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La culture existante doit se révéler aussi forte que les Richesses ou les Pouvoirs pour résister à leurs mutations imposés par le progrès.

Avec le digital, les nations vont se découpler progressivement du territoire physique. La nationalité peut d'ores et déjà se vivre n'importe où à travers le digital (langues, cinéma, lecture) et aux échanges de marchandises (vêtements, alimentation).

L'Etat doit-il tolérer une diversité culturelle ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ? 

Se pose aussi la question de la lignée. Faut-il poursuivre une forme d'héritage ou désormais choisir, ce qui pose la question du comment, sa réligion, son métier, sa cuisine...

 Ce seront les peuples capables de préserver l’art de vivre et de le cultiver de manière plus intense , capables aussi de ne pas se vendre pour assurer leur subsistance , qui seront en mesure de jouir de l’abondance le jour où elle sera là . John Maynard Keynes

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Aujourd’hui dans le monde on observe une domination de l’occident sur le plan économique et culturel à tel point que les pays dits développés constituent de véritables modèles pour les pays émergents. Selon l’économiste indien Amartya Kumar Sen*, la mondialisation ou du moins l’occidentalisation du monde permet de donner aux différents peuples et sociétés, les moyens de construire des destins dignes de leurs attentes. 

Pour pouvoir atteindre le statut de pays développé, une nation se doit de cultiver son Capital économique et son Capital culturel. Premièrement le développement du Capital économique d’un pays peut se remarquer au travers de son niveau de richesse. Selon Alternatives Economiques le niveau de richesse d’un pays se traduit par l’ensemble des biens et des services produits par les entreprises et les administrations. 

Cette richesse nationale se calcul à l’aide de différents indicateurs tel que le PIB qui reste l’outil de calcul le plus courant même si il ne représente pas un indicateur fiable car il calcule les valeurs d’échange ( valeur quantitative d’un bien que l’on peut comparer avec un autre bien, permet la comparaison de deux biens entre eux et ainsi de savoir, par des critères objectifs, comment échanger ce bien équitablement) sans prendre compte des valeurs d’usage (notion subjective, utilité du bien par rapport au besoin et à la demande, correspond aux critères d’une culture donnée). D’autres indicateurs peuvent être utilisé dans ce calcul tel que le PIB vert (effets sur l’environnement), l’IDH (Indice de Développement Humain) ou encore l’IPH (Indicateur de Pauvreté Humaine). Cependant le développement du Capital économique est un critère indispensable mais insuffisant pour atteindre le statut de pays développé. En effet l’obtention d’un Capital culturel rentre aussi en compte. Selon Edward Tylor la culture au sens anthropologique du terme se définie comme une totalité complexe qui comprend les connaissances, les croyances, les arts, les lois, la morale, la coutume et toutes autre capacité ou habitude acquise par l’Homme en tant que membre de la société. A l’échelle d’une nation nous parlons plutôt d’identité nationale et de patrimoine culturel. Le concept d’identité nationale désigne l’ensemble des caractéristiques communes partagées par les individus se reconnaissant comme appartenir à une même nation. Quant au patrimoine culturel il est défini comme l’ensemble des biens matériels ou immatériels, ayant une importance artistique et historique certaine, et qui appartient soit à une entité privée, soit à une identité publique. Aujourd’hui le principal enjeu des pays développé et des pays émergents est de maintenir la balance entre le Capital économique et le Capital culturel. Ainsi nous étudierons de quelles manières la richesse, l’enrichissement peut influencer la culture, et comment le rapport entre l’économie et la culture évolue-t-il face au phénomène de l’occidentalisation.

Afin de répondre à ces questions nous avons sélectionné 3 cas tous représentatifs d’une situation particulière face à l’occidentalisation du Monde, qui sont : le Japon, Cuba, et Londres.

*Amartya Kumaar Sen : économiste indien né en 1933, connu comme l’initiateur de l’approche par les capabilités. Il reçoit notamment le prix Nobel d’économie en 1988.

Comme vu précédemment nous nous apercevons aujourd’hui que les pays développés constituent un modèle pour les pays en voie de développement au travers de l’occidentalisation, voire de l’américanisation du monde. En effet l’Occident influence fortement les pays cherchant à se développer sur le plan économique, politique mais aussi sur le plan culturel. Aussi les différentes cultures des pays émergents se voient en quelque sorte menacées face à cette influence occidentale. Aussi on observe de fortes résistances face à cette occidentalisation du Monde avec une véritable implication de certains pays afin de conserver leur culture, leurs traditions.

En effet nous nous apercevons qu’ils existent des résistances face à cette occidentalisation.

RICHESSES & CULTURE


La culture dépend-elle du niveau de richesse d'une nation ?


Qu'est ce qui fait la richesse d'une culture :

Le talent, les matières pour les arts plastiques, le contexte historique.


Selon Francis Fukuyama, la culture apporte beaucoup : XXXX. Et c'est ici qu'intervient l'influence culturelle des religions ou philosophies. Le capitalisme s'inspire de principes protestants. L'éducation et la relations avec les parents : dans Pretty Woman, Richard Gere ne parle plus à son père depuis de nombreuses années.


Culture et nation


Capital culturel


L'éducation 



Notes

[] Cerphi, Recherches et solidarités


[] Richesse et culture, une conversationFrancis Fukuyama : 


Bibliographie

La philanthropie en Amérique, Argent privé, affaires d'Etat, Olivier Zunz, Fayard, 2012

L'art et l'argent, Jean-Pierre Cometti et Nathalie Quintane, Editions Amsterdam, Avril 2017

Sur les traces de Malraux au Cambodge

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Spéculation financière : sur les traces de Malraux au Cambodge

Une ruine financière au Mexique bien étrange

En 1921, alors âgé seulement de 20 ans et tout juste marié à la relativement riche Clara, l'étonnant personnage décide de spéculer avec la fortune de sa femme sur des actions minières au Mexique. Clara le raconte elle-même dans son livre témoignage « Nos vingt ans ». Le mécanisme financier de cette mauvaise affaire est plus simple qu'un CDO mais la ruine est bien réelle.

Difficile d'en savoir plus sur cet étonnant investissement pour un jeune homme de vingt ans. Le Mexique achève une période de révolte de 10 ans (1910-1920) et les tensions entre francs-maçons, membres du gouvernement, et paysans catholiques sont de plus en plus vives et dégénéreront plus tard en guerre des Cristeros. Parallèlement, les tentions sur le marché des devises sont fortes, l'Allemagne devait rembourser ses dettes.


Sauvé par la NRF

Mais revenons à l'Asie. Pour se reconstituer un patrimoine - car ne souhaitant pas travailler - l'iconoclaste Malraux, décide de chercher, pour les revendre, des statues de pierres dans la région des temples d'Angkor au Cambodge. Obtenant un ordre de mission du Ministère des Colonies et bien informé en amateur du musée Guimet, son choix se porte sur le site très particulier de Banteaï-Srei.

Bien avant Lara Croft, incarnée par Angelina Jolie (devenue en 2005 citoyenne cambodgienne,) et dans un style probablement proche d'Indiana Jones, le jeune Malraux parcourait la jungle aux environs de Siam Reap en 1923. Il ne pu le faire que grâce à l'aide de l'Ecole Française d'Extrême Orient. Malheureusement pour lui, bravant l'interdiction du Roi, il fût dénoncé. Plus tard au même endroit, dans années 1970, un célèbre représentant de l'Ecole, François Bizot, y sera victime des Khmers rouges.

Le Cambodge était à l'époque à 4 semaines de bateau depuis la France. On peut dire que la démarche est culottée pour un aussi jeune couple. Comment cette audace va t-elle changer son destin ? Tout simplement par l'échec, l'arrestation puis la prison à Phnom Penh. Malraux n'en sorti rapidement que grâce à un vif soutien depuis Paris. Notamment grâce à la pétition signée par les Gide, Mauriac, Breton, Aragon et Gallimard. Les pierres volées n'ont jamais quittées le Cambodge.

Le retour pour une juste cause

Mais loin d'oublier l'Asie et peut-être pour réparer l'erreur, Malraux s'est lancé, avec peu de succès, dans l'édition d'un journal baptisé "L'Indochine" pour défendre le peuple Vietnamien contre les excès de l'autorité coloniale. Le Film éponyme réalisé par Régis Wargniez en est une bonne illustration.

N'oubliez pas. Le Cambodge est aujourd'hui un pays dont les enfants de moins de 14 ans représentent 33% de la population (âge moyen 21 ans) et les spéculations financières - surtout sur les matières premières alimentaires- de ces derniers temps ne les aident pas beaucoup.

De ce périple, Malraux en a fait un roman dont le titre plait aux socialistes d'aujourd'hui : La Voie Royale.


Ci-dessous : Malraux avec Jacky Kennedy

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