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Du passé, il demeure des ruines d'anciennes civilisations : pyramides en Egypte, vestiges romains autour de la méditerranée et en Europe. Des temples étonnants à Angor mais finalement a assez peu de choses en Asie où l'on construisait en bois. Les constructions existantes sont donc toutes d'origine récente. Quelques siècles tout au plus.
 
L'architecture traditionnelle existe toujours  : cases de couleurs dans les caraïbes, maisons en bois aux Etats-Unis, maisons à colombage en Normandie. L'architecture moderne s'inspire de toutes tendances comme le néohaussmannien, utilisation du verre, mais finalement le grattes ciels finissent par se ressembler de Shangaï à New York en passant par Ankara ou Dubaï.

Si l'architecture présente les caractéristiques d'un facteur culturel, elle joue un rôle dans l'économie : l'immobilier et la construction mais aussi les infrastructures qui vont avec et leurs effets sur le volet écologique.

Du passé, il reste donc des pierres, mais aussi ce qui a pu être reproduit sur quelquechose : des [peintures], de livres et des partitions de musique.

Ostinato Rigore

Préambule

Au vingtième siècle une classification se stabilise avec un nombre de 9 Arts dont l'Architecture ressort comme 1er Art. 

1er art : l’architecture
2e art : la sculpture ;
3e art : les « arts visuels », qui regroupent la peinture et le dessin ;
4e art : la musique ;
5e art : la littérature, qui regroupe la poésie, les romans et tout ce qui se rattache à l'écriture;
6e art : les « arts de la scène », qui regroupent la danse, le théâtre, le mime et le cirque
7e art : le cinéma (dans lequel on inclut de manière générale le long métrage, le moyen métrage et le court métrage mais aussi d'autres œuvres audiovisuelles comme les séries télévisées et téléfilms dont les exigences dans la mise en scène et le scénario se rapprochent de celles du cinéma au sens strict) ;
8e art : les « arts médiatiques », qui regroupent la radio, la télévision et la photographie ;
9e art : la bande dessinée, le manga et le comics.

Au début du xixe siècle, adoptant cette manière philosophique dans ses cours d’esthétique donnés entre 1818 et 1829, Hegel distingue cinq arts. Il les classe en fonction de deux critères : l’expressivité et la matérialité. Ainsi il organise une double échelle allant de l'art le moins expressif mais plus matériel à l'art le plus expressif mais le moins matériel. Cela donne :
-l’architecture 
-la sculpture
-la peinture 
-la musique 
-la poésie.
« Ces cinq arts forment le système déterminé et organisé des arts réels. En dehors d’eux, il existe, sans doute, encore d’autres arts, l’art des jardins, etc. Mais nous ne pourrons en parler que d’une manière occasionnelle. »


Pourquoi les style néo haussmanien ne marche pas en France ?

Exemples de réalisations à l'étranger. Est-ce un scénario pour le Grand Paris ? 

Style Néo haussmanien bueno aires

CHATEAU PUERTO MADEIRO RESIDENCE ; 156 m, 48 étages, 2009 BUENO AIRES Architecte Lucien Lagrange

Style néo Haussmanien chicago

840 NORTH LAKE SHORE DRIVE, Chicago, Etats-Unis, 100 m, 27 étages, 2004


Style néo Haussmanien (Bueno Aires)

CHATEAU LIBERTADOR RESIDENCE, Buenos Aires, Argentine, 133 m, 40 étages, 2009

Style neo Haussmanien (Ho Chi Minh City)

THE MANOR TOWER, Ho Chi Minh City, Vietnam, 103 m, 30 étages, 2006,

Lucien Lagrange

Né à Montlhéry en 1940, Lucien Lagrange s’inscrivit aux cours du soir de la McGill University de Montréal en 1966 pour devenir architecte. Il découvrit alors l'enseignement de l'architecte anglais Peter Collins - qui avait travaillé chez Auguste Perret - et celui de l'architecte hongrois Norbert Schoenaeur. Dès 1968, le jeune architecte français rencontre Bruce Graham et SOM, dont il deviendra partenaire-associé.
En 1978, Lucien Lagrange s'installe à Chicago et y ouvre son agence en 1985 en réalisant son premier projet, un centre commercial sur Michigan Avenue (l’équivalent des Champs-Elysées parisiens).
En juin 2009, soit un an avant que son agence ne mette la clé sous la porte, l’architecte comptait pas moins de dix-sept réalisations à Chicago, dont la plupart dans le centre-ville et pas moins de cinq sur la seule Michigan avenue. Il avait, selon les critiques, dont les plus dubitatifs, redéfini quasiment à lui seul l'architecture résidentielle de la ville, en optant en faveur d’un style 'Second Empire'.

Un projet de Lucien Lagrange

Article du Courrier de l'Architecte 2012


Dubaï : Address Dowtown Dubaï

Tour de 306 mètres située en face de la tour Burj Khalifa.

Elle abrite un hôtel de 196 chambres ainsi que 626 appartements.

Inauguration en 2008.

Architecte : Atkins (Royaume-Unis.


Dubaï

Piscine de 1000 mètres carrés.

L'hôtel est bordé par le lac artificiel de Burj Khalifa (une piscine) et à coté du centre commercial The Dubaï Mail.

L'hôtel a été développé et est détenu par le groupe immobilier des Emirats Arabes Unis Emaar. 

Norvège : architecture et religion

Finalisé en 2014, il s'agit d'un projet complexe car cette église devra avoir d'autres fonctions importantes.

En plus de celle religieuse : servir de lieu pour les événements culturels d'art et de musique, pour les activité destinées aux enfants ou pour les réunions de la collectivité.

L'édifice s'insère dans le paysage et dans la vegetation grâce à la couverture composée de plans inclinés qui culmine dans le clôcher a l'ouest.


Les fenêtres asymetriques des façades permettent à l'interieur de beneficier de la lumiere naturelle et offrent des points de vue privilegies sur le paysage environnant.

Le parcours/ promenade qui relie le site au centre de Knarvik débute sur la place commune a l'église et au parking.

Architecte : Reiulf Ramstad Architects

Paris 2050 par l'architecte Vincent Callebaud

De la choucroute...Et en hiver ?

Les camps de réfugiés de guerre ou climatique

Ci-dessus le plus grand camp de réfugiés au monde construit en Jordanie (Azraq a ouvert en 2014 et dispose  d'une capacité de 130 000 personnes). C'est l'équivalent de la 5ème ville du pays dirigé par le Roi Abdallah.

Un réfugié – au sens de la Convention du 24 juillet 1951 relative au statut des réfugiés – est une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel elle a sa résidence habituelle ; qui craint avec raison d’être persécutée du fait de sa « race », de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, et qui ne peut ou ne veut se réclamer de la protection de ce pays ou y retourner en raison de la dite crainte.

Les personnes essayant d'obtenir le statut de réfugié sont appelées demandeurs d'asile. Le fait d'accueillir de telles personnes est appelé asile politique. Les demandes d'asile faites dans les pays industrialisés se fondent le plus souvent sur des critères et des motifs politiques et religieux.

Le droit des réfugiés est la branche du droit international qui traite les droits et la protection des réfugiés.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR ou HCR dans l'espace francophone) a pour but de défendre les droits et la sécurité des réfugiés. Cette organisation onusienne estime que fin 2006, il y avait 8 661 994 réfugiés dans le monde.

Construction de barres surdimensionnées dans le Missouri (pruitt Igoe)

La ville de Saint-Louis, installée au bord du fleuve, a connu une croissance de population importante depuis sa fondation, mais était limitée pour son évolution par ses limites administratives. Peu d'aménagements ont été réalisés pendant l'entre-deux-guerres, et il fut donc décidé en 1949, (loi sur le logement dans le cadre du Fair Deal du président Harry Truman) de réhabiliter totalement certains quartiers en y construisant des cités destinées à des immeubles de logements sociaux.

Dès 1950, Saint-Louis reçoit une aide fédérale pour bâtir 5 800 logements. La première cité (704 logements dans 12 immeubles) fut Cochran Gardens, en 1953, destinée aux résidents blancs en situation financière difficile. Elle fut suivie par Pruitt-Igoe, Darst-Webbe et Vaughan. Pruitt-Igoe était construite pour des locataires jeunes de la classe moyenne, les Blancs et les Noirs étant installés dans des immeubles séparés. La ségrégation dans le logement social n'a été abolie qu'en 1956 dans l'État du Missouri.

Architecte japonais - années 50


En 1950 la ville de Saint-Louis confie à la société « Leinweber, Yamasaki & Hellmuth » la construction de la cité de Pruitt-Igoe. Le nom de cette cité est un hommage à un pilote de chasse afro-américain de la Seconde Guerre mondiale originaire de la ville, Wendell O. Pruitt, et à William L. Igoe, ancien élu du Congrès.

Dès le départ, la cité était divisée en deux : Pruitt pour les locataires noirs, et Igoe pour les Blancs. La cité était délimitée par la Cass Avenue au nord, North Jefferson Avenue à l'ouest, Carr Street au sud, et North 20th Street à l'est, sur le terrain d'un ancien ghetto noir appelé « De Soto-Carr ».

Le projet est confié à l'architecte Minoru Yamasaki, dont c'était la première grande mission. Il propose d'abord des aménagements d'immeubles de différentes tailles, mais les contraintes budgétaires lui imposent une construction uniforme de 33 immeubles de onze étages, sur un terrain de 23 hectares.

En 1951, la revue Architectural Forum décerne au projet le prix du « meilleur logement », « (the best high apartment) » de l'année. En effet, Yamasaki s'était inspiré de certains principes de Le Corbusier et du Congrès international d'architecture moderne. Les immeubles étaient construits en réservant les premiers niveaux à des espaces communs. Des rangées d'arbres devaient être plantées le long de chaque immeuble, développant le concept de l'urbaniste américainHarland Bartholomew. En fait, il fallut des pétitions de locataires pour installer des jeux pour enfants, et les places de parking ou les aires de jeux sont toujours restés insuffisants.

Les logements étaient de petite taille, avec des petites cuisines, mal ventilés. Les ascenseurs fonctionnaient en « Skip-stop » en ne s'arrêtant qu'aux premier, quatrième, septième et dixième étage, imposant aux locataires d'utiliser les escaliers pour les niveaux intermédiaires. Les étages desservis par ascenseur comportaient des couloirs larges, des buanderies communes et des vide-ordures, selon le principe des rues intérieures de le Corbusier. En fait, ces étages, mal éclairés, sont vite devenus le repaire de voyous.

Malgré les restrictions financières sur le projet, la construction de Pruitt-Igoe a coûté 36 millions de dollars, au-dessus de la moyenne pour des logements sociaux.

Pruitt-Igoe a été immédiatement le symbole du renouveau du logement social et devint la référence pour des projets immobiliers dans l'ensemble des États-Unis, malgré la médiocre qualité de la réalisation finale.

Pruitt Igoe : détérioration dès 1956, destruction 1976

En 1956, la loi sur la ségrégation dans les logements fut abolie dans le Missouri, et en moins de deux ans, la plupart des locataires blancs ont quitté la cité.

Beaucoup de logements étaient vacants (entre 30 et 40 % selon les sources). En moins de dix ans, la cité pouvait être considérée comme abandonnée et dangereuse, au vu des détériorations qu'elle avait subies. En 1971, Pruitt-Igoe ne comptait plus que 600 habitants dans 17 immeubles. Les 16 autres étaient fermés définitivement. À la même période, le village de Carr, un quartier pavillonnaire voisin, restait entièrement habité et calme.

En 1968, le Département fédéral du logement a commencé à proposer aux locataires de quitter la cité.

En décembre 1971, la décision est prise de démolir deux immeubles de Pruitt-Igoe. Les autorités pensaient que la réduction progressive du nombre d'immeubles pouvait améliorer la situation. Pruitt-Igoe avait déjà coûté 57 millions de dollars... Plusieurs scénarios de réhabilitation ont aussi été proposés, comme celui de réduire la hauteur des immeubles à quatre étages seulement.

Le premier immeuble a été démoli le 16 mars 1972 à 15 heures ; le deuxième le 22 avril 1972. Le 15 juillet, les deux immeubles étaient rasés. Pendant que les autorités réfléchissaient à des plans de réhabilitation, la cité continuait à agoniser. La cité fut entièrement rasée en 1976. La date de la démolition du complexe a été immortalisée par Charles Jencks comme la "mort de l'architecture moderne" dans son ouvrage intitulé "Le langage de l'architecture post-moderne", paru en 1977.

Actuellement, le quartier héberge différents établissement scolaires, au milieu d'un parc (le parc DeSoto). Les quartiers alentour sont constitués de zones pavillonnaires.

Cet exemple n'a pas empêché la France de construire des centaines de barres au milieu des années 70 à contre courant d'autres pays européens. 


Projet Analemma

Chancellerie du premier ministre allemand à Berlin

Les Allemands ont doté leur premier ministre d'un lieu de travail moderne et adapté pour le management. Photo prise lors d'un séjour à Berlin en août 2004.

Paris à bonne hauteur - pub DS Citröen avec vue sur Saint-Augustin

Tour en plein milieu du Jutland - 2019

GRATTE-CIEL. Le groupe de distribution de prêt-à-porter danois, Bestseller, a pour objectif de construire son nouveau siège social dans sa ville d'origine, Brende, bourgade de 7.000 habitants située au milieu du Danemark. Particularité du projet, la tour en question serait la plus haute d'Europe, culminant à 320 mètres.Dans le centre du Danemark, la petite ville de Brende, 7.000 habitants, sera le théâtre du projet fou du milliardaire Anders Holch Povlsen. Le pd-g de Bestseller, entreprise de distribution de prêt-à-porter danoise, souhaite construire le nouveau siège social de sa société dans sa ville d'origine. En soit, rien d'étonnant, sauf que la tour en question serait la plus haute d'Europe, atteignant les 320 mètres, dépassant les 310 mètres de la tour The Shard, à Londres. Ce genre de gratte-ciel rural s'est déjà vu au Japon, précise The Guardian, avec la Sky Tower 41 de Kaminoyama, livrée en 1999. MAis cette dernière ne culmine qu'à 134 mètres. Du côté de la municipalité, le projet est bien accueilli. Il a reçu l'aval du conseil municipal au mois de mars 2019, indiquant que le groupe contribuera à l'attractivité de la région. "Nous considérons le projet de construction dans son ensemble comme un investissement à Brende, et le gratte-ciel sera une icône. Ce sera un point de repère qui placera la ville sur la carte", explique le responsable du projet, Anders Krogh. En effet, la paysage est si plat aux alentours que la tour se verrait à 60 kilomètres à la ronde. Cependant, Anders Krogh précise que le projet n'a pas encore de date arrêtée et qu'il ne démarra pas avant "des années". D'autres projets du même genre ne s'étaient jamais concrétisés, comme la Femme de Vals, une étonnante tour alpine de 380 mètres prévue en Suisse en 2015. En revanche, la tour d'essai de l'ascensoriste ThyssenKrupp à Rottweil (Allemagne) qui dépasse les 260 mètres de hauteur, existe bel et bien

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Notes


Bibliographie

Utopies et utopistes, Thierry Paquot, La Découvete 2018

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