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Mélange de texte et de son avec l'aide de la technologie, le Cinéma se développe surtout à partir de la deuxième moitié du 20ème siècle.

Les images produites par le Cinéma et la Télévision : les images de synthèse ou la fin des moyens humains

Des limites à l'imagination ? Nombreux remakes, Fast & Furious 7

Comment les oeuvres audiovisuelles s'emparent des cerveaux ?

Un accès facile pour tous mais des icones
Capacité à vulgariser et à s'emparer de tous les thèmes (livre de Carlo Strenger)
C'est un peu petit le bug de l'exercice, pas facile de passer du cinéma au sport. Même si l'activité physique remonte à la nuit des temps, les jeux olympiques étant plutôt la célébration des dieux qu'un véritable sport tel que nous le connaissons aujourd'hui, le [sport] moderne s'est développé de manière près parallèle avec le Cinéma.

Tout ça avait pour but d'illustrer le péril du conformisme, et la difficulté de préserver vos convictions, quoi qu'en pense les autres. [...] Nous avons tous besoin d'être accepté, mais soyez persuadé que vos convictions sont uniques, les vôtres, même si on les trouve anormales ou impopulaires, même si le troupeau dit « C'est maaaaaaaaal ». Robert Frost a dit : « Deux routes s'offraient à moi, et là j'ai suivi celle où on n'allait pas, et j'ai compris toute la différence. »

Préambule

Réalisateurs et dessinateurs s'inspirent de l'actualité et de leur vision du monde pour faire des clins d'oeil dans leurs oeuvres. 

Star Trek : le prince Abdallah de Jordanie

Pourquoi le jeune prince de l'un des plus petits pays du Moyen-Orient, allié des Etats-Unis, fait-il une apparition dans la série dans les années 90 ?

La romance américaine du roi Abdallah II commence alors qu'il n'est qu'un enfant. Anglophone avant d'être arabophone, le prince passe une partie de sa scolarité à la Deerfield Academy (sa mère est anglaise), un très prestigieux lycée du Massachusetts. Par la suite, il suivra des cours de relations internationales à l'université Georgetown. Il est, depuis cette époque, un grand fan de Star Trek. 

 Passionné, le roi a annoncé en 2011 la création d'un parc d'attractions dédié à la série de science-fiction. Estimé à 1,5 milliard de dollars, ce paradis du geek de 75 hectares au bord de la mer Rouge, devrait ouvrir ses portes en 2017 selon le journal Le Soir.

Son père avait tenté de s'associer avec Fayçal, dernier roi d'Irak, dont Hergé s'inspira pour son personnage d'Abdallah jeune. Cette association visait à fusionner leurs deux pays : l'Irak et la Jordanie.

Star Trek et Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll

Pourquoi peut-on croiser un Lapin blanc sur une planète visitée par les membres de l'équipage de Star Trek dans la série des années 60 ? (Episode 17 - Shore Leave)
La Lapin, un animal particulier : le / ou l'un des seuls animaux domestiqués en Europe et récemment (Moyen-Age).
La plupart des autres espèces animales ayant été domestiquée au Moyen-Orient bien avant JC au moment de l'émergence des premières civilisations. 

 Le lapin est très probablement d'origine ibérique, mais son histoire et son expansion sont inséparables de la civilisation française : présence dans le sud de la France dès le Mindel‑Riss, utilisation intense au 7e et 8e millénaire avant notre ère, suivie d'une éclipse, pendant laquelle il se cantonne en Espagne et d'où il ne sera tiré que par les Romains. Ensuite, c'est la domestication dans les monastères français du Haut Moyen‑Age qui lui donne son essor définitif tant à l'état sauvage (garennes, introduction dans les pays exotiques) qu'à l'état domestique.

Une matière première au cinéma : le sucre

Adrien Courtois, fonctionnaire des finances, place sur les conseils de Raoul, qui n'est en fait qu'un arnaqueur, toute la fortune de sa femme sur les actions du sucre en bourse. Ruiné, il tente de se suicider. Mais Raoul se prend d'amitié pour lui, le sauve, et décide de l'aider a récupérer sa mise.

Film français réalisé par Jacques Rouffio, sorti en 1978, adaptation du livre éponyme de Georges Conchon.

Le film relate une affaire d'escroquerie, sur la base de la bulle spéculative sur le prix du sucre de 1974. Jean Carmet y incarne un petit épargnant (Adrien Courtois) qui y perd tout l'héritage de sa femme. Adrien Courtois, fonctionnaire des finances, place sur les conseils de Raoul (Gérard Depardieu), qui n'est en fait qu'un arnaqueur, toute la fortune de sa femme sur les actions du sucre en bourse. Ruiné, il tente de se suicider. Mais Raoul se prend d'amitié pour lui, le sauve, et décide de l'aider a récupérer sa mise.

Autour de ce couple gravitent des personnages savoureux : Karbaoui (Roger Hanin), l'homme d'affaires pied-noir exubérant et magouilleur ; Grézillo (Michel Piccoli), patron de l'industrie sucrière (cf expérience à l'île de la Réunion) assez mégalomane, une pharmacienne de province, madame Courtois, d'abord austère et introvertie puis qui « explose » avec l'arrivée de la fortune.

Fédération du commerce

Depuis plusieurs années, la Fédération faisait pression sur le Sénat pour établir un monopole commercial.

La liberté d’entreprise étant une des principales lignes de la constitution de la République, le Chancelier Valorum refusa.

Dans l’ombre, la Fédération agissait en fait sous l’emprise du Seigneur Noir des Sith Dark Sidious qui utilisait l’ennemi de la Fédération, le Front Nebula pour provoquer un conflit afin de relancer le débat sur le monopole au Sénat dans le seul but final de s’emparer du pouvoir.

En -33, c'est-à-dire dans l’année précédant les événements de Naboo, le Sénateur Palpatine recommanda au Chancelier de créer une conférence commerciale au lieu d’une commission.

Celle-ci devait se passer sur la planète Eriadu et réunir les membres remarquables du Sénat, de l’Ordre Jedi et du Directoire de la Fédération, qui était alors composé du Vice-roi Nute Gunray, représentant les Neimoidiens, de quatre humains (deux représentants de Kuat, les autres représentant les mondes de Balmorra et de Filve), d’un Gran et d’un Sullustain.

Dark Sidious demanda à un agent double du Front Nebula de déclencher un capteur qui équipait des droïdes de combat modifiés afin qu’ils assassinent leurs maîtres ne laissant qu’un seul survivant qui devint le vice-Roi : Nute Gunray. Celui-ci remplaça les membres du Directoire par des Neimodiens qui n’étaient que des marionnettes, le laissant seul vrai dirigeant de la Fédération.

Une histoire de complot sanglant pour prendre le contrôle de la Fédération du Commerce

La Fédération du Commerce, toujours sous la sombre emprise de Dark Sidious, profita de la loi sur la taxation des routes commerciales pour imposer un blocus à la planète Naboo puis l’envahit. Provoquant d’importants remous au sénat, Lott Dod, le sénateur de la Fédération, s’arrangea pour enliser l’administration dans les procédures le temps que Nute Gunray et son conseiller Rune Haako obtiennent une signature au traité d'exclusivité des droits commerciaux de la part de la Reine Amidala souveraine des Naboo.

Secrètement, le Chancelier Suprême Valorum envoya tout de même deux ambassadeurs Jedi afin de trouver un compromis pacifique. Sur les recommandations de Sidious, Nute Gunray ordonna à ses droïdes de tuer les Jedi, mais ceux-ci purent s’enfuir sur la planète pendant le débarquement des forces d’invasion.

Les armées droïdes eurent rapidement raison du peu de force militaire Naboo et capturèrent la Reine, mais celle-ci réussit à s’enfuir et à forcer le blocus avec l’aide des deux Jedi. Une fois arrivée à Coruscant, elle se présenta devant le Sénat, mes ses accusations furent démentis vigoureusement par Lott Dod qui proposa la création d’une commission d’enquête pour étudier le problème, proposition soutenue par la délégation Gran de Malastar. Remarquant que le Chancelier Suprême ne comprenait pas l’importance de la crise, Amidala déposa une motion de censure à son encontre satisfaisant au mieux la Fédération du Commerce qui semblait oubliée pour un temps.

Sachant que le temps était compté, Padmé Amidala retourna sur Naboo donnant rendez-vous aux forces de la Fédération pour une bataille ultime. Cette bataille était en fait une diversion où, pendant que l’armée Gungan se battait contre l’armée droïde, les Naboo dirigés par la Reine en personne s’infiltraient dans le Palais pour capturer le Vice-Roi. Dark Sidious, Nute Gunray et ses forces tombèrent dans le piège en envoyant tous leurs droïdes dans la bataille laissant le palais sans grande défense ce qui permit à la Reine Amidala de remporter son objectif. Les chasseurs N-1 envoyés pour détruire le vaisseau amiral droïde qui contrôlait les unités de la Fédération du Commerce réussirent leur mission offrant la victoire aux Gungans. C’est ainsi que Nute Gunray et Rune Haako furent conduits devant la justice sous l’impulsion du Sénateur Palpatine récemment promu Chancelier Suprême. Le Sénat vota la démilitarisation de la Fédération même si Dark Sidious, alias le Chancelier Suprême, lui laissa secrètement quelques forces.

Tony Blair le menteur


Les accusations à l'encontre de Tony Blair au sujet de la Guerre du Golfe ont été examinées par une commission britannique. Après sept années d'enquête, la mort d’un de ses membres, des centaines d’auditions, la commission Chilcot, du nom de son rapporteur Sir John Chilcot, un haut fonctionnaire en retraite, a finalement rendu son rapport sur l’engagement du pays dans la guerre d’Irak et l'implication du premier ministre. Ce dernier, juge-t-il en effet, est le principal responsable d’un désastre qui a provoqué la mort de 179 soldats britanniques, d’au moins 125 000 Irakiens, la plupart des civils, et abouti à la situation inextricable d’un pays aujourd’hui divisé et en plein guerre civile avec l’État islamique.

Un film de Roman Polanski, Gosh Writer mettait en avant l'implication de M. Blair dans cette guerre et pointait le rôle de sa femme qui aurait été "tamponnée" par la CIA. The Ghost Writer est un film franco-germano-britannique réalisé par Roman Polanski, sorti en 2010. C'est l'adaptation du roman L'Homme de l'ombre de Robert Harris.

La postproduction du film a été marquée par l'arrestation à Zurich de Roman Polanski le 27 septembre 2009, rattrapé par une affaire de mœurs remontant à 1978 (détournement sexuel sur mineure de 13 ans) alors qu'il ne se passait rien pour lui au niveau judiciaire depuis des dizaines d'années. Il est libéré par les autorités suisses le 12 juillet 2010....Les Etats-Unis n'étaient pas vraiement ravis de cette publicité.

Extrait de Ghost Writer

Tintin & les arabes

Tintin présente l'avantage de donner une vision du monde à ses lecteurs petits et grands. Cette vision était celle d'Hergé, issu d'un milieu traditionnaliste catholique, devenu humaniste et en quête de spiritualité. Indisociable de son contexte (époque du colonialisme), l'oeuvre du belge contient des éléments "racistes" en particulier vis à vis des africains et des pays arabes. Hergé se documentait avec un certain talent mais Internet n'existait pas à son époque.

Sur la question "arabe", un ouvrage propose de faire le tri entre les maladresses d'Hergé (cf. dessin ci-contre) et éléments véritablement racistes présents dans ses albums. Le monde arabe dans les albums de Tintin par Louis Blin aux éditions L'Harmattan.

Curieusement, Tintin visitera plusieurs fois l'Arabie Saoudite qui n'est pas citée directement. Hergé semblait présentir l'importance future de ce pays, non pas tellement sur les questions religieuses, mais à propose des enjeux du Pétrole (Tintin au Pays de l'Or Noir). Si Hergé s'est beaucoup intéressé aux philosophies asiatiques (en particulier Taoïsme), il ne semble pas porter d'intérêt particulier à l'Islam.

On ne peut que regretter l'absence d'un Tintin depuis les années 80. Il faudrait "inventer" une saga, accessible à tous pour donner une vision utile des pays et civilisations du monde. Dans un autre registre, Malko Linge va aussi manquer. Il est surprenant qu'aucun héro "intelligent" n'apparaissent. 

Lawrence avait comme Hergé une origine familiale confuse , une incertitude sur son identité qui le poussa à la chercher en Orient 

Interstellar

Interstellar, ou Interstellaire au Québec,  les québecois défendent mieux le français que les Français eux mêmes, est un film de science-fiction britannico-américain produit, écrit et réalisé par Christopher Nolan, et sorti le 5 novembre 2014. Il met en scène Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine, Casey Affleck avec une apparition de Matt Damon en méchant.

Alors que la Terre se meurt (polution, air irrespirable), une équipe d'astronautes franchit un "trou de ver" apparu près de Saturne conduisant à une autre galaxie, cela dans le but d'explorer un nouveau système stellaire et l'espoir de trouver une nouvelle planète habitable par l'humanité afin de sauver cette dernière.

Le film est basé sur les travaux du physicien américain Kip Thorne, qui a assuré une vraisemblance scientifique lors de l'écriture du scénario et de la modélisation des effets spéciaux.

Christopher Nolan a avoué avoir réalisé ce film dans le but de rendre hommage aux films de science-fiction qu'il regardait quand il était petit. C'est pourquoi le film possède des similitudes scénaristiques et esthétiques avec des films tels que 2001, l'Odyssée de l'espace,Star Wars, ou Solaris.

Le Dust Bowl (« Bassin de poussière ») est une série de tempêtes de poussières, véritable catastrophe écologique qui a touché, pendant près d'une décennie, la région des Grandes Plaines aux États-Unis et au Canada dans les années 1930. John Steinbeck, dans son roman Les Raisins de la colère, décrit cette période de l'histoire américaine. La Route 66 y est The Mother Road (la « route-mère »), car toutes les routes secondaires débouchaient sur elle.

Un film touchant dans lequel un père accepte d'abandonner sa fille pour un voyage sans retour afin de tenter de sauver l'humanité. Il la recroisera, à son retour, des décennies après, elle devenue grand-mère alors que lui, son père, n'a pas vieilli en raison de son voyage dans l'espace. Le tout dans une ambiance musicale envoutante et stressante. Et quelques larmes ;-(.

Martin Caidin

Auteur du roman "Cyborg" (ayant inspiré la série américaine, L'Homme qui valait trois milliards), cet ancien pilote d'essai, relativement méconnu est pourtant un personnage intéressant.
Naissance : 1927
Enfance difficle et malheureuse mais une rencontre changera sa vie : l'astronome Carl Sagan.
Il devient pilote d'essai à 28 ans.
Ecriture dès l'âge de 23 ans.
Premier succès : Marooned publié en français par Stock sour le tirre SOS Mercury VII.

Battlestar Galactica, apologie du dessein intelligent ?

Galactica



(Pour quelques aspects scientifiques, voir le blog darwin, pour les fans qui ne veulent pas être “spoilés”, arrêtez tout de suite la lecture !)

La fin de la série américaine la plus populaire du moment se termine sur une note scientifico-spirituelle assez gonflée. A n’en pas douter, les fans vont adorer détester la fin de la série (cela commence d’ailleurs déjà en commentaires du blog seriestv par exemple) !

Récapitulons le message sous-tendant la fin de Battlestar Galactica : on découvre que les “visions” des différents personnages au cours des saisons, que la petite musique accompagnant les cylons finaux, que le personnage de Starbuck elle même seraient en réalité la manifestation d’une “force” spirituelle qui finit par accompagner les membres de la flotte sur (notre) Terre il y a 150 000 ans, sur laquelle les hommes découvrent … d’autres hommes, partageant le même code génétique. Comme le dit Baltar, la probabilité de trouver sur une autre planète d’autres hommes est relativement infime, et l’ensemble serait la preuve de l’existence de … Dieu. La flotte fait alors le choix d’abandonner la technologie et de se mêler à ces hommes, et nous autres descendrions tous d’Hera, l’hybride humain-cylon.

Les réactions des fans sont assez intéressantes de ce point de vue (voir notamment les réactions sur ce billet de galactica sitrep). Une partie des fans acceptent cette fin sans broncher, rappelant qu’elle est en réalité dans la droite ligne du reste de la série : les “anges” sont là depuis le premier épisode de la série, le personnage de Starbuck est définitivement christique, … et y voient une résonance avec leurs propres croyances. Notons d’ailleurs combien le polythéisme semble être populaire de nos jours …

Un deuxième ensemble de fans rejette violemment la fin de la série. Dieu leur semble être un Deus ex machina au sens propre; il reprochent aux créateurs de ne pas avoir donné de réponses claires à certaines questions laissées en suspens et d’avoir cédé à la facilité en invoquant une puissance supérieure. Peut-on discuter des voies du Seigneur ? Leur réaction est en somme exactement la réaction des scientifiques face au dessein intelligent, cette même frustration face au choeur des partisans béats se satisfaisant des réponses toutes faites et des explications surnaturelles.

Enfin, un troisième ensemble de fans va plus loin et interprète la fin de la série à sa façon. La série propose depuis le début une vision cyclique du monde, où tout est arrivé auparavant et où tout se reproduira encore… S’appuyant sur cette vision cyclique, ces fans tentent de proposer des explications rationnelles, cohérentes avec cette vision du monde. Les “anges” ? Des manifestations robotiques sur-évoluées des cycles précédents. Le Dieu éventuel ? Une manifestation parmi d’autres, ayant le leadership, tout comme Cavil a le leadership des cylons. Un fan rappelle par exemple que les cylons robotiques considèrent les hybrides comme des Dieux dans Razor. Un autre explique que les coloniaux débarquant avec leurs vaisseaux spatiaux sur une Terre à l’âge de pierre passeraient aussi pour des Dieux. On peut bien sûr broder et trouver des explications à l’infini. Ce qui me frappe finalement est de voir comment l’opinion sur la fin de la série se structure exactement comme dans le débat sur le dessein intelligent, et probablement pour les mêmes raisons profondes !

En réalité, et contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, BSG a l’intelligence (consensuelle) de laisser la porte relativement ouverte, en ne montrant aucun Dieu à longue barbe blanche, en restant au stade des suggestions. Pour cette raison je pense que BSG ne fait pas l’apologie de l’Intelligent Design. On peut même penser que le discours de Baltar lors de la prise en otage d’Hera est une forme d’assimilation de Dieu à la Nature elle-même, par delà le bien et le mal comme il le dit, et qui laisse à chacun son libre-arbitre. J’ajoute que pour ma part, je trouve cette fin très loin d’être optimiste : certes, les coloniaux arrivent sur une jolie Terre pleine de verdure, mais font le choix de retourner à l’état de nature, signifiant par là la fin de leur civilisation. Certains personnages principaux choisissent l’ermitage d’une vie en dehors de la société, ce qui constitue en quelque sorte un rejet non seulement de la civilisation, mais quelque part de l’humanité même. D’une certaine façon, ils décident donc de se soumettre totalement aux forces de la Nature, qui reste pour moi le Dieu véritable de BSG …

par Roud le Lundi, mars 23rd, 2009 at 12:08 dans BSG. suivre ce blog par le flux RSS 2.0 Both comments and pings are currently closed

Un jour sans fin

Ce film, basé sur un postulat simple, ouvre la réflexion à plusieurs niveaux. Tout d'abord l'épanouissement personnel, montrant qu'un homme cynique et imbu de sa personne peut devenir un héros local si les circonstances le lui permettent. Ensuite une réflexion philosophique sur le quotidien, car la routine et la répétitivité sont à plusieurs reprises suggérées dans le film. Enfin, le héros est amené à progresser humainement tout au long du film en découvrant que chaque personne, même la plus anonyme, a son identité, son histoire et sa raison d'être, ce qui l'amène à considérer l'autre, et à l'apprécier pour ce qu'il est, différemment de son premier regard. Le film ouvre ainsi une réflexion profonde sur la considération des « autres », la tolérance, l'égoïsme et les préjugés. Le tout situé dans un contexte irréel truffé de drôleries et d'allusions. C'est un film à considérer au second degré si l'on souhaite en percevoir la pleine portée.

En tant que tel, le film est devenu un favori de certaines personnalités bouddhistes, parce qu'ils voient ses thèmes d'altruisme et de renaissance comme un reflet des messages de leur spiritualité.

On peut également rapprocher le thème du film du concept nietzschéen d'éternel retour, rapporté à l'échelle d'une journée. Pour Nietzsche, tout individu doit chercher à mener son existence de façon à vouloir la revivre à l'identique et dans les moindres détails une infinité de fois, si cela était possible[réf. nécessaire]. Il s'agit d'une véritable épreuve, à laquelle Phil Connors échoue dans un premier temps. Le salut n'apparaît que lorsque le héros a pris conscience que la journée qu'il a passée pourrait enfin être vécue indéfiniment sans que cela constitue une malédiction, mais au contraire une forme de bonheur suprême.

Aux États-Unis et, dans une moindre mesure, dans d'autres pays anglophones, l'expression « Groundhog Day » (jour de la marmotte) est entrée dans l'usage commun comme une référence à une situation désagréable qui se répète sans cesse.

Le film a en outre fait l'objet de plusieurs études scientifiques dans des domaines divers15.

Les sequels ou la fin du Cinéma

A force de tirer sur la corde, elle casse. Le terme "sequel" désigne aux Etats-Unis la suite d'une saga. Si l'on parle d'un film dont l'action se déroule avant la saga, il faut dire "prequel". Et bien après plusieurs round de sequels, l'été 2017 montre des signes de fléchissement. Les Transformers et autres Pirates des Caraïbes s'usent. Fast&Furious en est au 8ème film. Bref les films vont finir par rejoindre les séries...et Hollywood n'invente plus comme avant et des sites critiques montent en puissance comme Rotten Tomatoes, plateforme de critique montée en 1998

Cette usure est-elle aussi celle du consommateur américain ? Il déserte de plus en plus les centres commerciaux puisque la nouvelle génération s'habitue au commerce électronique y compris pour l'image (Amazon HBO, Netflix). D'où de sérieuses remises en question chez les propriétaires d'immobiliers commercial. Comment les remplir ? Mettre des centres sportifs ? des commerces éphémères ?. Tendance à suivre pour les prochaines années en Europe. Amazon vient d'investir dans un réseau de magasins physiques.

2016 : 11,4 milliards de dollars de recettes pour le cinéma américain. Record historique.



Il Postino

CINEMA. FILM ITALIEN AU SUCCÈS SURPRENANT, «LE FACTEUR» PREND LE TEMPS D'INSTALLER UNE HISTOIRE ­ LA RENCONTRE D'UN JEUNE HOMME PAUVRE ET D'UN POÈTE DOPÉE PAR MASSIMO TROISI, MORT APRÈS LE TOURNAGE. LE FACTEUR SONNE UNE DERNIÈRE FOIS. LE FACTEUR (IL POSTINO), DE MICHAEL RADFORD, AVEC MASSIMO TROISI, PHILIPPE NOIRET, MARIA GRAZIA CUCINOTTA; DURÉE: 1 H 40.
Par Robert Maggiori
— 27 avril 1996 à 03:28
Quel que soit l'accueil qu'il recevra en France, le Facteur est

déjà, de toute façon, un film-événement. D'abord parce qu'il est irradié par la présence de Massimo Troisi. Ensuite parce qu'il grossit cette catégorie de films «comiques» (ceux de Roberto Benigni, de Carlo Venzina ou de Carlo Verdone) qui sont comme les vitamines, ou les perfusions, du cinéma italien. Enfin parce que saint Janvier, patron de Naples, a bien voulu, pour lui, accomplir un de ses plus beaux miracles: un «petit film» à l'italienne, réalisé par un Britannique (Michael Radford), avec un Philippe Noiret en Pablo Neruda, une actrice encore inconnue (Maria Grazia Cucinotta), et un acteur inexportable (Troisi), qui devient un immense succès populaire aux Etats-Unis et se voit nommé pour l'oscar du meilleur film.

Le tournage de Il Postino s'est achevé le 3 juin 1994. Massimo Troisi est mort le 4 juin, d'un accident cardiaque lié à une malformation congénitale. L'émotion, en Italie, a été considérable, et s'est naturellement reportée sur le film, qui laisse voir sur fond noir un «Adieu Massimo» au moment où Mario, le facteur, succombe à une charge de police lors d'une manifestation du PCI. Il Postino devient le succès de l'année 1995: tout le monde y voit une façon de dire adieu à Massimo, de lui faire des funérailles nationales.

La critique «cultivée», du coup, évite d'assassiner le film, et fait seulement la fine bouche. L'aventure américaine est née aussi d'un hommage posthume à Troisi. Ce qui s'est passé ensuite relève plus de la sociologie que de la cinéphilie: un article enthousiaste de Stanley Kauffman dans New Republic, l'infatuation des intellectuels new-yorkais, les bruits sur le cult movie, le bouche à oreille, les débats à la radio, les talk-shows, et la présentation, par Miramax, dans... 260 salles, ce qui «n'a jamais été fait aux Etats-Unis pour un film étranger non-doublé».

D'un tel engouement, on a donné toutes les raisons. Quelque chose de l'inconscient collectif a dû être satisfait par la vision de la «petite Italie» sortie de la guerre, toute en mer et soleil, pain, amour, peperoni et misère. Quelque chose, dans la mémoire cinématographique, a dû évoquer, sinon les fantômes de Rossellini ou de De Sica, du moins le Nuovo Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore. Mais sans doute les miracles ne s'expliquent pas ainsi.

Pablo Neruda est exilé sur une petite île du sud de l'Italie. Pour Mario, qui ne se résout pas à une vie de pêcheur ­ il habite avec son père, qui a les mains mangées par le sel et qui jamais ne dit mot ­ c'est une aubaine. Puisqu'il sait lire et écrire, en mouillant son crayon, il pourra prendre la place de facteur, et, en bicyclette, apporter au poète son courrier. Mario deviendra l'ami du «camarade poète», voudra être lui aussi un camarade et un poète, voudra appprendre à faire des métaphores, à enchanter par ses vers imités la belle et ténébreuse Beatriz (attention à la tante cependant: «Il a déshonoré ma nièce, il a déshonoré ma nièce, il lui a fait des métaphores!»).

Mais Neruda partira. Mario lui enverra l'enregistrement des bruits de l'île, des vagues contre les falaises, du vent dans les genêts, des filets qu'on tire de l'eau, attendra tous les jours un mot, un signe... Des années après, le poète reviendra, mais ne retrouvera que Beatriz et son fils Pablito.

Ce qui fait le film pourtant, ce n'est pas l'histoire, ni une performance du réalisateur: c'est Massimo Troisi. En Italie, Troisi est adulé, comme le fils de Toto ou le frère napolitain d'Alberto Sordi et de Roberto Benigni. Toute sa force comique ­ c'est pour cela qu'on le pensait inexportable tient au strict et savoureux dialecte napolitain qu'il utilise, au point que certains de ses films ­ Scusate il ritardo, Ricomincio da tre ou Non ci resta che piangere, avec Benigni ­ pourraient n'être qu'entendus. Or, jouant Mario le facteur, il atteint une universalité comparable à celle d'un Pierrot ou d'un Polichinelle.

Italo Calvino a consacré ses Leçons américaines à l'analyse de la légèreté, de la pesanteur, de la vitesse... Ici, c'est de lenteur qu'il s'agit: Il Postino est un film sur un temps que rien ne vient «compresser», un temps vidé de tous ses «temps forts», expurgé de toute surprise, toute violence, toute haine, toute excitation, toute précipitation, un temps «détendu» dans lequel un sourire, un bavardage, une promenade, un repas, la lecture d'une lettre, prennent le temps de «se faire événement».

Même s'il n'était pas un bon film, Il Postino serait assurément un film bon, parce qu'au lieu de concentrer l'émotion dans la colère, l'exaltation ou le désespoir, il la ralentit, la distille dans la timidité, l'hésitation, la gentillesse, la mélancolie. Et, de tout cela, Massimo Troisi est la «métaphore». Le récit est bâti sur une rencontre, celle d'un jeune homme pauvre et inculte avec un autre monde, moderne, civilisé, cultivé, et un autre univers, l'univers poétique: c'eût été une fable pour enfants si par son jeu, tout en esquives, en esquisses, en audaces retenues, en silences, en bégaiements, en phrases inachevées, Massimo Troisi, timide et lunaire, ne l'avait ralentie, diffractée, pacifiée, transformée en processus moléculaire, de longue durée, événement central où viennent converger les petits et grands moments d'une vie entière.

On a dit que le succès de Il Postino viendrait de ce qu'il est au cinéma actuel, de bruits et de fureur, ce que le repos est à la fatigue. Ce n'est pas tout à fait vrai: le film n'est pas la marque d'un retour au «bons sentiments» mais une injonction à ralentir gestes et paroles ­ pour mieux voir, mieux sentir, mieux entendre, les sonorités d'un poème comme les senteurs d'une cuisine ou le bruit de la mer.

Le Président d'Henri Verneuil

Le Président est un film français réalisé par Henri Verneuil, sorti en 1961, adapté du roman éponyme de Georges Simenon. Dans la scène ci-dessous, Jean Gabin (ancien Président du Conseil) dénonce l'assemblée comme un ensemble de syndicats d'intérêts (grands industriels, "les deux cents familles"). On retrouve la problématique de "l'armurier pacifiste" encore d'actualité.

Une époque brouillonne

Le Président est l'un des rares films de politique-fiction du cinéma français ; il est, d'autre part, le seul film du cinéma français évoquant une éventuelle naissance des États-Unis d'Europe, projet défendu par le charismatique Beaufort et combattu par son ancien chef de cabinet, Chalamont.

Bien qu'imaginaire, l'intrigue est directement inspirée des combinaisons parlementaires et l'instabilité ministérielle des IIIe et IVe Républiques.

À bien des égards, Émile Beaufort, qui est un concentré des présidents du Conseil des IIIe et IVe Républiques, rappelle, tant par sa fougue que par son bagout, Georges Clemenceau, et Aristide Briand par ses opinions pacifistes et son idéologie sociale.

Le film de Verneuil ne se termine pas de la même manière que l'œuvre originale de Georges Simenon.

Le réalisateur, Henri Verneuil, a déclaré s'être inspiré des graves conflits politiques de la IVe République pour s'inspirer de la chute des gouvernements qui succédèrent au ministère Beaufort.

Le personnage du Premier ministre britannique, Sir Merryl Lloyd, semble se rapprocher du conservateur Harold Macmillan, qui dirigea lui-même le gouvernement britannique.

L'hôtel du Châtelet, dans lequel siège de nos jours le ministère du Travail, est utilisé, dans ce film, pour figurer l'hôtel de Matignon, la résidence du chef du gouvernement, dans lequel travailla le président Beaufort lorsqu'il présidait le Conseil des ministres.

Jean Gabin prononce un long monologue de dénonciation, qui fait référence sans les nommer aux « Deux cents familles », lors de la scène de son discours à la Chambre des députés.

Dans le film sont évoqués bien des lieux républicains comme le palais de l'Élysée, l'hôtel Matignon ou le palais Bourbon. D'autre part, outre la monarque du Royaume-Uni évoquée dans l'entretien de Beaufort de Lloyd, est également cité le nom du président Gaston Doumergue, que semble avoir côtoyé Beaufort, qui se vante d'avoir, en sa compagnie, fréquenté des maisons closes.

Léon Zitrone et Claude Darget, journalistes vedettes de l'époque, jouent leur propre rôle dans une scène du journal télévisé.

Une des répliques du film pourrait avoir été inspirée de cette réplique de Georges Clemenceau disant à son petit-fils au cours d'une discussion qu'il connaissait des magistrats intègres en France : « J'ai vu aussi des poissons volants ». Cette réplique a lieu au cours du monologue (1 h 9 min après le début du film). Un député, Jussieu (joué par Louis Arbessier) proteste contre les accusations calomnieuses du président contre les élus du peuple et demande qu’elles ne soient pas publiées au Journal Officiel. Beaufort, qui attendait cette protestation, ne s’étonne pas qu’elle vienne de lui qui, bien qu’élu sur une liste de gauche, ne soutient que des projets de lois d’inspirations patronales. Jussieu lui fait remarquer qu’il y a des patrons de gauche. Beaufort lui réplique : « Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre »

Cinéma américain: le Hollywood des années 70

Lucas Spielberg Coppola Scorsese

Le nouvel Hollywood les années 70 : de gauche à droite, Scorsese, Spielberg, Coppola et Lucas.

4 hommes assez proches dont la carrière a décolé pendant les années 70 à Hollywood.

Lucas né en 1944 / accident presque mortel en 1962 en autobianchi bianchhina, famille luthérienne
Spielberg né en 1946 (descendant d'émigrés juifs)
Scorsese né en 1942  d'origine sicilienne
Coppola né en 1939 d'origine italienne (Bassilicate)
7 ans d'écart max entre eux Coppola et Spielberg

Le père de Steven Spielberg,  Arnold Spielberg est le créateur de l'ordinateur GE-225 pour General Electric en 1959 sur lequel les étudiants et chercheurs de l’université de Dartmouth créeront la première version de BASIC, langage de programmation qui a permis à toute une génération de Bill Gates (Microsoft) à Steve Jobs (Apple) d'initier la révolution de l'informatique personnelle. 

La Guerre des Étoiles,  Indiana Jones pour Lucas
Taxi driver ou étonnamment Kundun sur le dalai lama pour Scorsese
Le Parrain et Appocalypse Now pour Coppola
Rencontre du 3ème type pour Spielberg (avec Truffaut)

Tous : génération Guerre du Viêt Nam

Leurs acteurs préférés :
Niro né en 1943 de père irlandais italien catho
Paccino né en 1940 de Corleone par sa mère
Nicholson né en 37 (ne connaît pas son père et a appris en 1974 que ses parents étaient en fait ses grands parents et sa sœur , sa mère)
Ford né en 1942

Coppola a aidé Lucas a sortir American Graffiti en 72 avec Ford
Pouvoir des réalisateurs à Hollywood dans les années 70 au max vis à vis des studios
Porte parole était Andrew Sarris dans les colonnes du Village Voice
Apport des émigrés européens (italiens et juifs-polonais ou ukrainiens)  à NY et aux États-Unis


CINEMA


Notes


Bibliographie

Le Nouvel Hollywood, Peter Biskind & Alexandra Peyre, Editions Le Cherche Midi, 2002

Sur Houellebecq, Martin Scorsese, Paul Thomas Anderson, Wes craven
Allons-nous renoncer à la liberté, Carlo Strenger, Editions Belfond 2018

Jack Valenti

Cercle des poêtes disparus (1989)

On retiendra du film réalisé par Peter Weir, la fameuse scène, avec la larme à l'oeuil, pendant laquelle les élèves montent les uns après les autres sur les tables pour soutenir leur professeur face à la direction du collège qui lui demande de partir. 

Afin d'illustrer le péril du conformisme et la difficulté de préserver ses convictions, le professeur John Keating, interprété par Robin Williams, cite à ses élèves des vers du poème The Road Not Taken de Robert Frost : 

« Deux routes s'offraient à moi, et là j'ai suivi celle où on n'allait pas, et j'ai compris toute la différence ».

Mais la phrase culte du film sera : "Ô Capitaine, mon capitaine" tirée du poème de Walt Whitman.  Il fut composé en hommage au président des États-Unis Abraham Lincoln, assassiné le 14 avril 1865. Le poème parut la même année dans un appendice à la dernière version de Feuilles d'herbe (Leaves of Grass).


Ô Capitaine ! mon Capitaine ! fini notre effrayant voyage,
Le bateau a tous écueils franchis, le prix que nous quêtions est gagné,
Proche est le port, j'entends les cloches, tout le monde qui exulte,
En suivant des yeux la ferme carène, l'audacieux et farouche navire ;

Mais ô cœur ! cœur ! cœur !
Oh ! les gouttes rouges qui lentement tombent
Sur le pont où gît mon Capitaine,
Étendu mort et glacé.

Ô Capitaine ! mon Capitaine ! lève-toi et entends les cloches !
Lève-toi – c'est pour toi le drapeau hissé – pour toi le clairon vibrant,
Pour toi bouquets et couronnes enrubannés – pour toi les rives noires de monde,
Toi qu'appelle leur masse mouvante aux faces ardentes tournées vers toi ;

Tiens, Capitaine ! père chéri !
Je passe mon bras sous ta tête !
C'est quelque rêve que sur le pont,
Tu es étendu mort et glacé.

Mon Capitaine ne répond pas, pâles et immobiles sont ses lèvres,
Mon père ne sent pas mon bras, il n'a ni pulsation ni vouloir,
Le bateau sain et sauf est à l'ancre, sa traversée conclue et finie,
De l'effrayant voyage le bateau rentre vainqueur, but gagné ;

Ô rives, Exultez, et sonnez, ô cloches !
Mais moi d'un pas accablé,
Je foule le pont où gît mon Capitaine,
Étendu mort et glacé.


Sit down !

Selon allocine.com

Une scène culte et terriblement émouvante qui aurait pu ne pas s'achever tout à fait de cette manière. Rappelons que Peter Weir a tourné le film dans l'ordre chronologique afin que la relation entre Keating et ses élèves naisse de manière naturelle. Dans cette même veine, le réalisateur voulait que sa fin touche autant le public que ses acteurs. C'est ainsi qu'il a fait résonner sur le plateau la musique du film Mission d'Ennio Morricone, afin, encore une fois, de créer l'émotion chez ses acteurs. Un pari amplement gagné puisque, comme nous l'a confié Hawke, "il y avait une atmosphère très chargée sur le plateau (...) Il y avait beaucoup d'émotion dans l'air. Robin a lancé sa réplique "Merci Messieurs"... Et il s'est mis à pleurer, les larmes coulaient sur son visage ! Je me souviens avoir été abasourdi. "

Mais, pour Peter Weir, Keating ne devait pas pleurer devant ses élèves à ce moment précis. A cet instant épique du film, il se devait de rester fort pour ses élèves. Et c'est bel et bien cette prise, avec un Robin Williams, touché, les yeux brillants, mais toute en retenue, qui a, justement, été retenue...




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