.

Grâce à son agilité il a su défendre un site de production en France (vers Barcelonette dans les Alpes) et en créer un nouveau en Chine. 

Il y aurait beaucoup de chose à dire sur ce dirigeant, sa famille et sa philosophie. En le cotoyant on pourra décourir le philosophe Grec Kostas Axelos (1924-2010). Ce dernier déclara en 2005 à propos de sa discrétion : "Je ne me considère pas comme un intellectuel, c'est à dire comme quelqu'un qui donne son avis sur toutes les choses à longueur de jour et de nuit."

OPERATIONS BOURSIERES
 
IPO (2007)
Client : Altéad
Mission : Introduction boursière annulée pour des raisons d’instabilité des marchés financiers et substitution par une levée de fonds.
 
OPA/OPR
Client : particulier
Mission : retrait de cote
 
OBSAR (2008)
Client : Ausy
Secteur : SSII
Mission : structuration d’une émission obligataire cotée (avec visa AMF)assortie de bons de souscription d’actions 

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